BENI: ADF, désormais un Khalifa de l’Etat islamique en Afrique Centrale

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Au lendemain du rapport du département d’Etat des USA et des sanctions contre les djihadistes de l’Est de la RDC,  la Fondation Bridge way, une organisation philanthropique du Groupe Bridge way, spécialisé dans le stockage ; en collaboration avec la George Washington University des Etats Unis d’Amérique vient de mettre à nue dans un autre rapport, exclusivement la source des financements  de la campagne djihadiste qui a désormais un nom dans la guerre de l’ « Allied Democratic Forces », un mouvement Rebelle Ougandais installé à l’Est du Congo depuis 1994.

Selon ce rapport présenté à la presse de Goma, Capitale touristique de la RDC, jeudi 11 mars 2021 par un expert de la fondation, l’ADF est désormais un Khalifa du Groupe Etat Islamique à partir de 2014. Pour ce rapport soutenu par plus de 47 interviews réalisées par des journalistes d’investigation avec toutes les sources confondues, les preuves sont désormais indéniables que c’est le groupe Etat Islamique qui finance cette campagne qui a couté jusque-là la vie à plus de 5.000 civils tués à l’arme blanche.

L’organisation présente un certain MOUSSA SEKA BALUKU : sujet Ougandais, beau-fils de l’ancien Chairman de l’ADF, Djamil MUKULU et fervent jeune djihadiste qui a combattu dans le Groupe du Mozambique et de la République Centre Afrique comme actuel numéro un de ce Khalifa de l’Etat Islamique de l’Afrique Centrale

« Après l’arrestation de Djamil MUKULU par Kampala en 2014, son numéro deux, à bout des moyens, MOUSSA BALUKU a saisi l’occasion pour prêter allégeance à l’Etat Islamique. Nous avons intercepté des appels téléphoniques à partir de l’Ouganda entre MUKULU et SEKA BALUKU ; le premier demandait à son adjoint chargé de discipline et questions religieuses et beau-fils de ne pas se rallier au groupe terroriste… de résister au manque des moyens. Bien au contraire, MOUSSA SEKA BALUKU, qui est devenu numéro Un de l’ADF après que MUKULU a été arrêté a, non seulement radicalisé le groupe, il a aussi exécuté tous les membres de son Khalifa  qui ne se sont pas radicalisés: son épouse, sa belle-mère et son beau-frère » renseigne l’expert de Bridge Way foundation qui présente les résultats de 5 ans d’investigation sur les questions y afférentes. A l’en croire, entre 2015 et 2016 le Khalifa sous l’égide de MOUSSA SEKA BALUKU a commencé à faire des sorties sporadiques des massacres dans la région de Beni ; ce qui correspond à la flambée des tueries constatée par la société civile.

L’expert ajoute que jusque-là, la Bridge WAY foundation  a réussi à découvrir, avec des preuves grâce à sa technologie que certains services secrets des Etats de la sous-région ont du mal à avoir, qu’il a existé trois réseaux de transit des financements venant du groupe Etat Islamique en faveur du Khalifa de la région de Beni :

« Les premières transactions sont d’abord passées par un certain Walid zeik,  sujet kenyan qui a son père en Syrie qui se faisait livrer les moyens à partir de l’Ouganda à travers des camionneurs. A son tour Walid transférait cet argent vers la RDC soit par Western Unions soit par d’autres entreprises bancaires avant que le Kenya ne l’appréhende et que le trésor américain de fasse tomber sur lui des lourdes sanctions. Le deuxième réseau passait par un certain Youssouf Mahnouk sujet syrien et cousin d’un membre du Groupe Etat Islamique qui  envoyait en Ouganda l’argent à Djamil MULONGE avant d’être arrêté en 2018. L’actuelle transaction passe par l’Afrique du Sud où un certain Shatif el Abdi, enverrait encore de nos jours des moyens à deux sujets du pays de Cyrille RAMAPHOSA qui font parvenir au Khalifa de l’Afrique centrale. Nous avons des preuves que les transactions se poursuivent. Nos investigations se poursuivent pour demasquer les bras long dans cette affaire»  a rassuré l’expert.

De nos Jours, le Khalifa de l’Etat Islamique en Afrique Centrale utilise le gros de ses moyens pour le recrutement des combattants. Ce recrutement se fait souvent sur base de ruse, dit le rapport qui souligne que la majorité des combattants de ce Khalifa est composé des sujets étrangers, notamment des citoyens de l’Afrique du sud, de la london cellule, de l’Ouganda, du Rwanda, de la Somalie du Mozambique… La Bridge WAY Foundation nie une quelconque implication des autorités Etatiques, encore moins celle de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC (MANUSCO) qui souffrent le même martyre djihadiste que des milliers des citoyens de la région depuis 2014

Il affirme l’existence des cellules en gestation de ce Khalifa d’Afrique Centrale notamment dans la province Congolaise de Tanganyika, à Uvira et baraka dans la province du Sud-Kivu mais également des cellules dormantes à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu ;  dans la province de l’Ituri,  et de début d’un commerce sur le lac Albert à Kasenyi dans la partie Est de la RDC ;

Importée en République Démocratique du Congo depuis la crise Ougandaise des années 90 contre le Régime Yoweri KAGUTA MUSEVENI, la guérilla de l’ADF fait objet de nombreuses enquêtes après le du rapport du Département d’Etat Américain qui reconnait la de nos jours comme étant une branche du mouvement islamiste en connivence avec le DAHESH ; Washington vient d’ailleurs d’émettre de graves sanctions contre ses présumés animateurs et complices

Flavien MUHIMA