Beni/Chefferie de Bashu: La société Civile dénonce les tracasseries et perceptions illégales des taxes par les éléments FARDC

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La tracasserie militaire FARDC caractérisée par la perception d’argent et vivres continue à s’observer ces jours dans la chefferie de Bashu/territoire de Béni, a fait savoir à Kivu Nyota ce jeudi 25 novembre 2020, Moïse Kiputulu nouveau président de la société civile locale.

Celui-ci fait cet alerte après l’entretien qu’il a eu avec le commandant du secteur opérationnel Sokola1/Grand Nord dont la promesse “de mettre ses troupes en ordre dans le 72 heures”, serait déjà expirée.

Disons que la chefferie de Bashu est contrôlée par deux régiments notamment le 3310ème basé à Butembo et le 2102 basé dans le Graben de Isale Bulambo.

D’après Moïse KIPUTULU, certains éléments FARDC incontrôlés continuent avec les tracasseries sur plusieurs axes routiers de la chefferie de Bashu en percevant 500 fc à chaque moto et véhicule pour obtenir libre passage pendant les heures vespérales. les conducteurs de véhicules transportant les bois des chauffages, sables , mosellans et autres vivres, poursuit-il dans son témoignage, payent obligatoirement 1500 Fc pour libre passage vers le centre d’évacuation.

Cette perception illégale est régulière malgré les dénonciations remontées auprès des autorités locales et militaires , confirme Moïse Kiputulu.

“À Kitakati juste à côté de la position FARDC du 3310, les usagers sont obligés de payer 500 fc à partir de 16 heures et 1500 fc pour les gros véhicules vespérales sur le tronçon Kitakandi-Vuhovi-Kavasewa et Kitakandi-Butungera. ces éléments FARDC disent obéir aux ordres de leur hierarchie militaire FARDC pour avoir de l’argent communément appelé “Rapport ou Mbongo ya café”, rencherit le président de la société civile de Bashu.

“Face à cette situation la société civile en chefferie de Bashu recommande à la justice militaire d’ouvrir les enquêtes pour arrêté les auteurs et les complices qui ternissent l’image des FARDC, et à renforcer la sensibilisation de leurs troupes sur le respect des droits humains afin maintenir la confiance de la population” conclut-il.

Ricardo Olenga