Revue « Soleil de nos vies » : un 9ᵉ numéro consacré à l’éveil des consciences face à l’urgence écologique

Le neuvième numéro de « Soleil de nos vies », revue bimestrielle rédigée en grande partie par de jeunes de Goma, Butembo, Beni et de plusieurs autres coins de la République démocratique du Congo et du monde, est désormais disponible sur KivuNyota.

« Écologie intégrale : prendre soin de la création », tel est le thème de ce nouveau numéro qui invite le lecteur à poser un regard différent sur la création, à en contempler la beauté, mais surtout à prendre conscience de la responsabilité qui nous incombe de la protéger et d’en prendre soin.

Découvrez l’intégralité de ce neuvième numéro sur KivuNyota et laissez-vous interpeller par cet appel à prendre soin de la création.

La publication en ligne de cette édition de la revue « SOLEIL DE NOS VIES » est le fruit d’une collaboration entre KIVUNYOTA et SOLEIL DE NOS VIES, avec pour objectif de rendre accessibles au grand public des contenus qui favorisent la réflexion, l’éducation et le partage des valeurs.

Pour toute information complémentaire, proposition de partenariat ou demande relative à cette publication, n’hésitez pas à nous contacter :

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Éducation en zones des conflits: Yekol Connect lance une solution numérique pour maintenir l’apprentissage malgré les déplacements

Yekol Connect a procédé vendredi 28 aout 2026 au lancement officiel de sa solution technologique destinée à assurer la continuité de l’apprentissage à distance dans les territoires confrontés aux situations de guerre et aux déplacements des populations.

Organisée dans les enceintes du bureau de Yekol Connect à Goma, l’activité a réuni plusieurs professionnels des médias, des acteurs du secteur éducatif, notamment des enseignants et des inspecteurs, ainsi que différents représentants du corps scientifique.

À travers cette initiative, Yekol Connect entend promouvoir l’inclusion sociale et l’accès à l’éducation à distance, particulièrement en faveur des enfants vivant dans des zones où les conditions sécuritaires ne permettent plus un accès régulier à l’école.

Selon Sonny Mufuni, facilitateur du projet, Yekol Connect vise notamment à contribuer à la réduction de l’analphabétisme et à éviter les ruptures dans le parcours scolaire des enfants affectés par les situations d’urgence.

« Chaque enfant doit avoir la possibilité de poursuivre son cursus scolaire sans interruption, malgré les difficultés liées à la situation de son milieu », a expliqué le facilitateur.

La plateforme Yekol Connect s’adresse principalement à trois catégories d’utilisateurs : les enseignants, les parents et les apprenants ou élèves. Elle doit permettre aux enseignants de poursuivre l’accompagnement pédagogique, aux parents de suivre l’évolution scolaire de leurs enfants et aux apprenants d’accéder aux contenus éducatifs à distance.

Pour bénéficier de cette solution, l’élève devra toutefois disposer d’un smartphone ou d’un téléphone compatible, afin de pouvoir se connecter et accéder aux informations et contenus pédagogiques disponibles sur la plateforme.

Les participants ont salué cette initiative, estimant qu’elle constitue une réponse importante aux difficultés rencontrées par les enfants vivant dans les zones touchées par les conflits. Ils ont également apprécié la volonté de Yekol Connect de mettre la technologie au service des populations les plus vulnérables, afin de leur permettre de poursuivre leur éducation dans des conditions aussi proches que possible de celles des autres enfants.

À travers ce projet, Yekol Connect ambitionne ainsi de contribuer à une éducation plus inclusive, accessible et résiliente, en utilisant les outils numériques pour maintenir le lien entre l’élève, l’enseignant et sa famille, même lorsque les circonstances empêchent la fréquentation normale des établissements scolaires.

La Rédaction

Goma: l’IST-UHTGL clôture l’année académique 2025-2026 et colle des grades à 158 lauréats

L’Institut Supérieur des Techniques de l’Université des Hautes Technologies des Grands Lacs (IST-UHTGL) a procédé à la clôture de l’année académique 2025-2026, au cours d’une cérémonie couplée à la collation des grades académiques de 158 lauréats et lauréates ayant achevé leur parcours dans différents domaines de formation.

Les lauréats sont issus de plusieurs domaines, notamment les Sciences de l’homme et de la société, les Sciences économiques et de gestion, les Sciences agronomiques et environnementales, le Bâtiment et les travaux publics, les Sciences juridiques, politiques et administratives, les Sciences psychologiques et de l’éducation, les Sciences de l’information et de la communication, l’Architecture, les Sciences de la santé, les Sciences appliquées, le Génie civil, les Sciences commerciales et financières ainsi que l’Informatique de gestion.

Prenant la parole, le Président du Conseil d’administration de l’Université des Hautes Technologies des Grands Lacs (UHTGL), le Chefs de Travaux Kazungu Sebihogo Christophe, a commencé par rendre grâce à Dieu Tout-Puissant pour l’année académique écoulée et pour son accompagnement durant tout le parcours.

Il a ensuite adressé ses félicitations aux lauréats et lauréates, saluant les efforts qu’ils ont fournis pour arriver au terme de leur formation. Il a également exprimé sa reconnaissance aux parents, qui, malgré les difficultés rencontrées au cours de cette année, ont consenti d’importants sacrifices afin de permettre à leurs enfants de poursuivre et d’achever leurs études.

Le Président du Conseil d’administration a également remercié le corps enseignant, pour son engagement dans la formation et l’encadrement des étudiants, ainsi que les représentants des étudiants pour leur accompagnement et leur collaboration au cours de l’année académique.

Dans son intervention, CT. Kazungu Sebihogo Christophe s’est également adressé aux nouveaux élèves finalistes ayant obtenu leur diplôme d’État. Il les a encouragés à rejoindre l’UHTGL pour poursuivre leurs études supérieures, en leur assurant qu’ils ne seront pas déçus du choix de cette institution.

À travers ce message, l’UHTGL entend poursuivre son engagement dans la formation des jeunes dans plusieurs domaines afin de leur permettre d’acquérir des connaissances et des compétences nécessaires à leur avenir professionnel.

L’Université des Hautes Technologies des Grands Lacs (UHTGL) est située dans la commune de Karisimbi, à proximité du bâtiment de l’INPP, où elle poursuit ses activités de formation universitaire.

La Rédaction

Goma: l’Université catholique la Sapientia déverse sur le marché de l’emploi 426 lauréats, issus de 8 filières

 L’Université Catholique La Sapientia (UCS) a clôturé solennellement l’année académique 2025-2026 par une cérémonie de collation des grades en l’honneur des 426 lauréats de Licence et de Master issus de plusieurs facultés, notamment la Médecine, la Santé publique, l’Économie, l’Agronomie, la Psychologie, les Sciences de l’éducation et de la communication, ainsi que les Technologies.

Les activités ont débuté par une célébration eucharistique présidée par Son Excellence Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, Évêque du diocèse de Goma, Grand Chancelier et Président de l’Université Catholique La Sapientia, entouré d’une vingtaine de prêtres.

Dans son homélie, Monseigneur Willy Ngumbi s’est inspiré de la mémoire liturgique de saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus. Il a rappelé que ce grand saint était passionné par la lecture, la recherche du savoir et la science. Il a invité les étudiants à suivre son exemple en plaçant Dieu au centre de leur vie, convaincus que la quête de la connaissance et de l’excellence trouve son véritable sens lorsqu’elle est guidée par la foi et les valeurs chrétiennes.

Au nom des étudiants, le représentant des lauréats a exprimé sa profonde gratitude envers les enseignants, les autorités académiques et l’ensemble du personnel de l’université pour leur accompagnement et leur engagement tout au long de l’année académique.

Prenant la parole, le Recteur de l’Université Catholique La Sapientia, Monseigneur Henri Chiza, Vicaire général, a remercié chaleureusement le Grand Chancelier pour son accompagnement constant et son soutien indéfectible au développement de l’université. Il a également rendu un vibrant hommage aux parents des lauréats, qui, malgré un contexte économique particulièrement difficile marqué notamment par les perturbations des services bancaires et de l’aéroport, ont consenti d’importants sacrifices afin d’assurer la formation de leurs enfants. Il a enfin salué le dévouement du corps enseignant pour la qualité de l’encadrement offert aux étudiants.

Invité à cette cérémonie, le Coordonnateur de l’AFC/M23, M. Corneille Nangaa, a adressé ses félicitations aux nouveaux diplômés. Il les a encouragés à demeurer fidèles aux valeurs et à l’éducation reçues à l’Université Catholique La Sapientia, afin de devenir des professionnels compétents et des citoyens engagés au service du développement de la République démocratique du Congo. Il a également salué les efforts du corps enseignant pour la qualité de la formation dispensée.

En clôturant la cérémonie, Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele a félicité les lauréats, les enseignants ainsi que les parents pour leur contribution au succès de cette année académique. Il a profité de cette occasion pour inviter les familles à continuer de faire confiance à l’Université Catholique La Sapientia pour la formation de leurs enfants, affirmant que l’institution poursuit sa mission d’offrir un enseignement de qualité fondé sur les valeurs humaines, scientifiques et chrétiennes.

La Rédaction

ESU: l’IFED-Goma tient une conférence scientifique avec ses étudiants autour de l’impact de la corruption sur le développement sociétal

Comptée parmi les rares institutions supérieures et universitaires de la région à organiser les études en développement proprement-dites, l’Institut Facultaire d’Études de Développement (IFED-Goma) a choisi ce moment d’échanges ce jeudi 19 décembre avec ses étudiants et d’autres citoyens congolais pour les conscientiser sur les méfaits de la corruption « au sein de notre communauté ».

Tenue dans l’une des salles du campus de l’IFED à Kyeshero, cette conférence scientifique a connu pour orateur Maître Dunia Byavulwa innocent juriste de formation, travailleur humanitaire et de développement spécialisé dans la Gouvernance,
Communication pour la Paix et Gestion des conflits dans la région de Grands lacs Africains.

Dans son intervention, faisant une analyse systémique de la corruption, celui-ci est d’abord revenu sur ses causes fondamentales évoquant notamment la pauvreté, la modicité des salaires, l’impunité des agents , enrichissement facile, la complicité de la hiérarchie, le désir de vivre au-dessus de ses moyens, la moralité douteuse, la polygamie, la réponse aux besoins, la recherche de l’aisance matérielle, allégeances familiale etc.

« La corruption est systémique », a-t-il démontré, soulignant qu’il faut l’éveil de conscience au niveau individuel, provincial que national pour l’éradiquer.

« Il ne faut pas chercher à résoudre les questions de développement par des solutions partielles.Il faut une étude systémique dans différents domaines des vies publiques et il faut obtenir des mécanismes clairs pour pouvoir briser la banalisation » a déclaré Maître Dunia.

Celui-ci loue l’initiative de l’IFED-Goma d’organiser une conférence sur cette thématique car, selon lui, « Certes on peut avoir des Cours et tribunaux,des institutions pour pouvoir décourager et réprimer les actes de corruption mais après, il faut que les mentalités changent. Et des conférences comme celles-ci font partie des cadres favorables pour éveiller la conscience la communauté ».

Présent à cette activité le recteur de l’IFED n’a pas manqué de placer un mot autour des objectifs poursuivis par son institution qui s’est donnée pour vision de former la jeunesse sur les questions de développement et celles liées à l’environnement.
Johnny Bwenda Katoho affirme que
toutes les batteries sont déjà en marche au sein de cette jeune institution supérieure et universitaire qui n’a qu’une année d’existence, mais elle offre déjà de nombreux avantages aux jeunes qui s’y font inscrire.

« La vie universitaire englobe plusieurs éléments notamment les enseignements, la recherche, l’animation. Nous avons nos apprenants de notre propre manière.Nous avons commencé par le BAC 1 pour que nous puissions former notre noyau capable de défendre cette République en amenant le changement et le développement. C’est ici l’occasion d’informer tous les parents de Goma et d’ailleurs qu’il y a une nouvelle institution dans la ville, l’unique institution qui organise les études de développement proprement-dites à Goma. Pour la première promotion, nous avons donné des facilités aux parents d’inscrire leurs enfants et de payer leurs frais académiques à des prix réduits » fait-il savoir.

Et d’ajouter : « Comme notre aspiration consiste à outiller les étudiants qui peuvent travailler au sein des Organisations Humanitaires nationales qu’internationales, nous occupons nos apprenants avec deux langues, entre-autres le Français ainsi qu’une formation gratuite de 6 mois en Anglais vers la dernière année. Lors de la collation, nous leur livrons un diplôme de licence et un diplôme de compétence communicationnelle en anglais. »conclut-il.

Il faut dire que plusieurs filières sont organisées à L’IFED-Goma notamment les Études des Sciences Sociales, Développement,les Études Agronomiques,les Communications Numériques etc.

Lee Sadiki Kajibwami

RDC : Déjà un mois sans reprise des cours dans plusieurs écoles publiques

2 septembre 2024 -2 octobre 2024, cela fait exactement un mois entier depuis l’ouverture officielle de l’année scolaire 2024-2025 par le Gouvernement Congolais.
Depuis le jour de la rentrée des classes, constate la Rédaction de KivuNyota, plusieurs écoles publiques à Goma n’ont toujours pas ouvert leurs portes à des milliers d’enfants qui y sont inscrits.

À l’origine de cette situation, la grève sèche décidée par de nombreux syndicats des enseignants qui ne jurent que par l’amélioration de leurs conditions salariales pour reprendre la craie.

La situation préoccupe au plus haut point nombreux parents de ces écoliers, d’après leurs révélations à la rédaction de KivuNyota.

Si certains ont déjà décidé carrément d’aller faire inscrire leurs enfants dans les écoles privées; d’autres, par manque de moyens, préfèrent rester patients, espérant que le Gouvernement finira par répondre aux desideratas des enseignants.

« Beaucoup de parents dans mon entourage ont déjà fait inscrire leurs enfants dans des écoles privées. Si j’avais suffisamment de moyens, j’aurais déjà fait la même chose. C’est quand-même inquiétant que les enfants restent à la maison pendant un mois sans étudier pendant que leurs collègues étudient » regrette une parent à Goma, détenant quatre enfants dans une école publique de la place.

Une autre catégorie de parents a déjà occupé les enfants par des activités de commerce en attendant la reprise des cours, ont révélé ces derniers.

« Je vends des bananes dans les rues de la ville. C’est ma maman qui avait décidé ainsi pour me permettre d’apporter quelque chose qui peut aider la famille, en attendant que les cours reprennent. J’aurais dû être à l’école en ce moment mais ce n’est pas possible puisque les cours n’ont toujours pas encore commencé dans notre école » révèle Elisha, écolier en 5ème année primaire dans une école publique de la place.

Quid des pourparlers entre enseignants et Gouvernement?

Aucune avancée significative n’a été observée jusqu’à ce jour dans ce dossier, a indiqué, il y a trois jours dans une déclaration, la Synergie des Syndicats des Enseignants de la République Démocratique du Congo (RDC); dénonçant l’inaction du gouvernement face aux revendications des enseignants.

Dans ce document, les syndicats tels que SYNECAT, CCT, FA, COFEVID, SYPEPCO et SYADEC expriment leur mécontentement face au silence du parlement congolais, qui, en tant qu’autorité budgétaire, n’a pas encore statué sur le salaire minimum de 500 dollars américains exigé par les enseignants.

Ils mettent aussi en gardent les différents chefs d’établissements qui mettent la pression aux enseignants leur contraignant des travailler dans des conditions précaires.

Pour ces syndicalistes, « le travail d’enseigner nécessite sérénité et conditions adéquates ».

Menaçant de saisir l’UNESCO pour déclarer « blanche » cette année scolaire en cas du prolongement de cette situation, les syndicats des enseignants se fixent rendez-vous le 05 octobre prochain pour un Assemblée générale, en marge de la journée mondiale des enseignants.

Emmanuel Barhebwa