Nord-Kivu/Grogne des habitants autour des frais de participation aux EXETAT: « Seule Kinshasa peut exonérer les finalistes d’ici » (Prisca Luanda)

La conseillère du Gouverneur de province  en matière de L’éducation au Nord-Kivu, est revenue ce lundi 19 février 2024 sur la question des frais de participation aux Examens d’État dont le coût , fixé à 130 000 Francs Congolais (50$) , est largement critiqué par bon nombre d’habitants, en raison de la situation de vulnérabilité dans laquelle se situe la province actuellement

Tout d’abord, Prisca Luanda Kamala a tenu à préciser que ces frais sont fixés en commun accord avec les différents acteurs du secteur de l’éducation pour une meilleure organisation des épreuves.

« Le comité provincial de l’enseignement primaire secondaire et technique au Nord Kivu est chargé de proposer les frais de participation aux épreuves des examens d’État. Les services techniques de ce comité proposent chaque année les frais que le gouverneur doit fixer. Dans ce comité on trouve aussi les parents, les enseignants, la société civile, etc. qui adoptent le montant avant de le proposer au Gouverneur  » a-t-elle précisé.

Consciente de la situation de vulnérabilité dans laquelle se retrouvent nombreux parents d’élèves en cette période d’incertitude liée d’un côté à l’intensification de la guerre dans les différents territoires du Nord-Kivu, et d’autre part aux déplacements massifs des populations ; la conseillère du Gouverneur en matière de L’Éducation a fait savoir qu’au niveau provincial les autorités sont limitées en ce qui concerne l’exonération des finalistes d’une catégorie.

Selon elle, la fixation des frais est faite pour faciliter le fonctionnement et la meilleure tenue des épreuves et « C’est de la compétence du Gouvernement central, qui peut nous donner l’ordre aujourd’hui, de ne pas faire payer ces frais-là « .

« Si le Gouvernement central pouvait exonérer tous les enfants du Nord-Kivu, nous allons accueillir cette décision à bras ouverts parce que nous savons que nous tous nous sommes presque déplacés ; la province du Nord-Kivu est asphyxiée et nous tous nous sommes presque dans la même situation que les déplacés que nous avons reçus » a souligné Mme Prisca Luanda.

Celle-ci a par ailleurs indiqué  que les services techniques de la province en charge de l’éducation, ont été instruits de tout mettre en œuvre pour identifier les finalistes déplacés et les aligner pour les épreuves des Examens d’État de cette année.

Emmanuel Barhebwa

Goma: La recherche scientifique sous le système LMD, au centre des échanges entre étudiants et chercheurs

« les fondamentaux de la recherche scientifique » c’est le thème qui a réuni samedi 04 novembre 2023 les chercheurs, les étudiants et les scientifiques de la ville de Goma pour une journée de réflexion sur l’amélioration de la recherche scientifique sous le système LMD.

Organisée par le club de recherche scientifique CRS, et l’institut supérieur de tourisme ISTou-Goma, la séance a été conduite par le Docteur SERGE KAMBALE, l’un des responsables de ce club.

L’idée de cette journée est d’outiller les étudiants et les scientifiques des techniques et les méthodes de recherche tenant compte du système LMD qui s’installe dans les universités et instituts supérieurs de la RDC, a souligné Serge KAMBALE, appelant son audience à évoluer au rythme de l’évolution du système éducatif au pays.

« Notre enseignement Supérieur et universitaire est en train d’évoluer progressivement dans le système LMD, se système exige aux étudiants, enseignants et ‘ chercheurs d’avoir un niveau élevé en recherche scientifique. Cette dernière est l’une des voies qui mènent à trouver des solutions aux problèmes que nous avons dans notre société. D’où l’université garde une place de choix parmi les organes habilités à résoudre les problèmes  »a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter : «Je crois que c’est très important qu’avec les étudiants et certains et quelques personnels scientifiques nous puissions débattre des fondamentaux de recherche scientifique, afin de voir comment s’adapter à ce nouveau système dont les exigences échappent encore à plusieurs.. »

L’orateur a dévoilé aux participants les soubassements d’une recherche qui part de la question qu’on se pose et des solutions qu’on souhaite apporter.

Celui-ci a appelé les corps scientifiques se trouvant en ville de Goma de former des coccus pour mener des recherches communes afin d’apporter des solutions aux problèmes de la communauté de la ville touristique.

Ajoutons que l’initiateur du Club des Recherches Scientifiques est Monsieur Emmanuel NDIMWIZA, une structure qui existe depuis 2021 et qui poursuit comme objectif de promouvoir la recherche scientifique et la préservation de l’environnement.

Alain Mbusa

ESU-RDC: Le Consortium UNIGOM-UOB-UCG produit quatre nouveaux Professeurs d’universités en Médecine et Santé Publique

La série des soutenances publiques des thèses de ces quatre nouveaux lauréats s’est déroulée à Goma du mercredi 27 au jeudi 28 septembre 2023, en présence d’un jury constitué d’éminents professeurs venus de plusieurs coins de la RDC et d’ailleurs, et du public de la ville touristique. Elle a été sanctionnée par la cérémonie de la collation des grades académiques aux lauréats, présidée par le Professeur Ordinaire Muhindo Mughanda, recteur de l’Université de Goma.

C’est pour la troisième fois depuis l’autorisation de son fonctionnement par le Ministre National de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), S.Exc.Muhindo Nzangi Butondo, que ce consortium, issu de l’association des facultés des médecines de l’université de Goma(UNIGOM), l’Université Officielle de Bukavu(UOB), et Université Catholique Graben de Butembo(UCG); organise pareilles cérémonies à Goma.

Comme aux précédentes expériences, ces activités ont été vécues avec passion et dévouement, concrétisant ainsi ce qui était considéré, il y a quelques années, comme rêves pour certains: « devenir Professeur d’université ».

Les débats scientifiques entre le jury chargé d’évaluer les thèses et les récipiendaires, auxquels a assisté le public local, a prouvé le niveau élevé d’engagement des uns et des autres à promouvoir la santé de la Communauté ainsi qu’à relever le niveau de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en République Démocratique du Congo.

C’est justifie, a expliqué le Professeur Ordinaire Tsongo Kibendelwa Zacharie, coordinateur de ce Consortium; la rigueur que nous mettons en place envers nos thésards.

« Nous insistons sur le sérieux qui doit caractériser la recherche scientifique, en luttant contre le plagianisme dans la rédaction des thèses. D’ailleurs notre comité est au point de mettre en place un logiciel anti-plagia, qui détectera dans chaque travail du candidat, les paragraphes et les textes qui ne lui appartiennent pas… » a-t-il fait savoir.

Il a, par la même occasion, adressé ses sincères remerciements à l’hôpital tertiaire HEAL Africa pour l’appui considérable qu’il accorde à ce programme dans la région de Goma.

Des thèses autour des sujets d’actualités

Le point commun des travaux de quatre lauréats de cette promotion est le fait qu’ils touchent les questions d’actualité et de grand intérêt pour la communauté.

Le Docteur NZALE NZALI NTUMBANZONDO Arnold, désormais agrégé en Enseignement supérieur en Médecine de famille, a traité d’un thème axé sur « la non-adhérence des patients séropositifs au traitement antiretroviral hautement actif », qui interpelle la communauté à prendre au sérieux la question des ARV pour lutter contre le SIDA qui continue à décimer plusieurs populations.

Le Docteur Trésor Kashinde, désormais PhD en Santé Publique, a abordé un thème sur « les facteurs explicatifs de l’endemicité du choléra dans les zones lacustres et riveraines dans la province du Nord-Kivu », thème qui propose des solutions pour éradiquer le choléra dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Le Docteur Chelo Ngadjole Herman, aussi PhD en Santé Publique a traité sur « la prévalence, les facteurs associés, mortalité et contrôle de l’hypertension artérielle à Goma en RDCongo », sujet qui sensibilise sur la lutte et la prévention de l’hypertension artérielle; une tueuse silencieuse dans la région.

Et enfin, le Dr Kavira Malengera Céline, première femme à soutenir sa thèse depuis la création du Consortium, a traité sur « l’influence de l’allaitement maternel et des mauvaises pratiques alimentaires des mamans sur le statut nutritionnel des enfants de zéro à cinq ans dans un milieu rural au Sud-Kivu ».

Tous ces travaux ont été couronnés, après délibération du jury, par des mentions grandes distinctions.

Toutes les batteries du  consortium sont en marche

Du recteur de l’UNIGOM, en passant par l’ensemble des lauréats et le public qui a assisté à ces soutenances de thèses à Goma ; tous ont jeté des fleurs aux animateurs de ce consortium.

Ils louent l’engagement et les efforts fournis par tout le corps professoral constituant ce consortium et grâce auquel la région, jadis  pauvre en professeur d’université, accroît petit à petit le nombre d’enseignants locaux pour  couvrir le besoin au sein des  différentes institutions universitaires de la place.

Les autres sont appelés à emboîter les pas, a souligné le Docteur Kabesha Amani Théophile, Coordinateur adjoint du consortium, qui estime qu’il est grand temps de se libérer et de quitter la logique selon laquelle « les bonnes choses viennent toujours de très loin… »

Celui-ci dit attendre de nouveaux lauréats deux  choses : « Pérenniser les activités du consortium en formant d’autres chercheurs et poursuivre des recherches pour se perfectionner davantage ».

Ayant son siège social à Goma (précisément à l’hôpital tertiaire HEAL Africa), le secrétariat du Consortium Universitaire UNIGOM-UOB-UCG attend encore les candidatures d’autres chercheurs de la région désirant devenir professeur d’université.

Dr. Mumbere Kigayi Jean-Pierre, secrétaire exécutif du consortium universitaire pour le Troisième cycle de ces trois universités, souligne que le bureau est ouvert pour accueillir les candidats éligibles à la spécialisation et à la thèse en médecine et santé publique.

Emmanuel Barhebwa

Nord-Kivu-Éducation : Les rares enfants sinistrés du Nyiragongo qui étudient, n’ont pas de fournitures scolaires

À 10 jours environ, après la rentrée scolaire des élèves et écoliers sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, seuls 57% d’enfants des parents sinistrés de la dernière éruption du volcan Nyiragongo en mai 2021, ont déjà repris le chemin de l’école.

Selon les statistiques fournies par le Programme d’Accompagnement pour la Reintegration des Sinistrés du volcan Nyiragongo (PARIS), ces enfants reprennent cours avec beaucoup de difficultés, dont le manque de fournitures scolaires ou encore avec des tenues/uniformes déchiquetés, pour ne citer que cela parmi tant d’autres soucis…

Rocherrau KIGHOMA, secrétaire exécutif de PARIS, a fait ce constat lors d’une ronde effectuée ce lundi 11 septembre 2023, dans les écoles du Territoire de Nyiragongo qui ont accueilli ces enfants:

« Il y a eu 57% de rentrées scolaire pour nos enfants. Ce qui n’est pas fameux. Lundi dernier nous avons fait la ronde des écoles où étudient certains de nos enfants pour prendre le thermomètre de notre situation et le constat est amer. Ces enfants qui sont rentrés à l’école sont remarquables parmi les autres. Soit ils portent leurs petits cahiers à la main, d’autres portent des vêtements déchiquetés, très maladroits et d’autres encore sont sans souliers » nous a-t-il confié.

Il a poursuivi qu’en termes de fournitures les enfants n’ont que deux ou trois cahiers comme leurs seuls objets classiques, « franchement c’est une situation très complexe et on ne sait pas si ça devrait continuer ainsi pour combien de temps… »

Rocherrau KIGHOMA, dans le l’exercice de ses responsabilités, de veilleur aux sinistrés, plaide auprès du Gouvernement Congolais et ses partenaires humanitaires ou encore aux honorables et à tout sympathisant; de venir en aide à ces enfants dont les parents ne sont pas en mesure de prendre en charge, pour sauver leurs éducation.

Signalons que le programme d’accompagnement pour la réintégration des sinistrés (PARIS) à été lancé deux jours après l’éruption de 2021 par les sinistrés. Il couvre aujourd’hui 17 villages et plus de 429 ménages.

Silva KANDUKI

Masisi: « Go back to School », une campagne pour rappeler les parents à ramener les enfants à l’école

Menée durant  trois jours en territoire de Masisi, cette campagne initiée par l’organisation « Help a child » et la Sous-Division de l’EPST Masisi 1, a pris fin ce lundi 11 septembre 2023.

Organisée en collaboration avec  les organisations  membres du sous-groupe de Travail Éducation Masisi « SGTE » dont Sad-Spin,DIVAS,Humain care,ASOPSI, le Parlement d’enfants etc, et chapeauté  par CEIDEI; cette campagnes vise à mobiliser les parents d’envoyer leurs enfants filles et garçons à l’école sans distinction, mais également les rassurer que les écoles sont prêtes à accueillir les enfants dans un environnement  protecteur et sécurisé dans la zone.

Pour MATADI ZOLA RÉMY Administrateur Assistant du Territoire de Masisi, qui avait donné le go de cette campagne devant les parents d’enfants et les enseignants de la commune de Masisi vendredi dernier, cette initiative pourra apporter des meilleurs  résultats dans cette partie du Nord-Kivu, où le taux d’inscription des élèves est en baisse suite à des multiples aléas.

Prenant la parole, FAIDA NYAMULINDUKA LUC alors sous-Proved de la sous division éducationnelle Masisi 1, appelle les parents de faire inscrire jusqu’au dernier enfant dans les écoles de sa juridiction, et ainsi répondre à l’appel du Chef de l’État.

« Nous saluons fermement la gratuité de l’enseignement de base prônée par le chef de L’État Félix Antoine Tshisekedi sur toute l’étendue de la RDC.C’est pourquoi nous sommes là pour l’accompagner. D’où nous invitons tous les parents à amener leurs enfants à l’école pour assurer leur avenir. L’activité s’est déroulée dans les autres zones éloignées  de Masisi centre comme Buguri, Lushebere, Katale  et Kalinga » a renchéri cette autorité éducative.

Prince Ngamabele coordonnateur en charge de la protection dans l’ONG « Help a child » a, pour sa part, insisté sur la scolarisation des enfants au temps opportun, soulevant le fait que l’instruction d’un enfant est un droit lui garanti non seulement par la Constitution mais aussi les différentes chartes de droits des enfants.

« comme vous le savez, l’éducation c’est une question de droit en accord avec la déclaration universelle de droit de l’homme.
L’article 43 de la constitution stipule que tout individu a droit à l’éducation scolaire et que l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publics ; l’article 44 augmente que l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national qui prône aussi les valeurs  de Help a child pour la réalisation desquelles le Gouvernement a élaboré un programme spécifique
 » indique-t-il.

La scolarisation doit aussi tenir compte, estime Prince Ngamabele,  de l’âge avec lequel est inscrit l’enfant pour prévenir plusieurs risques auxquels il est exposé.

Pour lui, entre 10 et 14 ans, c’est l’âge de la puberté, l’âge de l’achèvement des études primaires et l’âge aussi du passage de l’école primaire vers le secondaire ou la formation professionnelle.
« À cet âge les filles et garçons sont exposés à des risques de mariage et grossesses précoces, ou alors  l’enrôlement dans des groupes armés. Ainsi, il faut agir dès le bas-âge afin de contourner les obstacles rencontrés par nos enfants durant cette période, pour rendre favorable la transition vers l’âge adulte afin d’accroître les opportunités aux quelles ces enfants auront accès plus tard, par exemple l’accès à un travail convenable et décent » renchérit cet acteur humanitaire dans la zone ».

Touchés, certains parents sensibilisés répondent favorablement à l’appel leur lancé et souhaitent que la Gratuité de l’enseignement ne soit pas seulement une théorie mais une réalité, pour aleger la peine des parents.

« Je suis très contente d’apprendre que ma fillette sera acceptée à l’école sans problème. Que ces autorités éducatives combattent continuellement à notre faveur afin que nos enfants profitent de cette gratuité de l’enseignement de base.
c’est un bon élan pour nous parents »
indique Neema Katungu, une parent d’élève à Masisi.

Et Claudine Neema, une autre d’ajouter :
« Nombreux de nos enfants venaient de manquer des places dans des écoles. À travers cette campagne aujourd’hui nous croyons qu’ils seront admis cette fois-ci ».

À noter que  les activités soutenant l’éducation des enfants vont se poursuivre dans l’entité sous le guide de l’ONG Help a child.

Cette campagne ayant pris  trois jours dont le vendredi,samedi ce lundi  dans la sous-division précitée en Territoire de Masisi s’inscrit dans le cadre du programme « kids at risk » qui est un programme de protection communautaire centré sur l’enfant visant à renforcer la sécurité, la résilience, le bien-être et le respect de droit de l’enfant pour s’assurer que les enfants vivant dans des zones instables soient en sécurité.



Lee sadiki kajibwami

Goma-Éducation : l’année scolaire terminée, les autorités procèdent à l’évaluation

La 23 éme édition des assises de la revue annuelle des performances Provinciales exercice 2022-2023 ont été lancées ce mercredi 02 août 2023 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

À GOMA , chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ces assises ont été lancées dans la grande salle du collège Mwanga par Prisca Luanda Kamala qui représentait constant Ndima kongba, Gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Était également présent à cette cérémonie Monsieur DANIEL KALIMBIRO, Coordonnateur provincial de l’organisation de ces assises , une organisation qui accompagne le Gouvernement Congolais dans le mise en œuvre de la gratuité prônée par le chef de l’État FELIX ANTOINE TSHISEKEDI.

Se confiant à la presse locale, DANIEL KALIMBIRO MUSAFIRI a remercié tout à bord les acteurs éducatifs pour ce travail , tout en félicitant la province éducationnelle Nord-Kivu 1 de les avoir associé à ces travaux qui constitent à évaluer les activités scolaires de l’année passée et préparer l’année prochaine.

Il faut noter que ces assises qui réunissent plusieurs inspecteurs et acteurs du secteur de l’éducation, vont durer trois jours soit du jeudi 03 au samedi 05 août 2023.

Richard Kubuya