Nord-Kivu/Grogne des habitants autour des frais de participation aux EXETAT: « Seule Kinshasa peut exonérer les finalistes d’ici » (Prisca Luanda)

La conseillère du Gouverneur de province  en matière de L’éducation au Nord-Kivu, est revenue ce lundi 19 février 2024 sur la question des frais de participation aux Examens d’État dont le coût , fixé à 130 000 Francs Congolais (50$) , est largement critiqué par bon nombre d’habitants, en raison de la situation de vulnérabilité dans laquelle se situe la province actuellement

Tout d’abord, Prisca Luanda Kamala a tenu à préciser que ces frais sont fixés en commun accord avec les différents acteurs du secteur de l’éducation pour une meilleure organisation des épreuves.

« Le comité provincial de l’enseignement primaire secondaire et technique au Nord Kivu est chargé de proposer les frais de participation aux épreuves des examens d’État. Les services techniques de ce comité proposent chaque année les frais que le gouverneur doit fixer. Dans ce comité on trouve aussi les parents, les enseignants, la société civile, etc. qui adoptent le montant avant de le proposer au Gouverneur  » a-t-elle précisé.

Consciente de la situation de vulnérabilité dans laquelle se retrouvent nombreux parents d’élèves en cette période d’incertitude liée d’un côté à l’intensification de la guerre dans les différents territoires du Nord-Kivu, et d’autre part aux déplacements massifs des populations ; la conseillère du Gouverneur en matière de L’Éducation a fait savoir qu’au niveau provincial les autorités sont limitées en ce qui concerne l’exonération des finalistes d’une catégorie.

Selon elle, la fixation des frais est faite pour faciliter le fonctionnement et la meilleure tenue des épreuves et « C’est de la compétence du Gouvernement central, qui peut nous donner l’ordre aujourd’hui, de ne pas faire payer ces frais-là « .

« Si le Gouvernement central pouvait exonérer tous les enfants du Nord-Kivu, nous allons accueillir cette décision à bras ouverts parce que nous savons que nous tous nous sommes presque déplacés ; la province du Nord-Kivu est asphyxiée et nous tous nous sommes presque dans la même situation que les déplacés que nous avons reçus » a souligné Mme Prisca Luanda.

Celle-ci a par ailleurs indiqué  que les services techniques de la province en charge de l’éducation, ont été instruits de tout mettre en œuvre pour identifier les finalistes déplacés et les aligner pour les épreuves des Examens d’État de cette année.

Emmanuel Barhebwa

Le « co-entrepreneuriat » : solution radicale pour la paix et le développement durable de la Région des Grands Lacs Africains – RGL(Résultat de l’analyse de Dr KURARA MUTCHIKA Adrien)

Dr KURARA MUTCHIKA Adrien est PhD en management. Ce  Fils natif de la Région des Grands Lacs, précisément dans la ville de Bukavu, a grandi et vieilli dans cette région. Il maîtrise, au-delà de sa ville natale, Kisangani et  Goma, qui inspirent sa révolte en matière de Système de Gestion.

Il part des années 1990 quand l’ébullition de la RGL est débordée par des conflits et affrontements armés, des tueries individuelles et massives, des rebellions ainsi que des guerres récurrentes, causant des déplacements massifs des populations, l’insécurité croissante et de l’instabilité en ville comme en campagne, doublée par une paupérisation indescriptible !

Beaucoup de tentatives de décrispation sont enclenchées,  malheureusement sans résultat palpable et satisfaisant. Le mal étant déjà profond, Dr KURARA propose sa thérapeutique, un paradigme managérial novateur: « le co-entrepreneuriat » pour enfin rétablir radicalement la paix et soutenir ainsi durablement le développement des peuples de sa Région des Grands Lacs Africains.

Cet article livre ā KivuNyota ce que vaut cette solution « radicale » ā la misère  des peuples

Des systèmes économiques qui étranglent le quotidien des peuples!

Dr KURARA commence sa réflexion par une critique acerbe des systèmes économiques en empruntant les propos de Michel DUCOMMUN pour accuser courageusement le système capitaliste d’être le responsable de toutes nos crises quand il impose avec force son idéologie bourgeoise dominante basé sur la recherche effrénée du profit individuel.

Tout est financiarisé dans le capitalisme, ce qui a provoqué des divisions entre les hommes : les plus riches considérés comme les plus hommes et les plus pauvres qui sont comme les moins hommes. Cela a engendré beaucoup de maux tels que les inégalités, le chômage, l’égoïsme à outrance, la haine et la violence. L’écosystème également n’est pas épargné : c’est le dérèglement climatique lié aux gaz à effet de serre, la crise alimentaire, la disparition de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles constituant de graves menaces pour la collectivité humaine et toute la planète.

« Dans la Région des Grands Lacs africains, des drames sans noms ! Des humains tuent d’autres humains ! Des frères s’entre-mangent ! Des frères humains, africains par surcroit, se pourchassent et s’excluent les uns les autres. Et pourquoi ? Ironie du sort ! Pour la terre (problèmes fonciers), pour les richesses de la terre (guerres économiques), pour le positionnement ethnique (guerres de leadership politique) ! Posséder plus, accumuler toujours pour exploiter et dominer sont les leitmotivs du capitalisme » crie le Dr  KURARA très fort aux oreilles de ceux qui veulent l’entendre que le capitalisme devient de plus en plus meurtrier et met la CIRGL ainsi que toute la planète en ébullition.

Il estime que le capitalisme est réellement contre l’homme  et que, dommage, jusqu’ici, il n’y a aucun autre système économique (socialisme, communisme…) qui a réussi à l’évincer. D’où il  propose de  donner ainsi  la chance au « co-entrepreneuriat » d’éclore pour le bonheur de toute l’humanité.

Le co-entrepreneuriat est-ce de la magie ?

Selon Dr KURARA, le co-entrepreneuriat est un paradigme managérial pouvant servir de levier pour la construction de la paix et booster enfin le développement durable dans la RGL africains.

De quoi s’agit-il exactement ?

Dans sa pensée, le « co » devant « entrepreneuriat » a exactement la même signification que le co devant créer (co-créer une activité), ou devant produire (co-produire un bien ou un service) … Il s’agit donc pour lui de   créer avec les autres, produire ensemble avec les autres un bien ou un service qui donne satisfaction à un ou plusieurs besoins des hommes vivant en communauté.

Dans ce système au finish, affirme-t-il encore, tuer l’autre c’est se tuer soi-même. D’où le co-entrepreneuriat est fondé sur l’implication de tous, l’engagement de tous et la coopération de tous pour l’épanouissement physique et même financière de tous.

« Il y a des vocables qui corroborent cette approche managériale : respect, solidarité, partenariat, justice et équité, unité et émulation. Les hommes qui acceptent de partager ensemble ces valeurs, co-entreprennent, co-agissent, collaborent, cohabitent –évidemment avec toutes leurs limites- pour réaliser des projets communs. Ils ont moins de conflits, car ils conviennent naturellement de « bâtir leur vie les uns avec les autres et non les uns contre les autres ». C’est le fondement même du co-entrepreneuriat. » lache-t-il

Pour lui, plusieurs atouts sont favorables au co-entrepreneuriat pour booster la paix et le développement durable dans la RGL

Les jeunes : un potentiel inexploité

Selon les statistiques que cet érudit nous livre, jusqu’en 2018, ils sont près de 77 millions de jeunes, représentant près de 51 % de la démographie totale de l’Afrique des Grands Lacs  sur qui ce système attend compter.

Malgré leur énergie, leur créativité et leur niveau d’instruction élevé, ils sont confrontés à un système de gouvernance qui les déshumanise et entrave leur progrès. La grande majorité croupit dans la misère.

Ce sont les jeunes qui sont exploités, manipulés et enrôlés dans des groupes armés pour se détruire mutuellement et détruire finalement leur « maison » commune, la Région des Grands Lacs.

C’est pourquoi, pour Dr KURARA, l’heure est venue d’informer et d’éduquer autrement les jeunes afin de canaliser leur potentiel pour le changement et la véritable transformation sociale, économique et politique. Ils ont droit de savoir qu’ils ont un rôle clé à jouer en tant qu’acteurs aussi importants de la pacification et du développement durable de leur milieu de vie, la RGL.

« Il faut le reconnaître que les jeunes ont tout pour faire changer la situation de cette région : de l’énergie, de la créativité, de l’intelligence, de la volonté. Leurs cerveaux sont pleins d’idées novatrices. Il faut donc investir rationnellement dans l’éducation des jeunes, leur transmettre un corpus de connaissance et de valeurs qui les amènent à construire la cohésion sociale dans notre Région des Grands Lacs, brisant enfin le cycle infernal des guerres et autres désolations. Si ce n’est pas le cas, ils constituent une bombe terrible, destructrice. » propose-t-il

Les « petites gens » et leurs flux d’échanges !

Dr KURARA dit avoir été surpris par les flux d’échanges qu’il y a sur les frontières entre les pays en conflit. Des petites gens, très résilients, réussissent à co-exister en co-créant des mécanismes de résilience pour leur survie commune. Ainsi, co-entreprennent-ils et coopèrent-ils à la Petite et à la Grande barrière à Goma, à Ruzizi premier à Bukavu entre Rwandais et Congolais, à Bunagana, à Ishasha et à Kasindi entre Ugandais et Congolais, à Gatumba-Uvira entre Burundais et Congolais.

Un flux des transactions inimaginables !

Ce phénomène populaire est à la fois avantageux socialement et économiquement. Il devait attirer tout le monde et surtout les « grands » de la Région c.-à-d., les gouvernants des Etats des Grands Lacs africains afin qu’ils y recherchent des pistes sûres qui débouchent à la paix et au bien-être de tous grâce aux vertus du co-entrepreneuriat.

Des entrepreneurs qui co-entreprennent dans la RGL !

Dans la RGL, il existe déjà des groupes d’hommes, des femmes et des jeunes entrepreneurs qui co-agissent, co-entreprennent dans divers secteurs de leur vie, notamment : la défense des droits humains et gouvernance, le petit commerce transfrontalier, les actions humanitaires et de développement, la résolution et transformation des conflits, la religion, la culture, le sport et la musique… démontrant ainsi leur détermination ferme de vivre ensemble dans la paix. Ils espèrent transformer la RGL en un paradis où chacun trouve son épanouissement !
Dr KURARA souligne que le co-entrepreneuriat est une révolution holistique exigeant des ajustements très déterminants dans tous les domaines scientifiques. Chaque discipline (droit, politique, sociologie, psychologie, philosophie…) doit engager les humains à changer, à quitter l’égoïsme pour aller vers l’autre, le comprendre et co-agir avec lui en synergie jusqu’à ce que la culture de la paix soit pour tous le fondement du nouveau monde dans lequel on partage et on protège toutes les valeurs humaines et même les valeurs économiques en l’occurrence le profit. Il faut donc encourager ces co-entrepreneurs !

Quand les Etats co-entreprennent dans la RGL, quels résultats?

Ici, Dr KURARA souligne l’existence du co-entrepreneuriat des gouvernements des Etats dans la RGL africains à travers les organismes spécialisés et entreprises créées par des Etats membres de la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs), l’IRAZ, la BDEGL, le SINELAC et l’EGL qui ont toujours survécu même dans des grandes tribulations et guerres dans la Région ! Pourquoi les belligérants ne pillent ni ne détruisent pas ces infrastructures ? N’est-ce pas une preuve que ce qui est co-entrepris ensemble est précieux et mérite d’être protégé par tous les partenaires ? Et les autres organisations régionales en l’occurrence la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs), EAC (East African Community ou la Communauté d’Afrique de l’Est) ne sont-elles pas là pour l’intégration économique, le développement économique, social durables ? N’est-ce pas qu’ils viennent pour renforcer la sécurité au sein de la Région et faciliter les mouvements des biens et des personnes entre différents pays de la Région des Grands Lacs d’Afrique centrale ?

Dr KURARA aperçoit en tout cela des atouts sérieux qui doivent favoriser l’épanouissement heureux des peuples dans les Grands Lacs Africains. Lisant leurs chartes qui les fondent, en tout cas, c’est le bonheur dans la RGL africains !

Des défis sont aussi au rendez-vous !

Dr KURARA stigmatise trois défis très puissants à relever nécessairement si l’on veut que le co-entrepreneuriat puisse aboutir. Il s’agit des leaderships des Etats, les organisations régionales et internationales ainsi que le système économique incubateur. Le Docteur s’explique :

Dans la RGL, les leaderships politiques sont cités parmi les facteurs qui ne permettent pas la cohabitation pacifique des populations. En effet, il se remarque une faible implication des autorités dans la recherche de la paix et la stabilité régionale. En tout cas, la volonté des Etats de tout conduire dans la paix vers leur développement durable commun ne se fait pas sentir. C’est pourquoi, pour Dr KURARA, les politiques des Etats de la RGL africains doivent être redéfinies concrètement et leur leadership jouer dorénavant des nouveaux rôles puisqu’elles ne font pas prévaloir l’intérêt général. Les pratiques co-entrepreneuriales et de coopération pacifique des petites gens ne les inspirent pas du tout ! Or, ces petites gens attendent tout simplement avoir des leaders qui les conduisent tranquillement vers leur développement humain durable.

« En tout cas, vu la dégradation du niveau de vie des peuples dans les Etats de la RGL africains, Dr KURARA estime que les gouvernants devraient désormais changer le fusil d’épaule ! Et, à côté des fonctions régaliennes leur reconnues, ajouter prioritairement trois ingrédients : rassembler ou mobiliser leurs peuples dans le vivre ensemble en paix, veillant scrupuleusement au respect des biens et valeurs nationales ; fédérer leurs compétences pour la transformation et l’amélioration de leur milieu de vie commun et, enfin, entrevoir de manière perspicace des opportunités innovantes qui génèrent le mieux-être durable ou le développement humain durable de tous. Et dans une telle vision, c’est clair, tous les pays en sortiront gagnants. » poursuit-il

A lui d’ajouter que les organisations régionales, entre autres, la CEPGL et la CIRGL ainsi que les organisations internationales, l’ONU principalement, ont malheureusement terni leurs images dans la Région.
Il illustre son opinion par le renversement du pouvoir au Rwanda suivi du génocide de 1994, qui se sont passés en présence des casques bleus de l’ONU, la MINUAR; les guerres de libération en RDC, en 1996 et 1998, les rébellions du RCD, du CNDP et du M-23 depuis 2000 jusqu’aujourd’hui, suivis des massacres individuels et massifs des congolais ainsi que des exactions graves qu’ils subissent de la part des ADF ou des AFDLR qui se commettent sous la barbe des casques bleus de l’ONU, la MONUSCO et au mépris de toutes les belles chartes de ces institutions régionales.

A ce  sujet, le Dr KURARA propose que ces organisations tant régionales qu’internationales subissent nécessairement des réformes profondes.

« Si elles veulent réellement servir les peuples de l’Afrique des Grands Lacs, elles doivent sortir de leur léthargie et passer aux actes à impact significatif, c’est-à-dire régler effectivement et définitivement les problèmes de l’Afrique des Grands Lacs par « La priorisation des « projets intégrants » ou tout simplement « projets co-entreprenants » ayant un haut potentiel de liens horizontaux et verticaux » entre les Etats, et même entre les individus des différents Etats, selon les propos même des Nations Unies à Addis-Abeba en 2015 » argue-t-il

Et ā lui de poursuivre que c’est là que l’ONU emboîterait les pas de la Fédération Internationale du Football Association dans son management du football mondial qui elle, mise au recrutement basé sur les compétences des joueurs. Ainsi, le co-entrepreneuriat dans le sport a dépassé les frontières locales et nationales. Il est au-dessus de la race. Il se contente seulement de la technicité à acquérir pour booster l’équipe ou l’entreprise vers sa rentabilité optimale. Cela fait que tous les partenaires sont encore une fois gagnants dans ces transactions sportives.

Quand bien même, les Etats joueraient efficacement leur nouveau rôle, les organisations régionales et internationales le leur, mais, dans un système économique qui a tout désarticulé, ne respectant pas l’homme et son milieu de vie, un système qui fait tout pour déshumaniser la planète, c’est donc une peine perdue.

Il faut impérativement un autre système économique, celui qui va ‘’réhumaniser’’ cette économie destructrice de ressources naturelles, de richesses humaines et de cohésion sociale.  Il nous faut aujourd’hui un système économique qui « lutte contre l’inhumanité de l’économie », en répétant textuellement les mots de L. LOTY et cie, lus dans leur ouvrage intitulé « Vers une économie ‘’humaine’’ ? » (2014).

« Ces co-auteurs ont découvert des chercheurs au prisme de notre temps, entre autres Desroche, Lebret, Lefebvre, Mounier, Perroux réfléchissant sur les stratégies susceptibles de sauver l’homme et son environnement de l’assujettissement du monde par l’argent. Ce système n’est rien d’autre que le système d’économie humaine qui remet une harmonie entre toutes les structures de la société, une affinité entre l’homme et son milieu naturel. Oui, L’économie humaine libère l’homme des chaînes du capitalisme parce qu’elle prône la primauté de l’homme sur l’argent, du travail sur le capital, de l’implication et de l’engagement sur l’aliénation et la soumission. Dans ce sens, l’économie humaine est un système incubateur du co-entrepreneuriat. »

En définitive, Dr KURARA se demande pourquoi les leaders et tous les scientifiques visionnaires des Etats d’Afrique des Grands Lacs trainent de s’apercevoir qu’ils conduisent leurs peuples à leur propre destruction à cause de l’assujettissement dont ils font l’objet par rapport au système.

Pour lui, le système capitaliste a réussi à emballer tout le monde vers le profit individuel, l’argent à tout prix. Et même le pouvoir qui est censé offrir des services pour l’épanouissement du peuple est devenu un outil d’enrichissement individuel ! Le bonheur communautaire n’est plus une priorité.

A la question de savoir  où va la RGL africains, il pense que l’heure est venue  pour les leaders de cette région dejouer des nouveaux rôles et de capitaliser les atouts existants presque naturellement.
« L’ avenir heureux des peuples est réellement dans le co-entrepreneuriat parce que inclusif impliquant tous : les organismes régionaux et internationaux, les gouvernants et les gouvernés, les employeurs et les employés, les producteurs, les clients et les fournisseurs, tous mobilisés et engagés dans la cohésion sociale pour leur mieux-être (développement) durable.
Si nous aimons notre partie de la planète, notre RGL, nous devons repenser notre façon de vivre ensemble, dans un modèle qui doit se réinventer, se ré-innover au jour le jour. Le co-entrepreneuriat peut construire la paix et mettre fin aux conflits en favorisant le développement durable dans la Région des Grands Lacs Africain
s. » conclut-il sa réflexion.

Flavien MUHIMA

Goma: La recherche scientifique sous le système LMD, au centre des échanges entre étudiants et chercheurs

« les fondamentaux de la recherche scientifique » c’est le thème qui a réuni samedi 04 novembre 2023 les chercheurs, les étudiants et les scientifiques de la ville de Goma pour une journée de réflexion sur l’amélioration de la recherche scientifique sous le système LMD.

Organisée par le club de recherche scientifique CRS, et l’institut supérieur de tourisme ISTou-Goma, la séance a été conduite par le Docteur SERGE KAMBALE, l’un des responsables de ce club.

L’idée de cette journée est d’outiller les étudiants et les scientifiques des techniques et les méthodes de recherche tenant compte du système LMD qui s’installe dans les universités et instituts supérieurs de la RDC, a souligné Serge KAMBALE, appelant son audience à évoluer au rythme de l’évolution du système éducatif au pays.

« Notre enseignement Supérieur et universitaire est en train d’évoluer progressivement dans le système LMD, se système exige aux étudiants, enseignants et ‘ chercheurs d’avoir un niveau élevé en recherche scientifique. Cette dernière est l’une des voies qui mènent à trouver des solutions aux problèmes que nous avons dans notre société. D’où l’université garde une place de choix parmi les organes habilités à résoudre les problèmes  »a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter : «Je crois que c’est très important qu’avec les étudiants et certains et quelques personnels scientifiques nous puissions débattre des fondamentaux de recherche scientifique, afin de voir comment s’adapter à ce nouveau système dont les exigences échappent encore à plusieurs.. »

L’orateur a dévoilé aux participants les soubassements d’une recherche qui part de la question qu’on se pose et des solutions qu’on souhaite apporter.

Celui-ci a appelé les corps scientifiques se trouvant en ville de Goma de former des coccus pour mener des recherches communes afin d’apporter des solutions aux problèmes de la communauté de la ville touristique.

Ajoutons que l’initiateur du Club des Recherches Scientifiques est Monsieur Emmanuel NDIMWIZA, une structure qui existe depuis 2021 et qui poursuit comme objectif de promouvoir la recherche scientifique et la préservation de l’environnement.

Alain Mbusa

ESU-RDC: Le Consortium UNIGOM-UOB-UCG produit quatre nouveaux Professeurs d’universités en Médecine et Santé Publique

La série des soutenances publiques des thèses de ces quatre nouveaux lauréats s’est déroulée à Goma du mercredi 27 au jeudi 28 septembre 2023, en présence d’un jury constitué d’éminents professeurs venus de plusieurs coins de la RDC et d’ailleurs, et du public de la ville touristique. Elle a été sanctionnée par la cérémonie de la collation des grades académiques aux lauréats, présidée par le Professeur Ordinaire Muhindo Mughanda, recteur de l’Université de Goma.

C’est pour la troisième fois depuis l’autorisation de son fonctionnement par le Ministre National de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), S.Exc.Muhindo Nzangi Butondo, que ce consortium, issu de l’association des facultés des médecines de l’université de Goma(UNIGOM), l’Université Officielle de Bukavu(UOB), et Université Catholique Graben de Butembo(UCG); organise pareilles cérémonies à Goma.

Comme aux précédentes expériences, ces activités ont été vécues avec passion et dévouement, concrétisant ainsi ce qui était considéré, il y a quelques années, comme rêves pour certains: « devenir Professeur d’université ».

Les débats scientifiques entre le jury chargé d’évaluer les thèses et les récipiendaires, auxquels a assisté le public local, a prouvé le niveau élevé d’engagement des uns et des autres à promouvoir la santé de la Communauté ainsi qu’à relever le niveau de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en République Démocratique du Congo.

C’est justifie, a expliqué le Professeur Ordinaire Tsongo Kibendelwa Zacharie, coordinateur de ce Consortium; la rigueur que nous mettons en place envers nos thésards.

« Nous insistons sur le sérieux qui doit caractériser la recherche scientifique, en luttant contre le plagianisme dans la rédaction des thèses. D’ailleurs notre comité est au point de mettre en place un logiciel anti-plagia, qui détectera dans chaque travail du candidat, les paragraphes et les textes qui ne lui appartiennent pas… » a-t-il fait savoir.

Il a, par la même occasion, adressé ses sincères remerciements à l’hôpital tertiaire HEAL Africa pour l’appui considérable qu’il accorde à ce programme dans la région de Goma.

Des thèses autour des sujets d’actualités

Le point commun des travaux de quatre lauréats de cette promotion est le fait qu’ils touchent les questions d’actualité et de grand intérêt pour la communauté.

Le Docteur NZALE NZALI NTUMBANZONDO Arnold, désormais agrégé en Enseignement supérieur en Médecine de famille, a traité d’un thème axé sur « la non-adhérence des patients séropositifs au traitement antiretroviral hautement actif », qui interpelle la communauté à prendre au sérieux la question des ARV pour lutter contre le SIDA qui continue à décimer plusieurs populations.

Le Docteur Trésor Kashinde, désormais PhD en Santé Publique, a abordé un thème sur « les facteurs explicatifs de l’endemicité du choléra dans les zones lacustres et riveraines dans la province du Nord-Kivu », thème qui propose des solutions pour éradiquer le choléra dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Le Docteur Chelo Ngadjole Herman, aussi PhD en Santé Publique a traité sur « la prévalence, les facteurs associés, mortalité et contrôle de l’hypertension artérielle à Goma en RDCongo », sujet qui sensibilise sur la lutte et la prévention de l’hypertension artérielle; une tueuse silencieuse dans la région.

Et enfin, le Dr Kavira Malengera Céline, première femme à soutenir sa thèse depuis la création du Consortium, a traité sur « l’influence de l’allaitement maternel et des mauvaises pratiques alimentaires des mamans sur le statut nutritionnel des enfants de zéro à cinq ans dans un milieu rural au Sud-Kivu ».

Tous ces travaux ont été couronnés, après délibération du jury, par des mentions grandes distinctions.

Toutes les batteries du  consortium sont en marche

Du recteur de l’UNIGOM, en passant par l’ensemble des lauréats et le public qui a assisté à ces soutenances de thèses à Goma ; tous ont jeté des fleurs aux animateurs de ce consortium.

Ils louent l’engagement et les efforts fournis par tout le corps professoral constituant ce consortium et grâce auquel la région, jadis  pauvre en professeur d’université, accroît petit à petit le nombre d’enseignants locaux pour  couvrir le besoin au sein des  différentes institutions universitaires de la place.

Les autres sont appelés à emboîter les pas, a souligné le Docteur Kabesha Amani Théophile, Coordinateur adjoint du consortium, qui estime qu’il est grand temps de se libérer et de quitter la logique selon laquelle « les bonnes choses viennent toujours de très loin… »

Celui-ci dit attendre de nouveaux lauréats deux  choses : « Pérenniser les activités du consortium en formant d’autres chercheurs et poursuivre des recherches pour se perfectionner davantage ».

Ayant son siège social à Goma (précisément à l’hôpital tertiaire HEAL Africa), le secrétariat du Consortium Universitaire UNIGOM-UOB-UCG attend encore les candidatures d’autres chercheurs de la région désirant devenir professeur d’université.

Dr. Mumbere Kigayi Jean-Pierre, secrétaire exécutif du consortium universitaire pour le Troisième cycle de ces trois universités, souligne que le bureau est ouvert pour accueillir les candidats éligibles à la spécialisation et à la thèse en médecine et santé publique.

Emmanuel Barhebwa

Nord-Kivu-Éducation : Les rares enfants sinistrés du Nyiragongo qui étudient, n’ont pas de fournitures scolaires

À 10 jours environ, après la rentrée scolaire des élèves et écoliers sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, seuls 57% d’enfants des parents sinistrés de la dernière éruption du volcan Nyiragongo en mai 2021, ont déjà repris le chemin de l’école.

Selon les statistiques fournies par le Programme d’Accompagnement pour la Reintegration des Sinistrés du volcan Nyiragongo (PARIS), ces enfants reprennent cours avec beaucoup de difficultés, dont le manque de fournitures scolaires ou encore avec des tenues/uniformes déchiquetés, pour ne citer que cela parmi tant d’autres soucis…

Rocherrau KIGHOMA, secrétaire exécutif de PARIS, a fait ce constat lors d’une ronde effectuée ce lundi 11 septembre 2023, dans les écoles du Territoire de Nyiragongo qui ont accueilli ces enfants:

« Il y a eu 57% de rentrées scolaire pour nos enfants. Ce qui n’est pas fameux. Lundi dernier nous avons fait la ronde des écoles où étudient certains de nos enfants pour prendre le thermomètre de notre situation et le constat est amer. Ces enfants qui sont rentrés à l’école sont remarquables parmi les autres. Soit ils portent leurs petits cahiers à la main, d’autres portent des vêtements déchiquetés, très maladroits et d’autres encore sont sans souliers » nous a-t-il confié.

Il a poursuivi qu’en termes de fournitures les enfants n’ont que deux ou trois cahiers comme leurs seuls objets classiques, « franchement c’est une situation très complexe et on ne sait pas si ça devrait continuer ainsi pour combien de temps… »

Rocherrau KIGHOMA, dans le l’exercice de ses responsabilités, de veilleur aux sinistrés, plaide auprès du Gouvernement Congolais et ses partenaires humanitaires ou encore aux honorables et à tout sympathisant; de venir en aide à ces enfants dont les parents ne sont pas en mesure de prendre en charge, pour sauver leurs éducation.

Signalons que le programme d’accompagnement pour la réintégration des sinistrés (PARIS) à été lancé deux jours après l’éruption de 2021 par les sinistrés. Il couvre aujourd’hui 17 villages et plus de 429 ménages.

Silva KANDUKI

Masisi: « Go back to School », une campagne pour rappeler les parents à ramener les enfants à l’école

Menée durant  trois jours en territoire de Masisi, cette campagne initiée par l’organisation « Help a child » et la Sous-Division de l’EPST Masisi 1, a pris fin ce lundi 11 septembre 2023.

Organisée en collaboration avec  les organisations  membres du sous-groupe de Travail Éducation Masisi « SGTE » dont Sad-Spin,DIVAS,Humain care,ASOPSI, le Parlement d’enfants etc, et chapeauté  par CEIDEI; cette campagnes vise à mobiliser les parents d’envoyer leurs enfants filles et garçons à l’école sans distinction, mais également les rassurer que les écoles sont prêtes à accueillir les enfants dans un environnement  protecteur et sécurisé dans la zone.

Pour MATADI ZOLA RÉMY Administrateur Assistant du Territoire de Masisi, qui avait donné le go de cette campagne devant les parents d’enfants et les enseignants de la commune de Masisi vendredi dernier, cette initiative pourra apporter des meilleurs  résultats dans cette partie du Nord-Kivu, où le taux d’inscription des élèves est en baisse suite à des multiples aléas.

Prenant la parole, FAIDA NYAMULINDUKA LUC alors sous-Proved de la sous division éducationnelle Masisi 1, appelle les parents de faire inscrire jusqu’au dernier enfant dans les écoles de sa juridiction, et ainsi répondre à l’appel du Chef de l’État.

« Nous saluons fermement la gratuité de l’enseignement de base prônée par le chef de L’État Félix Antoine Tshisekedi sur toute l’étendue de la RDC.C’est pourquoi nous sommes là pour l’accompagner. D’où nous invitons tous les parents à amener leurs enfants à l’école pour assurer leur avenir. L’activité s’est déroulée dans les autres zones éloignées  de Masisi centre comme Buguri, Lushebere, Katale  et Kalinga » a renchéri cette autorité éducative.

Prince Ngamabele coordonnateur en charge de la protection dans l’ONG « Help a child » a, pour sa part, insisté sur la scolarisation des enfants au temps opportun, soulevant le fait que l’instruction d’un enfant est un droit lui garanti non seulement par la Constitution mais aussi les différentes chartes de droits des enfants.

« comme vous le savez, l’éducation c’est une question de droit en accord avec la déclaration universelle de droit de l’homme.
L’article 43 de la constitution stipule que tout individu a droit à l’éducation scolaire et que l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publics ; l’article 44 augmente que l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national qui prône aussi les valeurs  de Help a child pour la réalisation desquelles le Gouvernement a élaboré un programme spécifique
 » indique-t-il.

La scolarisation doit aussi tenir compte, estime Prince Ngamabele,  de l’âge avec lequel est inscrit l’enfant pour prévenir plusieurs risques auxquels il est exposé.

Pour lui, entre 10 et 14 ans, c’est l’âge de la puberté, l’âge de l’achèvement des études primaires et l’âge aussi du passage de l’école primaire vers le secondaire ou la formation professionnelle.
« À cet âge les filles et garçons sont exposés à des risques de mariage et grossesses précoces, ou alors  l’enrôlement dans des groupes armés. Ainsi, il faut agir dès le bas-âge afin de contourner les obstacles rencontrés par nos enfants durant cette période, pour rendre favorable la transition vers l’âge adulte afin d’accroître les opportunités aux quelles ces enfants auront accès plus tard, par exemple l’accès à un travail convenable et décent » renchérit cet acteur humanitaire dans la zone ».

Touchés, certains parents sensibilisés répondent favorablement à l’appel leur lancé et souhaitent que la Gratuité de l’enseignement ne soit pas seulement une théorie mais une réalité, pour aleger la peine des parents.

« Je suis très contente d’apprendre que ma fillette sera acceptée à l’école sans problème. Que ces autorités éducatives combattent continuellement à notre faveur afin que nos enfants profitent de cette gratuité de l’enseignement de base.
c’est un bon élan pour nous parents »
indique Neema Katungu, une parent d’élève à Masisi.

Et Claudine Neema, une autre d’ajouter :
« Nombreux de nos enfants venaient de manquer des places dans des écoles. À travers cette campagne aujourd’hui nous croyons qu’ils seront admis cette fois-ci ».

À noter que  les activités soutenant l’éducation des enfants vont se poursuivre dans l’entité sous le guide de l’ONG Help a child.

Cette campagne ayant pris  trois jours dont le vendredi,samedi ce lundi  dans la sous-division précitée en Territoire de Masisi s’inscrit dans le cadre du programme « kids at risk » qui est un programme de protection communautaire centré sur l’enfant visant à renforcer la sécurité, la résilience, le bien-être et le respect de droit de l’enfant pour s’assurer que les enfants vivant dans des zones instables soient en sécurité.



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