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Du village de Bukununu aux sommets académiques: Ce parcours inspirant du chercheur Jean-Lebon Kambale Nzengera

Aujourd’hui chercheur et enseignant en santé publique, Jean-Lebon Kambale Nzengera est considéré par ceux qui le connaissent comme symbole vivant de persévérance et la preuve concrète que chaque engagement pris avec passion et détermination finit toujours par porter ses fruits. De son village natal à l’université, son parcours inspire aujourd’hui toute une génération.

Un scientifique au service de la santé publique

Détenteur d’un Master et bientôt Professeur d’université, Jean-Lebon Kambale Nzengera est aujourd’hui Coordonateur du troisième cycle de Master en Santé Publique à l’Université de Goma (UNIGOM). Il y assume également plusieurs responsabilités académiques, notamment la coordination des recherches, des enseignements et des partenariats au sein de l’École de Santé Publique. Il est aussi l’actuel coordinateur adjoint de stage du domaine de Medicine de l’Université de Goma .

Une jeunesse marquée par l’amour des études

Né le 10 septembre 1977 dans une famille de onze enfants, Jean-Lebon grandit dans un environnement rural où peu de jeunes poursuivent des études supérieures.

Très tôt, il se distingue par sa passion pour l’école. Après son diplôme d’État obtenu en 1996 à l’institut Mutiri à Butembo, il prend une décision qui marquera sa vie : Refuser le mariage précoce pour poursuivre l’université. « Il est hors de question de me marier sans avoir terminé mes études » déclara-t-il à sa famille.

Soutenu par son frère aîné, il entame son parcours supérieur et universitaire en sciences médicales.

De l’étudiant engagé au professionnel de santé

C’est à Bukavu, à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales, que Jean-Lebon construit les bases de sa carrière. Très apprécié par ses camarades et par l’administration, il est élu président des étudiants dès sa deuxième année de graduat. En 2002, après l’obtention de son diplôme de graduat, il met temporairement une pause à ses études pour répondre à une opportunité d’emploi qui se présente à Goma.

Il commence ensuite sa carrière professionnelle à l’Institut d’Enseignement Médical Virunga en ville de Goma, où il occupe successivement les fonctions de Directeur de discipline, bibliothécaire puis Chef de section de la filière santé communautaire.
En 2010, il décroche sa licence à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma avec un mémoire portant sur « Le harcèlement et les violences sexuelles en milieu scolaire dans la ville de Goma ».

La recherche comme vocation

Fort de son expérience professionnelle, Jean-Lebon développe une passion pour la recherche scientifique et nourrit l’ambition de devenir Professeur d’université.

Après dix ans comme enseignant et chef de section à l’ISETM-Virunga, il est nommé assistant à l’Université de Goma.
Encouragé par plusieurs professeurs, il poursuit son parcours scientifique et s’inscrit en 2020 à un programme de Master de Recherche à l’Université de Goma.
Son mémoire porte sur «L’évaluation de l’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive par les adolescents et jeunes de la ville de Goma, dans la zone de santé de Karisimbi ».

Aujourd’hui Chef des Travaux, il prépare une thèse consacrée aux effets des services de santé sexuelle et reproductive chez les adolescents et jeunes de cette même zone de santé. Bien entendu après des publications sur « les facteurs de risque du cholera dans le camp militaire Katindo à Goma » ; « la gestion des déchets ménagers dans l’aire de santé Kahembe » et sur « le risque sanitaire de l’erruption volcanique de Nyiragongo sur la santé de la population de Sake en territoire de Masisi ».


Un modèle pour la jeunesse

Le parcours de Jean-Lebon Kambale inspire aujourd’hui de nombreux jeunes, notamment dans son village natal, où de plus en plus de parents commencent à encourager leurs enfants à poursuivre des études universitaires.
Pour lui, la discipline, la persévérance et la vision sont les clés de la réussite.

« L’ancienne mentalité qui considérait la fin des études secondaires comme la fin du parcours de formation disparaît progressivement» affirme-t-il, se réjouissant d’avoir été modèle pour ses jeunes frères cadets.

Vie familiale et loisirs

Marié depuis près de 17 ans à Madame Kavuho Musavuli Elsie, Jean-Lebon mène une vie familiale équilibrée. Son épouse et ses enfants le soutiennent pleinement dans ses projets scientifiques.
Pendant ses moments libres, il aime se détendre au bord du lac ou dans des espaces verts, écouter de la musique gospel et profane, et savourer ses plats préférés dont « le poisson et le foufou ».

Les défis de la recherche en RDC

Malgré son parcours, Jean-Lebon deplore les difficultés persistantes de la recherche scientifique en RDC qui, selon lui, freinent le développement de beaucoup de projets scientifiques. Il note notamment l’absence des laboratoires pour le traitement des données, l’accès limité aux données, le
non-accompagnement de chercheurs par l’Etat Congolais, l’absence de fonds pour financer des projets de recherche scientifiques, pour ne citer que cela.

Une ambition tournée vers l’avenir

Face à ces défis, Jean-Lebon Kambale nourrit l’ambition de créer un centre de recherche scientifique capable de réunir des chercheurs nationaux et internationaux. Pour lui, l’avenir du pays passe par la valorisation du savoir et de la recherche.

Message aux jeunes

Fort de son expérience, Jean-Lebon exhorte les jeunes à se concentrer sur leurs études, à se fixer des objectifs clairs et à travailler avec discipline pour les atteindre :
«Il n’y a pas de succès sans sacrifice. Pour atteindre un objectif, il faut renoncer à tout ce qui peut nous en détourner. » conclut-il.

Emmanuel Barhebwa

RDC: Découvrons Célestin Mugarukira, ce jeune Ingénieur Agronome devenu Conducteur d’engins lourds

Passionné de l’agriculture et de son développement dans l’Est de la RDC où il est né et grandi, Célestin Mugarukira, jeune Ingénieur Agronome congolais a été certifié fin Mai 2025 « Opérateur d’Excavateur (Pelle hydraulique) par WESTERN HEAVY MACHINERY MANAGMENT AND TRAINING CENTER, une extension du centre de formation Sud-Africain à Kampala (Ouganda)

Ceci le classe désormais parmi les rares jeunes congolais à détenir une telle compétence en 2025, et rend davantage intéressant son parcours marqué, d’un côté par un désir profond d’apprendre au quotidien, et de l’autre côté par des obstacles franchis du jour au lendemain.

Qui est Célestin Mugarukira?

Fils aîné de Monsieur Ernest Mugarukira et de Madame Sylvie Nyandwi, Célestin est né à Rushaki dans le groupement de Busanza dans le territoire de Rutshuru en Province du Nord-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Parcours scolaire

Formé à l’école primaire 2 Rugarama où il obtient son certificat de fin d’études primaires en 2011, Célestin découvre, tout jeune, sa passion pour l’agriculture et s’inscrit à l’Institut Technique Agricole et Sociale de Busanza (ITAS/Busanza).
Il y obtient en 2017 son diplôme d’État en techniques agricoles, option vétérinaire, après un brillant parcours scolaire. Celui-ci est marqué par la curiosité d’apprendre et les essais de la mise en place des nouvelles techniques et variétés des cultures dans son entité pour accroître la production locale.

Après les humanités, le jeune diplômé est très préoccupé par la faible rentabilité des activités agricoles dans son entité. Il trouve cela anormal et surtout contradictoire à ce qu’il a appris à l’école au sujet de la contribution de l’agriculture dans le développement de nombreux pays à travers le monde.

Choqué par ce constat et déterminé à relever les défis du secteur agricole dans son entité, Célestin décide de poursuivre ses études universitaires en Sciences Agronomiques. Il veut compléter la formation reçue au secondaire et mûrir ses réflexions sur la relance de nombreuses cultures pratiquées dans le territoire de Rutshuru.

Parcours universitaire marqué par la recherche et la pratique

En 2017, en accord avec ses parents, Célestin s’installe en ville de Goma pour ses études universitaires.

Inscrit dans la faculté des « Sciences Agronomiques et Environnement » au sein de l’Université de Goma (UNIGOM), l’étudiant Mugarukira brille par son assiduité aux cours et surtout par sa curiosité légendaire de vouloir marier la théorie apprise à la faculté, à la pratique sur le terrain.

En 2022 le jeune étudiant expérimente la culture des tomates dans la parcelle où il habite au quartier Kyeshero dans la partie Sud-Ouest de la ville de Goma et l’expérience connaît une réussite incroyable. Au bout de quelques mois, celui-ci récolte plusieurs bassins de tomates. Une partie de la récolte est consommée en famille et l’autre est soit vendue, soit donnée aux proches.

Cette expérience inspire Célestin et ses camarades qui lui emboîtent les pas, à répandre la même culture dans plusieurs autres parcelles de la ville de Goma, en accord avec leurs propriétaires.

C’est le succès de ces pratiques et leur appréciation par de nombreux consommateurs, qui vont pousser Célestin Mugarukira et ses conseillers à réfléchir sur la création d’une structure locale spécialisée dans la promotion de l’agriculture urbaine et périurbaine.

SHIKA JEMBE SARL

En 2023, voit le jour l’entreprise «Shika Jembe SARL »( concept tiré de la langue swahili) qui veut dire « Prends la Houe » prenant le sens d’encourager la « Bravoure des agriculteurs ».

Célestin Mugarukira, alors étudiant finaliste, y est nommé Directeur Technique.

Au départ l’entreprise se fixe pour objectif de développer l’agriculture urbaine et périurbaine (à l’intérieur et autour de la ville) afin de diminuer la dépendance de la ville vis-à-vis des milieux ruraux et l’importation de certains produits agricoles en provenance des pays voisins.

En dépit de plusieurs difficultés, les premiers pas de Shika Jembe connaissent des bons résultats à travers la matérialisation du premier projet sur la production maraîchère de la tomate de première génération, la carotte, l’aubergine, la pastèque et l’amarante sur son site de permaculture au quartier LAC VERT à l’ouest de la ville de Goma.

Son deuxième projet sur le poivron connaît malheureusement des difficultés suite aux défis climatique et financier d’une part et de l’autre côté de l’indisponibilité de l’équipe technique, la plus part coincés par les études.

Après la soutenance de son mémoire fin Mars 2023, portant sur « Effet de l’engrais minéral NPK 17-17-17, l’engrais organique ( fiente de poules) et de leur combinaison sur le rendement de la variété de tomate BAWITO F1 à Goma », Célestin Mugarukira est un peu dégagé.

Le nouvel Ingénieur et ses collègues accélèrent les démarches pour formaliser leur organisation et finissent par obtenir fin 2023, tous les documents administratifs.

Peu de temps après, Shika Jembe SARL gagne la confiance des organisations tant locales que nationales du domaine agricole, jusqu’à décrocher en août 2024 la participation à un sommet international (le forum international des jeunes Agripreneurs) à Arusha en Tanzanie.

À ce jour, malgré les défis de la guerre et de l’instabilité politique dans la région du Nord-Kivu où elle mène ses activités, l’entreprise « Shika Jembe» demeure parmi les rares structures actives dans le secteur agricole cultivant, saison après saison, des nombreuses cultures vivrières et maraîchères.
Déterminée à étendre ses services dans ce secteur, cette structure s’annonce déjà dans la transformation de certains produits agricoles en faveur des communautés locales.

Conduite d’engins lourds

Début 2025, la situation sécuritaire se détériore davantage en province du Nord-Kivu dans l’Est de la RDC.

C’est en ce moment précis que l’ingénieur Célestin Mugarukira prend la direction de l’Ouganda. Son désir de se former et sa curiosité l’amènent cette fois-ci dans l’apprentissage du fonctionnement et de la conduite d’engins lourds(tracteurs, machines à pelles,…).

L’Ingénieur Célestin Mugarukira justifie ce choix, d’un côté par le souci de révolutionner le secteur agricole en RDC, et de l’autre côté par le souci de palier à la carence d’opérateurs congolais dans ce secteur. «Chaque fois que je voyais ces engins dans notre pays, j’étais toujours choqué de constater que les conducteurs étaient des étrangers » indique-t-il.
« C’est cela qui m’avait révolté et motivé à me faire former dans ce secteur ».

Convaincu que le Congo ne peut se construire que par ses propres fils, Célestin estime qu’à travers sa nouvelle casquette il peut motiver d’autres congolais à lui emboîter les pas et à s’investir dans le développement de l’agriculture et la révolution technologique de la Nation.

Le plus grand rêve de Célestin Mugarukira, assure-t-il, c’est de voir la RDC devenir une puissance agricole au niveau du continent africain voire dans le monde. « Pour y arriver, le pays devra absolument passer par la modernisation de l’agriculture. Et Ce sera pour nous une fierté de faire parti des pionniers de cette révolution agricole…» espère l’Ingénieur Célestin Mugarukira.

Concluant, celui-ci exhorte d’autres jeunes congolais à « rester accrochés à leurs rêves » et « à ne jamais baisser les bras ».

Emmanuel Barhebwa

Chantal Chambu Mwavita; De la Cour d’appel de Goma au ministère des droits humains

Dans les premières heures de ce mercredi 29 mai, les congolais ont découvert la composition du nouveau Gouvernement de République démocratique du Congo, qui devra accompagner le second mandat du président Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Sur la liste des 54 membres de l’équipe Gouvernementale est apparu le nom de Mme Chantal Chambu Mwavita, nommée ministre des droits humains.

Défenseuse des droits de l’homme et Juriste de formation, la native de Kalehe au Sud-Kivu hérite d’un ministère, selon nombreuses analyses, dans un domaine qu’elle maîtrise mieux suite non seulement à son parcours académique et professionnel mais aussi suite à son côté philanthropique et sa sensibilité aux souffrances des personnes marginalisées.

Qui est Chantal Mwavita?

Originaire de la province du Sud-Kivu, Chantal Chambu Mwavita est née dans le territoire de Kalehe, chefferie de Buhavu groupement de Mbinga Sud plus précisément à l’île d’iko. Fille de Chambu Emmanuel et Nzigire Igega.

Elle est détentrice d’un diplôme spécialisé en droits de l’Homme de l’université catholique de Louvain-La neuve en Belgique et un master en Gestion et Résolution des conflits de l’université Kart Bosh de Sion en suisse.
Licenciée en droit de l’Université de Kinshasa, elle est avocate depuis plus d’une dizaine d’années à la Cour d’appel de Goma au Nord-Kivu.

Son côté philanthropique

La nouvelle ministre des droits humains est aussi connue pour son engagement dans la défense et promotion des droits de l’homme, en particulier des personnes marginalisées et des prisonniers d’opinion à travers son Asbl Univers de Paix pour le Développement (UPD asbl),

Dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, Chantal Chambu est une femme de référence et modèle pour plusieurs, car impliquée dans plusieurs actions de charité avec à son actif la création des plusieurs centres de formation professionnelle pour l’encadrement des jeunes filles et femmes désoeuvrées.

A cela s’ajoute un service des micro crédits créé pour permettre à certaines femmes de créer des activités génératrices des revenus afin d’assurer leurs autonomisations.

Sur le plan politique, Chantal Chambu Mwavita est présidente du parti politique Mouvement National pour la démocratie et le progrès ( MONADEP) membre de l’union sacré de la Nation. Elle fait partie des artisans de la réélection de Félix Tshisekedi sous le label 2A/TDC (Action des Alliés/ Tous pour le Développement du Congo ).

La République peut ainsi compter sur les compétences de cette femme leader, pour relever les nombreux défis dans le secteur des Droits Humains, en particulier les questions liées à la réparation des victimes des affres de la guerre à l’Est de la RDC, l’amélioration des conditions carcérales, la protection des défenseurs des droits humains, pour ne citer que cela.

Pour rappel, la nouvelle équipe gouvernementale conduite par Madame Judith Suminwa Tuluka compte 54 membres dont 17 femmes.

KivuNyota

Avec Infodirect.net

Portrait : Me Muhindo Mulumbi, le parcours d’un « redoutable » défenseur des droits humains

Me Muhindo Mulumbi est un avocat réputé pour être un redoutable défenseur du droit. Proche des gens et sans affect, Muhindo Mulumbi Jackson est reconnu suite à son engagement singulier non seulement en politique, mais aussi dans la défense des droits des congolais.

Issu d’une famille des pêcheurs et agriculteurs, tiraillé entre son amour pour la philosophie et le désir de réussir, Me Muhindo Mulumbi est l’un des jeunes de la nouvelle génération prometteuse et qui se caractérise par un parcours hybride. Originaire du territoire de Lubero, principalement à la côte ouest du lac-Edouard, Mulumbi a, généralement un parcours purement atypique.

Dès son jeune âge, il a étudié l’école primaire et secondaire dans le territoire de Lubero et principalement à son village natal, en regardant amoureusement ses Gands-parents. C’est à l’âge de 22 ans et demis qu’il a décroché sa licence en droit privé et judiciaire à l’Université Catholique du Graben (UCG), l’une des institutions réputées dans la province du Nord-Kivu.

Durant des études, il a eu des surnoms dûs à son application particulière. Son Professeur Abbé Muhindo Malonga Télesphore le surnommait « doctrinaire », une spécialité qui devait marquer les différentes promotions. Son Professeur Roger Mwanawavene et le Procureur Tuta Kamango vont le baptiser « jurisconsulte », une autre parcularité lors dans son parcours. Le tout presque pour l’intelligence qu’avait le jeune étudiant. En suite, l’avocat Jean-Michel Turlot, préfaçant un de ses ouvrages, va dire de lui: « un prodige né dans les sources du Nil », soit pour l’intellection soit pour la facilité d’apprentissage des langues.

Maître Muhindo Mulumbi Jackson est détenteur du certificat et une médaille lui décernée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge Belgique et la Francophonie, à l’occasion de la première édition du concours de plaidoirie en droit international humanitaire; qui avait été organisée en 2010 dans la ville province de Kinshasa. Outre sa langue maternelle et deux langues nationales (Swahili et Lingala), M. Mulumbi a des notions en Français, Anglais, espagnol, le portugais (le latin et le Grec). Il a l’habitude de dire que ces deux langues anciennes, propres aux savants, qu’il prend pour stade d’entraînement de son intelligence.

« Ces langues, exigeant une gymnastique intellectuelle, affinent mon intelligence et ma façon de comprendre à fond le droit à la source et tout ce qui m’entoure. Ces langues m’enseignent les institutions et les lois logiques nous léguées par les grands philosophes et celles qui pourraient éclairer tout vide juridique actuel« , dit-il.

Un homme au parcours atypique

Auxiliaire de justice, souvent dans des domaines d’activité éclectiques (pour en citer quelques-uns : droit de la famille, droit des contrats, droit pénal, droit administratif), l’avocat est soumis aux règles déontologiques de sa profession, notamment au secret professionnel, au vu de la relation de confiance qu’il noue avec son client, lequel lui transmet pour cette raison des informations sensibles et confidentielles.

Traditionnellement, l’avocat conseille, assiste et défend les intérêts de son client, en cas de contentieux, par devant les autorités administratives et judiciaires, y compris devant le Ministère public si le client est soupçonné d’avoir commis une infraction pénale. Pour mener à bien les mandats confiés, l’avocat engage d’abord une discussion détaillée avec son client afin de comprendre les questions juridiques qui se posent. Plus important, il doit établir les faits pertinents et contestés par la partie adverse, sur la base desquels le juge sera amené à trancher l’affaire.

Muhindo Mulumbi Jackson est l’un des avocats qui respectent ces principes. En 2013, Il prête serment comme Avocat à la liste inscrite du Barreau de Goma, au tableau duquel appartient depuis 2016. Il est ainsi un avocat exerçant en RDC, dans l’espace OHADA. Celui-ci préfère être côté par ses pairs dans le métier d’avocature. Ses confrères charmés par ses prestations lui courant aussi des sobriquets. Il affectionne sa profession qui exige l’apprentissage au quotidien.

Triomphalement politicien

S’il faut revenir en arrière, M. Mulumbi Jackson a été élu vice-chef de promotion en L1 et chef de promotion en L2 départements de droit confondus. Militant fervant au parti politique « Rassemblement des Congolais pour la Démocratie Kisangani Mouvement de Libération »(RCD-KML), Muhindo Mulumbi Jackson a été conseiller au ministère de l’environnement du Nord-Kivu pendant un peu plus de 2 ans, avant que l’état de siège ne suspende ses fonctions. Au-cours de ses fonctions, il écrit un ouvrage à travers lequel, il démontre que « l’Égypte est plutôt le don des arbres et des forêts ». Ceci qui vient contredire Hérodote qui affirme que « l’Égypte est le don du Nil ».

Actuellement, Me Muhindo Mulumbi travaille au cabinet du Ministre d’Etat en charge de l’intégration régionale Antipas Mbusa Nyamwisi dans la ville de Kinshasa. Trop simple, Mulumbi poursuit son cheval et son parcours en servant la patrie à travers ce Ministère.

Mulumbi, un visionnaire

Me Muhindo Mulumbi Jackson est auteur de plusieurs propositions de loi. Depuis longtemps, il plaide pour le retour de la paix, à travers les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo (RDC). Si sont les arbres et les forêts qui assurent l’équilibre des eaux et sans lesquels arbres pas de pluies, Muhindo Mulumbi Jackson estime qu’il peut faire fléchir les pays du bassin du Nil à son plaidoyer pour la paix.

A l’en croire, la guerre détruit les arbres et les forêts et asphyxie les pays que le Nil serpente et même le lac Édouard. Visiblement, ce jeune homme a plusieurs projets à faire accompagner par ceux susceptibles de le comprendre à la base.

Me Muhindo Mulumbi Jackson candidat député national

Alors que les partis politiques membres de l’Union sacrée de la nation affûtent les armes pour les élections générales prévues en décembre prochain, il en est de même pour les partis et regroupements de l’opposition. Au sein du RCD/K-ML, Muhindo Mulumbi Jackson a été porté candidat député national, dans la circonscription électorale de Lubero, au Nord-Kivu.

Oui! Le profil est assez suffisant pour servir le pays. Plusieurs pièges sont dans les lois et dans la constitution, et ils restent la cause de sa candidature! Homme de droit, et amoureux de la lecture, Mulumbi veut poursuivre auprès de la BCC les cautions des coopératives qui ont appauvri les populations. Ces projets s’ajoutent aux plusieurs autres raisons motivantes de la candidature de Mulumbi.

Pour lui, la population doit « Tester le degré du souci qu’il a à lui servir. Un peuple prévoyant choisit intelligemment ses représentants », martele-t-il.

Mulumbi et Nyamwisi, un duo inséparables en esprit et en action?

L’homme de la toge dit avoir des connaissances claires sur la personne d’Antipas Mbusa Nyamwisi.

« Mzee Antipas Mbusa Nyamwisi est un patriote incompris, un nationaliste avéré. Dès son jeune âge, ce Leader mène la résistance « une rébellion » (Rcd/K-ml) contre une autre rébellion (RDC tout court). Cela s’appelle révolution. Parce que Mzee Mbusa Nyamwisi a regroupé les véritables congolais, les journaux et des professeurs (Émile Bongeli par exemple) le qualifient, même aujourd’hui, de branche patriotique des rébellions ! Par son génie, une rébellion (Rcd/K-ml) combatait une autre (RCD tout court) pour aboutir à la formule mathématique :le « moins » plus le « moins » donnent le « positif ». Mzee Mbusa Nyamwisi est pour moi ce génie qui chercha l’effacement de l’AFDL (par la fragilisation de la coalition ougando-rwandaise) métamorphosée en RCD tout court a été un patriote nationaliste, parce que l’on sait que la recherche de la paix passe aussi par la guerre (qui veut la paix prépare la guerre!) », explique-t-il.

Et de poursuivre : « Mzee Mbusa Nyamwisi est aux villes de Butembo-Beni ce que Romulus est et restera à Rome. Autant ce dernier a érigé Rome, sous les collines qui existaient déjà avant lui, autant celui-là (Antipas Mbusa Nyamwisi) a pris les actes conférant à ces anciennes agglomérations le statut officiel les consacrant ville. Bien au-delà, l’économie Nande aujourd’hui combattue de tous bords a du « Mzee Mbusa Nyamwisi » dans ses veines. Il est le pilier de la réunification du pays. Sa simplicité, le défaut du népotisme et autres valeurs humaines me sont difficiles à décrire de ce grand homme Antipas Mbusa Nyamwisi. Il n’aime pas parler de ses hauts faits. Je suis confus d’en parler ici, mais obligé », a-t-il renchéri.

Magloire Tsongo, à Goma

David BISIMWA BUHENDWA et SADOK – Élever l’artisanat de la chaussure en RDC

Au cœur de la ville de Goma, un homme passionné et visionnaire a donné naissance à SADOK, une entreprise qui s’engage à redonner vie à l’artisanat de la chaussure en République démocratique du Congo. David BISIMWA BUHENDWA, le fondateur et directeur général de SADOK, incarne l’esprit entrepreneurial et la détermination nécessaires pour créer un impact positif dans son pays d’origine.

L’origine d’une ambition

Le parcours de David a commencé avec un rêve : voir les Congolais produire leurs propres chaussures, plutôt que de les importer. Inspiré par cette vision, il a suivi une formation approfondie de fabrication de chaussures au Kenya, où il a perfectionné ses compétences pendant huit mois. Fort de son expertise acquise, il est revenu en République démocratique du Congo avec la ferme intention de créer sa propre entreprise de chaussures.

Ainsi est né SADOK, une entreprise qui allie artisanat et qualité exceptionnelle. David et son équipe confectionnent des chaussures à la main, mettant en valeur le savoir-faire traditionnel congolais. Chaque paire de chaussures est fabriquée avec soin et une attention minutieuse aux détails, reflétant le dévouement de SADOK à offrir des produits uniques et haut de gamme.

Les défis et l’optimisme persistant

Malgré les défis auxquels l’entreprise est confrontée, David reste résolument optimiste. La récente visite du Ministre de l’Entrepreneuriat à SADOK a renforcé sa détermination et a ouvert de nouvelles opportunités. Le ministre a reconnu l’importance de soutenir les entrepreneurs locaux et a exprimé son soutien envers SADOK. Il a été impressionné par la qualité des chaussures fabriquées à la main et a promis de les aider à développer leur activité.

Outre la fabrication artisanale, SADOK est également confronté à des défis logistiques. L’entreprise dépend actuellement de l’importation de matières premières, notamment des peaux de vache traitées, provenant du Kenya. Cette dépendance coûteuse et peu pratique limite la capacité de SADOK à répondre à la demande croissante de ses produits.

Des projets ambitieux pour l’avenir

Cependant, David ne se laisse pas décourager. Il a de grands projets pour l’avenir de SADOK. Dans les mois à venir, il prévoit d’ouvrir une usine de production de chaussures à Goma, dans le but d’accroître la capacité de production et d’améliorer l’efficacité de l’entreprise. De plus, il envisage d’établir une usine de transformation de peaux en cuir en République démocratique du Congo, afin de promouvoir l’économie locale et de réduire les coûts d’approvisionnement.

Le soutien gouvernemental et l’avenir prometteur

La récente visite du Ministre de l’Entrepreneuriat, Petite et Moyenne Entreprise, Son Excellence M’ZINGA BIRIHANZE Désiré, à SADOK a été un moment marquant pour David BISIMWA BUHENDWA et son équipe. La présence du ministre a renforcé la crédibilité et la reconnaissance de l’entreprise, offrant de nouvelles perspectives et opportunités de croissance. Son soutien témoigne de l’importance accordée par le gouvernement à l’entrepreneuriat local et à l’épanouissement des petites et moyennes entreprises en République démocratique du Congo.

À travers SADOK, David BISIMWA BUHENDWA incarne l’esprit de l’innovation, de la détermination et de la passion entrepreneuriale. Sa vision de développer une entreprise de fabrication de chaussures de haute qualité, tout en mettant en valeur le talent et le savoir-faire congolais, est un exemple inspirant pour la jeune génération d’entrepreneurs du pays.

SADOK est plus qu’une simple entreprise de chaussures. C’est une manifestation concrète du potentiel entrepreneurial de la République démocratique du Congo. Grâce à des entrepreneurs visionnaires comme David et au soutien du gouvernement, l’industrie congolaise de la chaussure a un avenir prometteur, porteur de croissance économique et de fierté nationale.

Dans une ère où le « made in DRC » prend de l’importance, SADOK se positionne comme un pionnier dans la valorisation du talent et de l’artisanat local. En soutenant les entreprises congolaises, en privilégiant les produits locaux et en croyant en la force de l’entrepreneuriat national, nous pouvons tous contribuer à la construction d’un avenir florissant pour le Congo et à la réalisation des rêves de visionnaires tels que David BISIMWA BUHENDWA et son entreprise, SADOK. L’histoire de David et de SADOK est un exemple inspirant de persévérance et de détermination face aux défis, et ils continuent de repousser les limites de l’artisanat de la chaussure en République démocratique du Congo.

Kalehe : Grace KASHALI, Une Femme d’Action au Service de sa Communauté

Une Femme Engagée pour sa Communauté

Depuis sa jeunesse, Grace KASHALI s’est distinguée par son engagement envers sa communauté à Kalehe. Née à Goma, elle a des racines profondément ancrées dans ce territoire, ce qui lui confère un lien fort et une détermination sans faille à améliorer la vie de ses concitoyens. Elle a toujours été présente pour les moments importants et a agi comme une voix pour les sans-voix, un soutien pour les plus vulnérables, et une championne des droits des femmes.

La Décision de Braver les Stéréotypes

Fortement déterminée à créer un changement positif, Grace KASHALI a décidé de franchir un pas de plus dans son engagement en se présentant comme candidate à la députation nationale dans son territoire. Elle est l’une des rares femmes qui osent affronter le monde politique, bravant ainsi les stéréotypes et les préjugés qui entourent souvent la participation des femmes en politique.

Un Programme Axé sur le Développement et l’Autonomisation

Sa candidature repose sur son expertise et sa connaissance approfondie des problématiques locales. Grace met en avant des piliers de campagne importants tels que l’autonomisation des femmes, l’accès à l’éducation pour tous, le développement économique durable, et la promotion de la paix et de la cohésion sociale dans la région des Grands Lacs.

Le Soutien et l’Admiration de la Population

Son charisme et sa capacité à rassembler les gens autour d’une vision commune ont déjà attiré l’attention de nombreux soutiens locaux et nationaux. Sa détermination à faire entendre la voix de la population de Kalehe lui vaut déjà le respect et l’admiration de nombreux électeurs.

Les Défis et l’Espoir pour l’Avenir

Malgré les défis inhérents au monde politique, Grace KASHALI est prête à relever le défi avec courage et persévérance. Sa candidature apporte un souffle nouveau dans un territoire où la représentation politique féminine est encore en deçà des attentes. Elle incarne l’espoir et la détermination pour les femmes de Kalehe, montrant qu’elles peuvent être des actrices majeures du changement dans leur société.

Une Page Importante de l’Histoire Politique de Kalehe

Quelle que soit l’issue de l’élection, Grace KASHALI restera une source d’inspiration pour de nombreuses femmes et jeunes filles aspirant à jouer un rôle actif dans le développement de leur communauté et à contribuer positivement à la vie politique de leur pays. Avec sa candidature audacieuse et son engagement sans faille, Grace KASHALI a déjà écrit une page importante de l’histoire politique de Kalehe, laissant entrevoir un avenir prometteur pour la région et ses habitants.

Patrick BASSHAM