Nord-Kivu: Tout savoir sur MAARIFA, la foire agro-industrielle projetée en mars 2024 à Goma

L’initiative est des jeunes entrepreneurs réunis au sein de la plateforme dénommée « MAARIFA Learning Academy », un incubateur d’entreprises qui souhaite promouvoir le réseautage dans le secteur entrepreneurial en vue de participer à l’émergence économique de la RDC.

La Foire Agro-industrielle « MAARIFA » prévue du 15 au 16 mars 2024 à l’espace Full Gospel en ville de Goma, sera une occasion particulière pour les entrepreneurs, ont indiqué ses organisateurs, d’exhiber les atouts de l’entrepreneuriat local et de passer des messages de paix.

« Nous avons choisi comme thème « le patriotisme économique » avec l’idée de nous unir à ceux qui sont sur le terrain avec les armes (les Wazalendo) pour défendre la patrie. Puisque à l’instar d’eux, nous sommes aussi sur le terrain et défendons nos valeurs économiques. Parce que la guerre a besoin de l’économie pour être financée mais aussi l’économie a besoin de la paix pour fonctionner… » a souligné John Tsongo, membre de l’équipe organisatrice, à l’issue d’une séance d’échanges samedi 17 février avec les différentes parties prenantes.

Celui-ci attend des habitants de Goma l’appropriation de cette initiative qui s’inscrit dans la promotion de l’Entrepreneuriat dans cette région, ce secteur reconnu comme la clé du développement de chaque pays du monde.

Parmi les particularités de cet événement qui est à sa deuxième édition, après celle tenue à Butembo l’an dernier; l’organisation offre gratuitement les espaces d’exposition aux entreprises locales.

« Tous ces entrepreneurs attendent la participation massive des habitants de Goma à cet événement pour non seulement admirer leurs innovations mais aussi consommer et faire consommer leurs produits » a conclu John Tsongo.

Pour tout renseignement supplémentaire, celui-ci se laisse joindre aux adresses électroniques contactus@maarifaglobal.org, et +1(301)732-2426 et +243975219865

Emmanuel Barhebwa

RDC: Pas de pagne le 08 mars 2024, pour s’unir aux victimes de la guerre à l’Est

La décision est de la ministre congolaise du Genre, famille et enfant, Mireille Masangu. Elle est contenue dans un communiqué officiel rendu public dimanche 18 février 2024.

À la place du port de pagne, comme cela se fait habituellement le 08 mars en RDC, La ministre du Genre demande à toutes les femmes et jeunes filles congolaises de se mettre en tenues noires pour partager la douleur des tueries et la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

« Nous avons levé l’option que les activités du mois des droits des femmes pour cette année ne seront pas festives, cependant elles seront célébrées dans une attitude de deuil », a déclaré la ministre du Genre.

Elle annonce aussi dans ce même communiqué, l’organisation des rassemblements avec des bougies devant les bureaux des assemblées provinciales(parlements) à travers la République le 8 mars prochain.

Pour l’année 2024, la journée des droits des femmes est placée sous le thème international : « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme ».

Sur le plan national est le thème est : « Accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire ».

La Rédaction

Guerre au Nord-Kivu: Malgré son interdiction par le maire, la marche dite « de la libération » a bel et bien eu lieu à Goma

Plusieurs jeunes activistes des mouvements citoyens et groupes de pression étaient dans la rue ce lundi 19 février 2024 à Goma.
Déterminés à se rendre jusqu’à Sake à pied (27km de Goma) pour faire passer se confronter directement aux rebelles du M23, ces derniers ont finalement jugé bon de s’arrêter à Mugunga, à l’ouest de la ville de Goma, sur recommandation de leurs leaders et des autorités, pour des raisons sécuritaires.

Qu’à cela ne tienne, ces derniers se réjouissent d’avoir fait passer leur message à la communauté internationale, pour avoir notamment brûlé devant les caméras, et à ciel ouvert, les drapeaux de l’Union Européenne UE, des États-Unis (USA), de la France et du Rwanda; une façon pour eux de dénoncer la « Complicité de la communauté internationale » dans cette guerre d’agression.

Partis du Rond-point Signers, ces manifestants ont fait une bonne dizaine de kilomètres à pied dans les rues de Goma scandant de chants hostiles à l’endroit des agresseurs de la RDC et de la communauté internationale et arborant des calicots contenant des messages de réclamation de la paix.

Ces manifestants ont promis d’organiser d’autres activités dans les très prochains jours, afin de « s’attaquer directement aux impérialistes présents dans la région », ont-ils déclaré.

La Rédaction

Guerre au Nord-Kivu: Malgré son interdiction par le maire, la marche dite « de la libération » a bel et bien eu lieu à Goma

       Plusieurs jeunes activistes des mouvements citoyens et groupes de pression étaient dans la rue ce lundi 19 février 2024 à Goma. 
      Déterminés à se rendre jusqu'à Sake à pied (27km de Goma) pour faire passer se confronter directement aux rebelles du M23, ces derniers ont finalement jugé bon de s'arrêter à Mugunga, à l'ouest de la ville de Goma, sur recommandation de leurs leaders et des autorités, pour des raisons sécuritaires.

Qu’à cela ne tienne, ces derniers se réjouissent d’avoir fait passer leur message à la communauté internationale, pour avoir notamment brûlé devant les caméras, et à ciel ouvert, les drapeaux de l’Union Européenne #UE, des États-Unis #USA, de la #France et du #Rwanda; une façon pour eux de dénoncer la « Complicité de la communauté internationale » dans cette guerre d’agression.

   Partis du Rond-point Signers, ces manifestants ont fait une bonne dizaine de kilomètres à pied dans les rues de Goma scandant de chants hostiles à l'endroit des agresseurs de la RDC et de la communauté internationale et arborant des calicots contenant des messages de réclamation de la paix.

Ces manifestants ont promis d’organiser d’autres activités dans les très prochains jours, afin de « s’attaquer directement aux impérialistes présents dans la région », ont-ils déclaré.

La Rédaction

Guerre à l’Est: À leur tour, les forces vives du Sud-Kivu s’en prennent à la communauté internationale

C’est à l’issue des manifestations en plein centre-ville de Bukavu ce jeudi 15 février 2024, que ces Forces Vives de la Province du Sud-Kivu ont fait savoir leur mécontentement face l’attitude des uns et des autres face à cette guerre d’agression que subit la RDC, identifiant certains pays occidentaux comme complices au malheur actuel des congolais.

Dans leur déclaration où elles réitèrent leurs soutiens aux « vaillants résistants Wazalendo ainsi qu’aux vaillants soldats FARDC », les Forces Vives du Sud-Kivu dénoncent l’hypocrisie de certains pays dans cette guerre.

« Nous dénonçons pour la toute dernière fois le complot et l’hypocrisie de la Communauté internationale qui joue au sapeur pyromane en abusant de la patience et de la bonne fois des congolais. Particulièrement, nous dénonçons l’hypocrisie des USA, du Royaume-Uni, de la France, la Belgique et certains autres pays de l’Union Européenne qui changent de discours selon qu’ils sont à Kinshasa ou à Kigali pendant qu’ils soutiennent impunément le Rwanda et l’Ouganda dans la commission des crimes odieux contre les congolais et le pillage systématique des ressources naturelles congolaises » déclarent ces structures citoyennes.

À cet effet, celles-ci demandent au chef de l’État et au Gouvernement Centrale, à part « le retrait immédiat de notre pays dans l’EAC » ou encore « la fermeture des frontières avec le Rwanda et l’Ouganda « ; « la rupture des relations diplomatiques avec les USA, le Royaume-Uni, la France et les autres pays de l’UE impliqués dans l’holocauste oublié du Congo ».

Au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, les Forces Vives du Sud-Kivu exigent non seulement des sanctions claires contre le Rwanda et l’Ouganda, mais aussi un embargo sur les armes ainsi que des poursuites contre les auteurs de crimes contre les congolais.
À défaut de cela, préviennent-elles, « nous allons désormais les prendre pour les ennemis aussi ».

Il faut dire que la province du Sud-Kivu dont le Chef-lieu Bukavu s’approvisionne suffisamment en nourriture à partir de Goma, reste l’une des provinces affectées par la détérioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu marquée depuis quelque temps par la coupure des trafics routiers par lequel Goma s’approvisionne.

Emmanuel Barhebwa

Goma: les premières réactions face à la mesure interdisant la fréquentation des collines pour la prière

Rendue publique ce mercredi 14 février 2024, la décision du maire de Goma suspendant la fréquentation de collines pour la prière et l’intercession, ne laisse pas indifférents certains intercesseurs et fidèles de la ville touristique, joints par KivuNyota.

Pour le pasteur Safari, un des responsables de l’Église Kisima Bethsaida,située au quartier Katindo, cette décision est capitale en raison de la situation sécuritaire actuelle, qui ne permet pas les attroupements dans les endroits isolés de la ville.

“Nous ne sommes pas contre cette décision de l’autorité urbaine. Dans cette période de guerre où des bombes tombent fréquemment autour et à l’intérieur de la ville, ce n’est pas prudent d’aller prier sur une colline. Je pense que le maire a pris cette mesure pour nous protéger. Nous allons instruire tous nos fidèles d’être prudents” a-t-il déclaré.

L’avis est partagé par Mme Safi (nom d’emprunt) qui fréquente de temps en temps une colline au niveau de CCLK pour la prière.

« Certes cette décision va nous pénaliser, nous qui fréquentons ces endroits pour la prière et surtout pour plus de concentrations et de connexions avec le Seigneur. Toutefois, vu que c’est pour des raisons sécuritaires qu’elle est prise, nous n’avons qu’à nous y conformer. Nous pouvons désormais prier à la maison, à l’église ou n’importe où pourvu que nous soyons en sécurité » a-t-elle révélé.

« Il faut des mesures d’accompagnement! », insiste pour sa part Jospin Bisimwa, habitant du quartier lac vert, qui révèle que ce n’est pas la première fois que cette mesure est prise mais elle est régulièrement violée.

À l’en croire, « à un moment donné,il y avait des soupçons selon lesquels des bandits se cacheraient dans une grosse roche sous forme de cage, derrière une montagne dans ce quartier où les gens venaient régulièrement prier« . D’où exhorte-t-il aux autorités de renforcer la surveillance à ces endroits.

Le Commissaire Supérieur KAPEND KAMAND Faustin, maire de Goma, a interdit à dater de ce mercredi 14 février la fréquentation des différentes collines de la ville pour la prière et l’intercession.

Cette décision est prise pour des raisons sécuritaires, peut-on lire dans une copie du communiqué officiel de l’autorité urbaine, parvenue à la rédaction de KivuNyota.

Depuis longtemps, plusieurs intercesseurs des églises à Goma fréquentent des collines autour de la ville pour, selon eux, se concentrer dans leur moment de prière.

Cette mesure du maire intervient après plusieurs cas d’insécurité persistante à proximité de la ville de Goma, et à une période où la ville fait face à des menaces des rebelles du M23.

David Ushindi