Le professeur Jacques KALUME s’insurge contre l’ablation des organes pour guérir le cancer

Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur whatsapp
WhatsApp

En marge de la journée de sensibilisation contre le cancer, célébrée chaque 04 février, ce spécialiste en gynécologie et professeur dans plusieurs Université de rang international regrette que suite à un dépistage tardif,  les praticiens n’aient que l’ablation des organes infectés comme dernier et seul choix auquel recourir. La conception erronée et l’ignorance de cette pathologie la rend fatale dans la région.

Les cas de décès des personnes atteintes de cette anomalie sont de plus en plus vécus en Afrique qu’ailleurs, bien que le continent compte de moins en moins des cas d’infection.

A Goma par exemple, cette année qui vient de s’achever, le centre hospitalier que supervise ce Gynécologue a reçu seulement une quinzaine de patients majoritairement.

La tendance de recourir à l’abblation semble attirer la curiosité de certains ; ce que dément le Professeur KALUME :

“Le cancer n’est pas seulement un domaine qui intéresse les seules femmes ou les seuls organes génitaux des femmes. Il intéresse aussi bien les hommes que les enfants au même titre que cette pathologie attaque les organes différents selon les milieux et les cultures » précise ce spécialiste.

Le cancer est une pathologie essentiellement somatique, mais peut devenir psychosomatique puisqu’elle effraye dans son stade avancé où elle prend la tournure fatale, ajoute-t-il en appelant à une culture de dépistage à temps pour remédier à la « tradition de l’ablation » qui se transmet des générations depuis, dans les milieux non-initiés de la région, comme seul traitement au cancer.

 L’ablation des organes est une des modalités de traitement ; il est regrettable que même pour les catégories de cancer pour lesquelles cette pathologie pourrait être guerrie sans y recourir l’on puisse constater le cas”

Si les populations des pays développés sont de plus exposées au cancer, puisque vivant dans un environnement plein des substances chimiques, ionisantes et vivent d’une alimentation essentiellement faite des matières grasses ; dans la région de Goma il est autant des facteurs majeurs  qu’il existe autant de types de cancers, précise le Professeur Jacques :

«  les personnes qui travaillent dans des industries chimiques, sont facilement exposées au cancer de la vessie. Le tabac est un facteur majeur favorisant le cancer de poumons. Le cancer des seins est souvent lié à l’âge… certains virus, notamment de l’hépatite B peuvent favoriser le cancer de foie… »

A l’en croire, l’utilisation des pilules contraceptives est un facteur moindre qui pourrait conduire à un cancer du col de l’utérus ou autre, à moins de les utiliser par exemple dans 5 ans successifs.

Flavien MUHIMA