EXTRAIT DE MAUDIT SOIT LE JOUR OU JE T’AI RENCONTRE

Après un long moment de silence, le père de Marie la regarda et lui tourna le dos en disant :

– chérie, je ne peux pas revenir sur ma parole.

  • Dans ce cas, tu me perds aussi, tu n’as plus de fille et je maudis chaque jour que tu m’as appelé ta fille.

Pendant ce temps, Jack bavardait avec les frères et sœurs de Marie. Tout à coup, Marie sortit de la maison en courant. Quel triste début de l’année. Jack la poursuivit mais Marie prit sa voiture et s’éclipsa comme une flèche.

Jack comprit que Marie était en désaccord avec son père. C’était la fin du monde pour nos jeunes amoureux. Ils s’étaient choisis et s’imaginaient l’amour autrement. Marie voulait tout fuir, tout abandonner, oublier tout car elle venait de comprendre que son mariage n’aurait plus de sens sans la bénédiction de son père. Marie s’en alla loin, très loin de sa famille. Elle avait fait des économies en sachant que c’était pour son mariage mais voilà c’était bien le contraire qui s’offrait à sa nouvelle vie.  

Jack s’affola. Il était malade d’amour. Marie était partie sans aucun mot, sans aucune trace. Il ne s’imaginait pas la vie autrement. Après juste un mois de souffrance, Jack voulait mettre fin à sa vie, parce que la vie n’avait pas de sens sans Marie. Pour Marie, c’était la même chose.

Le beau-frère de Jack voulut se réconcilier avec le père de Marie pour soulager leurs enfants. Par malheur, le père de Marie le pourchassa avec une machette.

Il n’y avait plus d’espoir. Jack n’avait aucun contact ni aucune trace de Marie. La famille de Marie lança des avis de recherches mais c’était succès.

***

Marie tenta de mettre fin à sa vie à deux reprises. Son cœur ne voulait pourtant pas lâcher. Elle vit que mourir sans laisser un mot, c’était tuer Jack doublement. Elle décida d’écrire un mail à Jack mais celui-ci en avait déjà écrit une trentaine sans réponse.

Mon très cher amour Jack, je ne pas à trouver les mots pour dire ce que je ressens mais, crois-moi, je pense à toi toutes les nuit et je regrette d’avoir gâché ta vie. Je pense que tu comprends comme moi qu’il n’y a pas d’avenir pour nous deux car la haine de nos deux familles est plus forte que nous bien que notre amour reste debout. Je prends juste un moment.  C’est égoïste je sais mais tu es l’unique qui peut me comprendre. Prend bien soin de toi, mon amour… Marie

Apres la lecture de ce mail, jack fut soulagé. Il venait de savoir que Marie était bel et bien vivante quelque part. Il prit soin de garder la bonne nouvelle pour lui seul.

Marie était partie loin de toute chose, de sa ville qui l’avait vue naître mais elle vivait une vie dépourvue de sens car ses projets et ses ambitions étaient tombés dans l’eau. Sans doute, le mal de Jack ne pouvait que changer. C’était difficile pour elle de rentrer et mener une guerre qui n’avait pas d’issus, non plus la mort n’avait aucun impact sur elle.

Voilà alors qu’au milieu des querelles et de désolation l’amour la rattrapait. Elle avait toujours des malaises mais se décida de commencer à se battre pour ce qu’elle aimait. Il dut d’abord s’inquiéter pour sa santé.   

Dans la ville où elle était partie, il y avait un docteur du nom de Richard. Un homme qu’elle avait vu juste à l’entrée de l’hôtel quand elle venait mais ne s’en souvenait plus.

Elle avait tenté de mettre fin à sa vie deux fois de suite mais elle se réveillait toujours dans sa peau de tristesse et d’amertume. Rien ni personne ne pouvait la consoler ou changer sa vie de tourments d’un coup de baguette magique. Elle pleurait des journées entières espérant que la nuit lui ferait oublier ses tourments, mais elle attisait encore plus sa douleur et la plongeait dans des longues et tristes pensées.

Aucune journée n’avait été différente des autres. Toutes étaient semblables, jusqu’à ce qu’elle avait décidé de voir à quoi ressemblait la lumière du matin. C’était une belle journée en perspective. Là où elle habitait, personne ne l’avait vu car elle était chaque fois blottie dans son appartement jusqu’à ce qu’elle sorte pour prendre de l’air sur son balcon.

Et soudain une voix aussi douce que la sienne l’appela :

  • Bonjour !

La voisine ajouta

  • Tu es nouvelle ?
  • Non, dit Marie, je viens de faire environs trois mois et j’ai même oublié la notion du temps. On est quel jour ?

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