Mort du cardinal MONSENGWO : Mgr Faustin NGABU regrette le départ de son tout dernier «jumeau» dans le sacerdoce

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L’ancien Evêque de Goma aux temps du feu Cardinal MONSENGWO, encore en deuil pour la disparition de ce Prince catholique en mi-juillet, vient de faire une révélation inédite sur ce que son ami était de son vivant à ses yeux : « jumeau »

Pour le dire, dans son mot, en marge de la cérémonie d’inhumation de son confrère à Kinshasa, cérémonie à laquelle il n’a pas pris part physiquement, Monseigneur Faustin NGABU a confié que lui et le feu cardinal MONSENGO restaient les seuls encore en vie parmi les quatre prêtres  congolais  sur les quarante-quatre ordonnés à Rome le 21 décembre 1963 ; une raison de plus pour lui de regretter de manière particulière sa disparition. Selon l’évêque émérite du diocèse de Goma, “il y aurait beaucoup à retenir sur la vie du feu cardinal MONSENGO”.

Sur le plan spirituel, dit-il, Laurent MONSENGWO fut un Prêtre, Evêque, Cardinal, de grande foi… “Il croyait réellement, sincèrement au christ et il était prêt à le servir à tout moment”.

Sur le plan du travail, Mgr Faustin NGABU reconnait en MOSENGO un amoureux du “travail bien fait” et un homme d’une grande intelligence.

« Il avait une grande intelligence pour résumer très vite et assez rapidement en peu de chose même un grand discours. Quand nous étions aux études il avait la facilité de faire la synthèse du cours pour apprendre plus facilement… Un jour j’étais envoyé en mission par le Saint Siège dans un diocèse, et on me l’a donné comme secrétaire, et à la fin de la journée, j’ai trouvé qu’il avait déjà tout synthétisé de tout ce que nous avions traité pendant la journée. C’était agréable de travailler avec lui, et puis un travail assez bien fait… ».

Pour notre pays, ajoute Faustin, “il a toujours souhaité que ce Congo grand, puisse démarrer politiquement et économiquement ; voilà qu’il vient de mourir sans que cela ce soit encore réalisé…Il luttait vraiment pour cela, et c’est dans ce contexte qu’il a été même élu président de la conférence nationale souveraine et président du parlement de transition…Il avait un sens profond de la démocratie. ”.

Mais même s’il est mort avant que ce Congo démarre politiquement et économiquement, souligne enfin l’évêque émérite de Goma, « J’espère que là où il est au ciel, il va essayer d’obtenir cette grâce pour nous ».

Mgr Faustin NGABU; évêque émérite du diocèse de Goma a présidé, pour rappel, la messe de requiem organisée pour prier pour le repos de l’âme du cardinal Monsengwo mercredi 21 juillet 2021 au sanctuaire d’adoration de Goma.

Célèbre homme de l’Eglise Catholique du Congo, le feu cardinal Laurent MOSENGO est reconnu pour avoir défendu, sans relâche,  les droits de son peuple.  L’une de ses célèbres actions c’est son opposition en 2016 contre le glissement du régime de Joseph KABILA qui tentait un troisième mandant interdit par la constitution RD Congolaise. MONSENGWO a été depuis, reconnu par sa phrase célèbre « Que le médiocre dégage ». Sa lutte jointe à celle de milliers de congolais  aboutira à l’organisation des élections de décembre 2018 sanctionnées par la première alternance politique au pouvoir au pays.

Agé de 81 ans, Son Eminence Laurent Cardinal MOSENGO, inhumé en la cathédrale Notre Dame du Congo de Kinshasa mercredi 21 juillet 2021, est décédé le 11juillet à Versailles en France ;  six jours après son évacuation suite à la détérioration de son état de santé.

C’est toute la RDC qui a regretté son départ, a-t-on lu à travers les réactions à  l’annonce de son décès.

Emmanuel BARHEBWA