Kivu Nyota Presse

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C’est plus d’un habitant de Goma qui a exprimé, via les médias sociaux, son mécontentement, sa colère, ou encore sa rage (pour mieux interpréter ce sentiment) ; après avoir appris la nouvelle de ce énième cas d’assassinat d’un jeune par des hommes armés, le soir de ce lundi 17 janvier 2022.

En effet, la nouvelle victime de cette série d’assassinats en répétition en ville de Goma, c’est le jeune Yves Kitoga, 25ans. Celui-ci, selon plusieurs sources, venait de défendre à la veille(le 16janvier) son mémoire de fin d’etudes de licence à l’université lumière de Bujumbura/Section de Goma.
Le fait s’est passé au Quartier Himbi, en commune de Goma.
Yves aurait été fusillé, selon nos sources, avec sa maman, qui serait entrain de poursuivre jusqu’en ce moment, les soins dans une structure sanitaire de la place.

La rage exprimée par les habitants de Goma serait consécutive, à en croire plusieurs de leurs messages, au temps très court entre cet assassinat et celui de l’artiste Black-S Balume survenu dernièrement après près de trois jours de son kidnapping.

« Que vaut encore la vie d’un jeune à Goma ? », « les autorités ayant les attributions de la sécurisation des populations, sont-elles au courant de ces assassinats ou pas? », « Que n’avons-nous pas fait ? », nombreuses interrogations sont formulées en ce sens par les internautes de Goma, certains allant jusqu’à proposer que « la population se prenne enfin en charge sur le plan sécuritaire, vu l’échec constaté des services habiletés à la sécuriser ».

Pendant ce temps nombreuses personnes voient en cette recrudescence des cas d’assassinats en ville de Goma, une preuve de l’échec de l’Etat de siège, ce régime spécial instauré par le chef de l’État et prorogé régulièrement par les deux chambres du parlements de la RDC dans le but du retour de la paix à l’Est de la RDC.

Pour sa part le chef de l’État congolais avait signifié dans son discours à la Tribune des Nations Unies que ce régime spécial de l’Etat de Siège ne sera levé « que quand les circonstances qui l’ont motivé disparaîtront ».

De leurs côtés, les autorités tant urbaines ne cessent d’appeler la population à une collaboration étroite avec les services de sécurité pour apporter une réponse adéquate à ce problème d’insécurité.

Emmanuel BARHEBWA, à Goma

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