Kivu Nyota Presse

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C’est au cours d’une rencontre à Goma ce dimanche 08 mai 2022 avec la société civile, les journalistes de la place et d’autres cadres des provinces du Nord et du Sud-Kivu, que cette ONG spécialisée dans la construction de mini-barrage hydro électrique, antenne réseau, addiction d’eau potable, asphalte de routes,etc.;
a révélé son inquiétude au sujet du blocage auquel elle est butée ces derniers temps, l’empéchant d’entamer les travaux de construction de la route nationale N°2, réliant les villes de Goma et Bukavu.

En effet, s’inquiètent les responsables de ICOPTE(Initiative Congolaise pour la Promotion des Téchniques) après avoir réussi le plaidoyer auprès des bailleurs australiens pour le financement de ce projet à hauteur de 99millions de dollars, après le transfet de cette somme de l’Australie vers une banque de la RDC sur accord du premier ministre, après la signature du contrat avec l’entreprise qui pourra exécuter les travaux et l’achat des engins qui les effectueront; il se trouve qu’à ce jour le projet traîne d’être lancé faute de manque d’autorisation des autorités du Nord et du Sud-Kivu.

Prévu au mois d’octobre 2021, expliquent-ils, le lancement des travaux n’a toujours pas été fait jusqu’à ce jour suite à cet obstacle; ce qui poussent les bailleurs de fonds à commencer à réclamer le remboursement de leur argent au motif que les congolais ne sont pas intéressés par ce projet.

« Nous sommes prèts à tous les niveaux. Nous n’attendons que l’autorisation des autorités de ces deux provinces pour commencer les travaux » indique l’Ingénieur Mumbere Katsuva Patrick, DG de ICOPTE.

Ir. Patrick Mumbere KATSUVA s’adressant à la presse

Stupéfait, comme plusieurs des participants à cette rencontre, Monsieur Adrien Zawadi, président du bureau de la coordination de la société civile au Sud-Kivu, dit ne pas comprendre un tel agissement de la part des autorités face à un tel projet.

« C’est un sentiment de regret de constater que nos autorités n’ont pas la priorité sur les questions qui interessent la population. Cette route est d’une grande importance parce qu’elle rélie deux provinces. Nous demandons aux autorités de donner d’urgence cette autorisation afin que l’argent ne rentre pas auprès des bailleurs… » insiste-t-il.

M. Adrien Zawadi de la société civile/Sud-Kivu

Donnant des explications quant à la qualité de route à asphalter sur ce tronçon, Monsieur Roger Kitoka, représentant de l’organisation BP(Burmeister Partners) qui exécutera les travaux, indique qu’il s’agira d’une route modernisée.

« Selon le contrat que BP a signé avec ICOPTE, la route sera d’une qualité modernisée c.à.d avec tous les respects de l’art. Ce sera une route qui va supporter toutes les charges qu’il faut et une route durable. La garantie c’est au-délà de 15ans [de durabilité,ndrl]. Mais si une fois c’est moins de cela, BP va se charger de la réparation supplémentaire. L’épaisseur c’est de 85cm et la largeur sera d’une maximum de 3bandes, d’autres détails sont purement téchnique.je ne saurais pas les énumerer, mais retenez que ce sera une route modernisée… » explique-t-il tout en rassurant que les engins roulants necessaires à assurer les travaux sont déjà disponibles.

M.Roger Kitoka de l’entreprise BP

Qu’est-ce qui expliquerait la résistance des autorités à donner le go pour que ces travaux débutent? Cherchent-elles leur part? Ont-elles d’autres parténaires candidats à l’exécution de ce projet? N’y voient-elles pas claires?
Autant des questions qui restent en suspens et qui attendent des explications claires et urgentes des autorités de ces deux provinces vis-à-vis de la population qu’elles dirigent.

Emmanuel BARHEBWA

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