Goma: AGIR RDC remet des brevets aux lauréats du programme Leadership et Engagement

La cérémonie de remise des brevets a eu lieu dans l’enceinte de l’Université de Goma, partenaire de ce programme, et a été marquée ce vendredi 28 novembre 2025 par des témoignages poignants des bénéficiaires sur l’impact qu’a eu le programme Leadership et Engagement sur leur parcours en tant qu’étudiants et acteurs du changement dans la communauté.

Ils sont près de soixante, ces étudiants issus des différentes universités de la ville de Goma, qui ont été formés pendant six semaines sur des thématiques d’actualité conçues pour les préparer à la vie professionnelle et les motiver à s’engager activement pour apporter le changement dans leur communauté. Ces thématiques sont entre autres « Leadership, droits humains, planification et gestion des projets, communication communautaire, documentaire ainsi que la photographie axée sur l’impact ».

L’expérience a particulièrement marqué la Directrice de AGIR RDC, qui s’est réjouie de l’intérêt manifesté par ces étudiants durant toutes les séances de formation.

« Nous avons été marquées par le fait qu’au-delà du monde académique, ce ne sont pas de jeunes qui restent à la maison à ne rien faire. Ce sont de jeunes actifs et dynamiques déjà présents dans différentes plateformes et réseaux au sein de la communauté. Nous espérons que ce qu’ils ont appris pourra les aider d’abord dans leur vie actuelle et ensuite dans leur vie post-académique », a déclaré Mme Modestine Mbuta Etoy, promettant un accompagnement de Agir-RDC à chaque initiative qu’ils prendront.

La même satisfaction est partagée par Mireille Ikuzwe, responsable du programme Leadership et Engagement au sein de Agir-RDC, qui estime que la pertinence de ce programme dans le contexte actuel de Goma et de la province du Nord-Kivu réside dans le fait qu’il motive la jeunesse à agir, à être actrice du changement.

« Si les jeunes ne sont pas bien encadrés, s’ils ne s’engagent pas, il y a un risque que la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement reste telle qu’elle est… », note Mireille Ikuzwe.

« La formation a changé notre façon de réfléchir et notre manière d’agir »

Au cours de cette cérémonie de remise des brevets, les lauréats ont loué l’initiative de AGIR RDC et la qualité des facilitateurs qu’elle a mis à leur disposition.

Caroline Makwera, étudiante en première année de Doctorat dans la faculté de médecine de l’Université de Goma, dit avoir été particulièrement touchée par ce qu’elle a appris dans le domaine des droits humains.


« Je sais désormais quels sont mes droits et comment je peux procéder pour les revendiquer », se réjouit-elle. « Après ici, je m’engage à relayer le message reçu auprès de mes camarades et dans toutes les plateformes où je pourrai intervenir ».

Christian Mbasa pour sa part, étudiant en Master 2/faculté de Théologie Protestante de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL), a été marqué par la thématique ayant porté sur l’élaboration des projets.


« En suivant tout ce qu’on nous a enseigné, j’ai réalisé que c’était une opportunité pour moi d’asseoir des bonnes bases pour élaborer de bons projets… J’ai aussi trouvé dans la même thématique une certaine corrélation avec la rédaction de nos travaux scientifiques. Ce qui sera un double avantage pour nous », s’est-il réjoui.

C’est la deuxième promotion des étudiants que forme AGIR RDC dans son programme Leadership et Engagement, un programme soutenu par Act for Congo et Woven Foundation.
AGIR RDC est une organisation qui milite pour le changement de mentalité dans la communauté, poussant la population à abandonner la culture d’attente de l’aide étrangère pour une culture d’auto-prise en charge pour le développement communautaire.

Emmanuel Barhebwa

Kivu Fashion Week 2025 : Quatre pays d’Afrique attendus à Goma ce dimanche 30 novembre pour célébrer la mode

La ville de Goma s’apprête à vibrer au rythme de la mode ce dimanche 30 novembre 2025. Sous le thème « Résilience, Solidarité, Espoir », la quatrième édition de la Kivu Fashion Week prévoit réunir dimanche des stylistes, modélistes, mannequins, couturiers et divers artistes venus du Rwanda, de la République Centrafricaine, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo.

Pour les organisateurs, cette rencontre régionale vise non seulement à rapprocher les peuples, mais aussi et surtout à offrir une plus grande visibilité aux artistes locaux.

« Goma regorge d’artistes talentueux dans le dessin, la peinture, la couture, le modélisme et bien d’autres disciplines; mais dont les œuvres restent souvent méconnus du grand public. On retrouve ici des artistes qui réalisent de meilleurs tableaux, des styles et marques impressionnants mais qui restent souvent dans l’ombre du grand public. Depuis 2022, notre objectif est de leur offrir un espace où ils peuvent s’exprimer et montrer au monde ce qu’ils savent faire. Cet événement est donc une chance pour eux de gagner en visibilité et d’accéder à de nouvelles opportunités », explique Omar Kalom, Directeur artistique de cette édition.

La grande particularité de Kivu Fashion Week cette année, explique-t-il, réside dans la participation de stylistes et artistes de renom venus des cinq pays partenaires, ainsi que dans la forte mobilisation des artistes locaux pour cet événement malgré le contexte particulier que traverse Goma actuellement.

Outre les défilés, la soirée sera animée par des prestations musicales d’artistes locaux qui cartonnent sur le scène tant locale, nationale qu’internationale.

Omar Kalom invite enfin les habitants de Goma à se mobiliser massivement pour soutenir l’événement. Le rendez-vous est donné à l’hôtel Serena, dès 15 heures locales. L’accès est conditionné à l’achat d’un billet (tarif indiqué sur l’affiche), une contribution destinée à appuyer le travail de l’équipe organisatrice.

La Rédaction

Lutte contre les erreurs médicales en Médecine : Des jeunes de Goma mettent en place des bracelets pour stocker les données médicales des patients

Goma, République Démocratique du Congo – Dans le cadre de la lutte contre les erreurs médicales, une équipe de jeunes innovateurs de Goma a mis en place une solution technologique innovante : des bracelets et des cartes qui permettent de stocker les données médicales des patients. Cette initiative, baptisée HealthLink, a été présentée au public de Goma lors d’une conférence organisée ce samedi 22 novembre 2025 dans l’enceinte de Go innovation, siège temporaire de ces innovateurs.

Selon le Docteur Chris Kitumaini, membre de Kilo Volt Lab, l’entreprise à l’origine de cette innovation, les erreurs médicales sont un problème réel dans les structures de santé de la région.

« Il est fréquent que des gens amènent à l’hôpital un malade en état d’inconscience sans avoir aucune information sur son identité, sa famille, son allergie, son groupe sanguin, ses dernières consultations médicales, son état sérologique, etc…» explique-t-il. « Et lorsqu’un  professionnel de santé tombe sur un tel cas, il est guidé par l’instinct pour prendre des décisions sur le traitement. Et c’est cela qui l’expose justement à des éventuelles erreurs médicales ».

Les données de l’OMS, citées par Kilo Volt Lab, révèlent que chaque année, plus de trois millions de personnes dans le monde meurent à cause des erreurs médicales, dont près de la moitié en Afrique.

Pour réduire ces risques, les innovateurs de Kilo Volt Lab ont mis en place des bracelets et des cartes munis de codes QR qui renvoient aux données du patient contenues dans une application mobile.
Cette application, appelée HealthLink, comporte deux sections : une réservée aux médecins et une autre accessible à tout le public.

« La section destinée aux médecins renferme des données confidentielles du patient, ses dernières consultations, ses allergies, et tout ce qui peut guider avec précision une nouvelle prescription médicale », explique l’ingénieur Elvis Ansima, Directeur de Kilo Volt Lab et l’un des concepteurs de ce dispositif.
« La section destinée à tout le public donne tout simplement des renseignements sur l’identité du patient, son adresse et surtout un espace d’alerte pour envoyer un message à un membre de famille ou un proche lorsque l’utilisateur est en état d’inconscience ».

Les concepteurs de HealthLink soulignent que l’accès à l’application est sans condition pour tout le public détenant un smartphone, mais que les médecins doivent s’enregistrer pour accéder à la section qui leur est réservée.

Il a également été révélé que l’application pourrait faciliter aussi l’échange d’informations entre médecins, même en situation où le patient est conscient.
« Il arrive des situations où le patient, bien qu’en état de conscience, n’arrive pas à fournir des informations cohérentes et sûres sur son état. C’est à ce niveau qu’interviendra l’application pour éclairer le médecin sur les dernières conclusions de ses prédécesseurs« , a ajouté l’ingénieur Ansima.

Une solution spécifique à un problème réel

Cette innovation a été saluée par les professionnels de santé présents à la conférence, qui ont encouragé une large vulgarisation de ce message au sein de la communauté.

« C’est une solution qui permettra au médecin de faire des diagnostics précis, dans n’importe quelle situation de telle manière que lorsque le malade ne sait pas s’exprimer, ses informations parleront à sa place », a déclaré le Docteur Benoît Baguma, médecin participant à la séance.

Les témoignages d’autres médecins présents à la conférence ont également souligné l’importance de cette innovation dans le contexte de la région marquée par des tensions récurrentes.

« Lors des périodes de conflit, nous avons reçu des blessés de guerre sans identification. Les familles devaient parfois fouiller parmi les cadavres pour retrouver leurs proches, ce qui aggravait leur douleur. Avec cette innovation, nous aurions pu éviter cette souffrance et sauver des vies. » a témoigné un autre médecin présent.

Les innovateurs de Kilo Volt Lab qui vendent leurs bracelets à six dollars américains la pièce, restent ouverts à d’autres orientations pouvant améliorer leur créativité et appellent les autorités à soutenir leur initiative pour sauver des vies. Ils se laissent joindre au numéro whatsapp +243 971 774 989.

Emmanuel Barhebwa

Goma: FOBE ASBL et ses partenaires mobilisent les étudiants contre les VBG en milieu éstudiantin

Une importante session de formation sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) s’est tenue à l’université de Goma (UNIGOM) ce mardi 18 novembre 2025.
L’initiative est portée par la Fondation Biesther (FOBE)ASBL et d’autres organisations telles que le Club RFI, Congo Mwinda, Waza and Acted ainsi que L’université de Goma, sous la coordination majeure des ses partenaires du Cluster VBG sous le lead de UNFPA.

L’activité visait, selon ses organisateurs, à renforcer la prévention, la prise en charge et la sensibilisation des jeunes universitaires face aux risques de violences et d’abus auxquels ils peuvent être confrontés dans leur environnement académique.
La formation a réuni des étudiants, des responsables académiques, des représentants des associations estudiantines et plusieurs acteurs de la société civile.

Au cours de cette session, La Fondation Biesther (FOBE) s’est illustrée comme un partenaire engagé dans la promotion des droits humains et la lutte contre les VBG. Grâce à son soutien logistique, technique et pédagogique, la session de formation a pu atteindre un large public issu de toutes les universités et instituts supérieurs de Goma.

Dans son allocution, Zaina Chaupanga Mignonne, Directrice de la Fondation Biesther FOBE ASBL à Goma, a réaffirmé l’engagement de sa structure à poursuivre la lutte contre les VBG et l’exploitation sexuelle, particulièrement parmi les jeunes.

La Directrice de FOBE ASBL a également présenté les programmes de son organisation dans l’accompagnement psychologique, juridique et social aux victimes de violences, ainsi que ses actions de sensibilisation en milieu scolaire et communautaire.

Une réponse urgente à une problématique croissante

Dans un contexte où les VBG et les cas d’exploitation sexuelle restent largement répandus, notamment dans les milieux éducatifs, les universités de Goma ont reconnu la nécessité d’une action conjointe.

Les participants ont été sensibilisés notamment sur «les différentes formes de VBG», «les mécanismes de prévention», «les outils de dénonciation et de prise en charge»; «les principes et obligations de la PSEA» ; «le rôle des étudiants dans la promotion d’un environnement académique sûr et respectueux».

Vers un engagement durable dans les milieux universitaires

À l’issue de la session, plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment la mise en place de comités internes contre les VBG dans les établissements, l’élaboration de canaux sûrs de dénonciation, ainsi que l’organisation régulière de campagnes de sensibilisation.

Les étudiants participants ont exprimé leur satisfaction et ont appelé à la pérennisation de ce type d’initiatives, affirmant que la formation leur a permis de mieux comprendre leurs droits et responsabilités.

Une étape importante pour la sécurité et la dignité des étudiants de Goma

Cette formation marque une avancée significative dans la promotion d’un environnement académique sain et sécurisant. L’implication de la Fondation Biesther (FOBE) ASBL et l’engagement personnel de sa Directrice témoignent d’une volonté ferme de protéger les jeunes contre toutes formes de violences et d’abus sexuels.

La Rédaction

Goma en fête après la victoire des Leopards : Le football, un chemin vers l’unité nationale

La victoire des Léopards de la RDC face aux Super Aigles du Nigeria ce dimanche 16 novembre au Maroc dans le cadre de la finale des Barrages Africains pour la qualification à la Coupe du Monde 2026 a été bien plus qu’un simple succès sportif. Elle a été un moment de rassemblement pour les Congolais, un symbole d’unité nationale qui transcende les tensions politiques et les divisions actuelles dans le pays.

À Goma, ville administrée actuellement par l’AFC-M23, les habitants ont célébré avec faste la qualification de leur équipe nationale aux barrages intercontinentaux de la Coupe du Monde 2026, en communion avec les congolais de toutes les autres provinces et ceux de la diaspora.

Partout dans le pays, les Congolais ont vibré au rythme des Léopards, oubliant pour un instant les difficultés et les tensions socio-politiques actuelles.

Les images de la soirée de ce dimanche à Goma resteront inoubliables marquant l’amour des congolais envers leur équipe nationale.

Malgré la longue durée qu’a pris cette rencontre sportive, les Gomatraciens sont restés jusqu’au bout accrochés devant leurs post-téléviseurs et les écrans des smartphones attendant le verdict de ce match riche en suspens.
Et lorsque Chancel Mbemba a transformé son tir en « but de la victoire » lors de la séance fatidique des tirs au but, c’était l’explosion de joie, les larmes de bonheur, les embrassades…

L’ambiance était électrique, les bars, les alimentations et les espaces publics étaient encore ouverts alors qu’il faisait déjà minuit passé.

Les manifestations de joie et des scènes de liesse qui ont suivi cette dernière action du match prouvent que nombreux sont ceux qui suivaient en direct cette rencontre. L’ambiance des bruits des chants, des sifflets, et des tambours,… s’est poursuivie jusqu’autour de 1h du matin marquant la fête dans plusieurs rues de Goma.

Les Léopards ont réussi là où les politiciens semblent avoir échouer : unir un peuple. Ils ont montré que, malgré les différences, les Congolais peuvent se rassembler autour d’une cause commune, d’un rêve partagé. Ils ont prouvé que le football peut être un puissant vecteur d’unité et de cohésion sociale.

Cette victoire est un message d’espoir pour le peuple congolais, un rappel que l’unité est possible, même dans les moments les plus difficiles. Les Léopards ont montré que, ensemble, les Congolais peuvent accomplir de grandes choses.

Félicitations aux Léopards, félicitations à la RDC !

Emmanuel Barhebwa

RDC: Reportage Properties, un acteur majeur de l’immobilier en Afrique, arrive à Goma

La société Reportage Properties a lancé ses activités à Goma ce samedi 15 novembre 2025, avec une conférence de deux jours axée sur la présentation de ses projets immobiliers dans plusieurs pays d’Afrique, qu’elle est au point de lancer en République Démocratique du Congo.

Spécialisée dans la construction et la vente d’immobiliers, Reportage Properties vise à moderniser et à développer la ville touristique de Goma.

Le promoteur de la société dans la région, Monsieur Alexis Makabuzi, a indiqué que cette initiative est une opportunité à saisir avec deux mains car elle apportera une touche particulière dans la construction en hauteur et participera au développement des villes avec la création de résidences de luxe, d’hôtels et de centres commerciaux.

« Reportage Properties est une société qui a pris naissance aux Émirats Arabes Unis et est présente aujourd’hui dans plusieurs pays d’Afrique », a déclaré Monsieur Makabuzi. «Son arrivée dans notre pays doit être reçue avec enthousiasme suite à l’impact de ses projets dans le développement de nos villes. Nous avons beaucoup milité pour qu’elle arrive chez nous après avoir vu ce qui se passe ailleurs. Notre souhait est que la population soutienne l’initiative.»

Les autorités administratives sont appelées à faciliter l’acquisition des terrains pour les grandes constructions.

Reportage Properties assure par ailleurs que toutes ses constructions tiennent compte des réalités environnementales de chaque région et qu’il n’y a rien à craindre quant à la situation de la ville de Goma, une ville bâtie au pied du volcan et exposée aux éventuels tremblements de terre.

La conférence se poursuit jusqu’à ce dimanche 16 novembre. Sur place, la Société Reportage Properties vend également ses édifices, dont les appartements de luxe, éparpillés à travers plusieurs pays d’Afrique, dont le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda.

Emmanuel Barhebwa