16 jours d’activisme à Goma: le collectif Alpha Ujuvi sensibilise les élèves sur les violences en milieu scolaire

Au total 62 élèves filles et garçons du centre de récupération scolaire (CRS) « FURAHINI » à Goma, ont pris part à cette Séance de sensibilisation organisée par le Collectif Alpha Ujuvi ce vendredi 02 décembre, avec comme message central: « Tous disons non à toute formes des violences faites aux jeunes filles en milieu scolaire ».

S’inscrivant dans le cadre de la campagne mondiale de 16 jours d’activismes contre les violences faites aux femmes et aux filles, l’activité a été marquée par des échanges entre les sensibilisatrices et les élèves autour de leur compréhension des concepts violences, genres, masculinité positive, etc. ; avec des jeux d’illustrations pour une meilleure assimilation de la matière.

Il s’agissait, d’après Madame Xaverine Karomba, responsable du département de l’enfance au sein dudit Collectif; de sensibiliser les jeunes filles et garçons, d’une part sur les différents types de violences et les mécanismes de lutte contre celles-ci, et d’autres part sur la masculinité positive et le Genre.

Celle-ci dit se réjouir de la participation active de ces élèves durant les différents échanges.

« Nous avons été satisfaits de leurs réponses sur les thématiques abordées. Les enfants ont fait sortir tout ce qu’il y a comme type de violence. Ils ont même montré comment ils peuvent s’impliquer pour lutter contre ces violences. Ils ont révélé plusieurs stéréotypes qu’ils entendent dans la société au sujet des inégalités qui existent entre hommes et femmes. Et Après les différents jeux et les différentes explications des intervenantes, les enfants ont compris que l’homme et la femme doivent vivre dans la complémentarité… » a déclaré Madame Xaverine Karomba.

Ils se sont même engagés, ajoute-t-elle, à dire « non aux grossesses précoces, non aux points sexuellement transmissibles, non aux maisons de tolérance, non à toutes formes des violences faites aux filles, voire des violences dans les ménages ».

Pour sa part Madame Geneviève Bijanja, superviseur de l’approche MAP(Masculinité Positive) dans la zone de santé de Nyiragongo; l’une des intervenantes, assure qu’elle est convaincue que ces échanges avec les élèves, auront un grand impact dans leur vie non seulement à l’école mais également en famille.
Elle souhaite que pareilles séances se multiplient et « s’étendent dans d’autres écoles de Goma et d’ailleurs pour mettre fin à toutes ces formes de violences que continuent à subir plusieurs femmes et filles dans notre région ».

Quelques élèves qui ont participé à cette activité, résolvent de combattre désormais toutes les formes de violences évoquées.

Jibu Habyarimana Jolie, élève fille de la 3ème vision au CRS Furahini, dit être enrichie par les enseignements ayant porté sur la sexualité.

 » j’ai été touchée quand on a expliqué comment lutter contre les violences sexuelles, et les rapports sexuels interdits…J’ai appris que si un garçon m’aborde dans le sens d’une agression (à caractère sexuel, ndlr), je dois dénoncer soit auprès des parents, ou soit auprès de l’enseignant » a-t-elle révélé.

Et son collègue Babu Kamutunga, élève garçon d’ajouter:

« On a démontré comment à la maison, ce sont les filles qui travaillent plus par rapport nous garçons. Je crois que je veux commencer à les aider, mais je le ferai avec modération pour ne pas les rendre paresseuses… »

Notons qu’une activité similaire est prévue dans les prochains jours en faveur des adultes en formation, au centre digital du Collectif Alpha Ujuvi, dans le but de renforcer cette sensibilisation, ont annoncé ses
responsables.

Emmanuel Barhebwa

Clôture de l’année académique 2021-2022 à l’ISC/Goma: la DG dresse un bilan positif de l’année LMD

« Notre institution est la première à avoir organisé la cérémonie de collation des grades académiques pour ses finalistes ici à Goma…Cela prouve que nous avons respecté le calendrier et que l’année s’est bien déroulée… » C’est en ces termes que se réjouit la Directrice Générale de l’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC/Goma) à l’occasion de la double cérémonie de collation des grades académiques et clôture de l’année académique 2021-2022, intervenue en date du 02 novembre 2022.

Pour la professeure-Docteur Honorine Ntahobavuka Habimana, la satisfaction est grande à l’issue de cette année, en raison de l’adaptation au système LMD instauré par le Gouvernement Congolais dans cette institution supérieure.

« En tout cas, je suis entrain de féliciter tous les gens de l’ISC/Goma, que ça soit les enseignants et les étudiants. Ils se sont vite adaptés. Au début nous avons fait des formations à tous les niveaux, au niveau des enseignants, des gestionnaires et des étudiants, et ça a produit des fruits.Je crois aussi que ce qui a contribué à la réussite de ce système c’est cette évaluation des enseignants par les étudiants. Chaque enseignant donnait cours sachant qu’il sera évalué par les étudiants et cela a motivé… » a-t-elle expliqué.

La DG de l’ISC précise que les inscriptions pour l’année académique prochaine ont débuté, invitant les finalistes de l’école secondaire à ne pas hésiter de venir prendre leur inscription à l’ISC « pour bénéficier d’une formation de qualité et décrocher au bout de 3 ans leur licence, suivant le nouveau système ».

Un autre atout de l’ISC/Goma, précise-t-elle, est que nous avons des partenaires qui nous demandent de recommander les meilleurs lauréats; quand nous les recommandons, ils les prennent… »

L’ISC Goma a déversé au marché de l’emploi plus de 150 lauréats (ayant terminé en première session) cette année académique dans ses filières de Comptabilité, fiscalité, Marketing, Douane et assises, informatique, etc.

Emmanuel Barhebwa

Masisi: Le Chef MAPENDO SHINDANO David alerte sur les conditions précaires d’apprentissage des élèves à Lushebere

Le Gouvernement congolais et ses partenaires sont priés de venir en aide aux élèves de la localité Lushebere qui passent calvaire dans leur apprentissage. Ce message est du chef de la localité Lushebere du groupement Baphuna dans le secteur Osso-banyungu, territoire de Masisi au Nord-Kivu; dans une interview accordée à KivuNyota ce vendredi 14 octobre 2022.

À l’en croire, les élèves des écoles de la place poursuivent leur instruction dans des conditions non à appropriées pour leur développement intellectuel.

Cette situation précaire est globalement causée,indique-t-il, par des violents affrontements des Forces armées de la République démocratique du Congo en opposition avec le groupe armée APCLS(alliance du peuple pour un Congo libre et souverain).

« les habitants ont fuit leurs ménages. Mais ils sont entrain de retourner. Les écoles ont été démolies dans la guerre. Plusieurs enfants de ces retournés font face au manque des fournitures scolaires. Les enseignants encadrent les enfants dans des hangars. Ça ne rassure pas une bonne formation de nos enfants », dit MAPENDO SHINDANO David.

Et de poursuivre:

« Nous appelons le gouvernement et ses partenaires humanitaires qui travaillent dans le secteur éducatif de porter secours à nos enfants qui risquent de mal finir l’année scolaire ».

Rappelons que l’année scolaire en cours est à son deuxième mois, pendant que plusieurs élèves traînent à reprendre le chemin de l’école faute de la guerre et des moyens.

David UshindDU, depuis Masisi

J.M des enseignants : À Masisi, les enseignants déplorent encore leurs conditions de traitement

À l’occasion de la célébration de la journée internationale des enseignants, KivuNyota a baladé son micro ce mercredi 05 octobre dans différentes écoles de la sous-division de Masisi 1,pour recueillir les avis des professionnels de la craie sur l’évolution de leur métier.

Tout d’abord certains dénoncent le retard avec lequel leur parvient souvent leur salaire, la paie étant assurée par l’ONG Caritas.

« Nous commencerons cette journée dans la misère. Monsieur le journaliste, nous sommes le 5 octobre et notre salaire du mois écoulé n’est pas encore venu. c’est dommage pour nous. Aucune explication jusque là ni de la Caritas qui gère cette question, ni du Gouvernement. Chose qui met en inquiétude la vie de l’enseignant de Masisi » dit monsieur BATAANA SIMWERAY Joseph enseignant professeur.

Cette journée mondiale permet à chacun de réfléchir sur le rôle crucial que jouent les enseignants dans la transformation du potentiel de leurs élèves, en les dotant des compétences nécessaires pour assurer leurs responsabilités envers eux-mêmes, les autres et la planète.

MIRINGIYA MUNYAZI Jean-Baptiste,enseignant dans le village Kaniro profite de cette journée pour demander aux gouvernement de respecter toutes les promesses tenues pour rendre facile la vie de l’enseignant.

« À travers cette journée, je demande au gouvernement de réaliser toutes ses promesses pour honorer la vie des enseignants congolais. Nous attendons la réalisation du communiqué qu’a signé et publié le ministre de l’EPST au sujet de l’acompte des enseignants mécanisés dès la paie de ce mois d’octobre, que ça soit pas une autre promesse » a-t-il déclaré

Le thème adopté pour cette journée dédié à l’enseignant pour son honneur est  « la transformation de l’éducation commence par son enseignant ».

David UshindDU, à Masisi centre

Masisi: Rentrée effective dans la sous-division Masisi 1.

La rentrée scolaire 2022-2023 a été effective dans toutes les écoles de la sous-division Masisi 1 ce lundi 5 septembre 2022. Confirmation des chefs d’établissements contactés par Kivu nyota.

Seulement pour la commune de Masisi, au chef lieu du territoire portant le même nom, 4205 élèves étaient présents dans les écoles. 2409 aux primaires et 1595 dans les écoles secondaires, parmi eux 765 filles.

Dans un communiqué officiel de la sous-division, le sous-proved Masisi 1 se réjouit du nombre excellent des apprenants visibles aux écoles pour cette première journée d’ouverture des activités scolaires. Faida Nyamulinduka Luc souhaite qu’avant la fin de la semaine en cours le dernier élève soit sur son banc d’apprentissage.

David UshindDU

EXETAT à la FPM: Emmanuel GASHAMBA inquiet du faible taux de participation dans sa province éducationnelle

Les candidats aux Examens d’Etat du domaine de la formation professionnelle et Métiers (FPM) de la province éducationnelle Nord-Kivu 1, ont présenté ce lundi 29 août les épreuves hors session des Examens d’Etat/Édition 2022, après le report de ces dernières de la date du 25 juillet dernier, ayant coïncidé avec les manifestations anti-Monusco à Goma et dans d’autres villes. 

L’inspecteur principale provinciale( IPP) de la province éducationnelle Nord-Kivu 1 du domaine de la formation professionnelle et Métiers, qui a lancé ces épreuves dans la grande salle du Collège Mwanga de Goma, a révélé que sa province éducationnelle est parmi celles qui accueille un faible effectif des candidats à ces épreuves. Ce qui pousse à conclure, selon lui, que plusieurs personnes n’ont pas encore compris le bien fondé de cette opportunité que le Gouvernement offre à tous ceux qui font les métiers; en dépit de toute la campagne de sensibilisation faite sur la question.

« J’ai été à Kinshasa j’ai trouvé 797 candidats dans mon rapport pendant que mon collègue IPP du Nord-Kivu2 à Butembo avait 4000 candidats. Donc les gens d’ici ne comprennent pas encore. Et même aujourd’hui, suite à de cette indisposition du 25juillet, je n’ai que 450 candidats répartis sur 25 centres. C’est vraiment un manque à gagner terrible… » s’inquiète Emmanuel GASHAMBA.

S’adressant aux personnes qui boycottent délibérément ces épreuves, l’IPP/Nord-Kivu 1 prévient que « le moratoire du Gouvernement est de 3 ans (l’année passée, cette année et l’année prochaine). Après les 3 ans tout celui qui sera retrouver sur terrain sans diplôme de son métier sera arrêté. Personne ne va vendre les médicaments s’il n’a pas de diplômes de pharmacie, personne ne va couper les cheveux des gens sans avoir le diplôme de coiffure, personne ne va coudre un habit sans avoir le diplôme de coupe et couture, personne ne fera plus un métier sans le diplôme de ce métier là… Et donc la police, l’ANR et l’armée vont s’occuper de tous ceux qui sont informés mais refusent de s’exécuter… »

La session ordinaire de ces épreuves est prévue du 1er au 3 septembre 2022, a révélé Emmanuel GASHAMBA qui indique que les candidats qui passent ces épreuves, y ont été admis après avoir payé les frais de participation fixés à 60$ USD. Certains proviennent des centres de formation professionnelle et métiers et d’autres exercent déjà les métiers pour lesquels ils souhaitent avoir le diplôme.

Emmanuel Barhebwa