Rien qu’à une seule croquette, vous emmagazinez, en tout 13 vertus de ce produit.
Le nouveau chips de UJAMAA, entreprise spécialisée dans l’agroalimentaire dans la ville de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo, est désormais disponible, petit coin de votre rue.
Fait à base de ginginbre, de citron et de miel, le Tanga chips au citron made in Goma vous permet de lutter contre les rides, les fatigues et inflammations la cellulite et le cancer. Tanga chips au citron, au-delà de renforcer le système immunitaire, vous évite des nausées, renforce le système digestif; bien plus, est un aphrodisiaque naturel.
Ce nouveau produit de UJAMAA vient s’ajouter à une autre game de farine disponibles depuis, fabriquées à base de produits cultivés localement: -la farine de MASOSO+BLÉ (Mélange de maïs, sorgho, soja et blé) réputée d’une grande richesse en vitamines, en protéines, en calcium, en fer, et pleins d’autres nutriments;la farine de TANGAUSI MOULU avec des nombreuses vertus médicinales; le NJIMBA(farine de banane plantain); etc.
Pour plus d’infos, prenez rendez-vous à nos locaux sis sur Boulevard Julien PALUKU, Avenue Nyiragongo, Quartier Murara; près de l’Eglise KANISA LA MUNGU/ MURARA. Nos adresses électroniques: ujamaae@gmail.com , +243977305398, +243810937721
Chaque jour, des dizaines d’enfants franchissent des avenues à la << recherche de la vie >>…
Ils sont sans familles, sans abris, et sans espoir de manger, encore moins de s’habiller…
Ils sont dans des poubelles les plus ennuyant de la ville, ou sur des rues à quémander à tout passant,… Nombreux les appellent << maibobo >>.
Elie KAZARAMA est l’un d’eux. Nous l’avons rencontré au centre ville de Goma, non loin du bureau de la poste, aux alentours du rond point BDEGL.
Avec une plaie sur son front, Élie nous a indiqué avoir contacté cette plaie accidentelle, lorsqu’il avait été surpris par une crise hépiléptique, dont il est victime depuis un temps…
Âgé d’à peu près 12 ans, KAZARAMA a tous ses deux parents vivants et en bonne santé, mais il erre dans les rues.
Pourquoi ?
<< Mes deux parents sont vivants. Ma mère avait abandonné mon père et s’était faite marier par quelqu’un d’autre. Elle était partie toute seule et nous avait laissé, tous les enfants, moi y compris, à papa. Nous avons récemment appris qu’elle se serait rendue au Sud-Kivu avec son mari >>. nous raconte KAZARAMA.
Pourquoi dans la rue et pas chez son père ?…
<< Mon père est à Kibumba. Il s’y est déjà tapé une autre femme, après le départ de ma mère. Je n’ai pas su m’adapter aux conditions très capricieuses de la nouvelle mère. J’ai jugé mieux de vivre comme enfant de la rue…>> ajoute cet enfant.
Une rue sans lits, mais qui connait des nuits…
KAZARAMA dort, il ne sait lui-même où. Au départ, il dormait aux abords du rond-point Tchukudu, en plein centre ville de Goma. Aujourd’hui, il a changé de campement, il a son fief dans les abords de l’hôtel Russina. Mais ici, tout comme au rond-point Tchukudu, il a été déguerpi et il attend se trouver une autre place où passer ses nuits.
Un enfant de la rue illustrant comment il passe nuit
Du malheur aux amitiés ?
<< À Russina, je dors avec une grand-mère. Elle est aveugle. Je ne suis pas son petit fils biologique, mais elle m’a juste récupéré, pour que je lui serve de guide. Elle est souvent assise devant l’enclos de la Mairie, à quémander auprès des passants. Et quand la nuit tombe, j’y vais la récupérer, pour qu’ensemble, nous prenions une option sur où nous pouvons passer une nuit…>> Lâche mélencoliquement, le jeune enfant.
Et que mange t-il ?
Quant à ce qui est à manger << il y a des fois où nous trouvons des bonnes volontés qui nous donnent de l’argent. Tantôt 500 FC, 1000 FC ou même plus. Et cela nous permet de manger quelques fois. Il arrive aussi, que nous cherchions des tranches de fer que nous revendons et nous gagnons juste comme ça. Mais je ne peux pas compter le nombre de fois que nous passons des journées et nuits toutes entières sans manger…>>.
Moins intellectuel, avec un rêve brisé…?
<< Je ne sais lire ni écrire. Mais je me souviens que j’avais un moment, commencé la première année du primaire… C’est la situation post-départ de ma mère qui avait tout chamboulé…>> Nous a expliqué Élie KAZARAMA. Il se dit être prêt à intégrer une famille d’accueil et renouer avec les études, pour devenir quelqu’un de valeureux dans la société dans les jours à venir.
Deux enfants de la rue en plein centre ville de Goma
Que disent finalement les services attitrés ?
À la division provinciale du genre, famille et enfant, l’on semble décliner la responsabilité sur le vécu quotidien des enfants de la rue. << Nous, au niveau de la divi-genre, nous faisons juste la promotion de l’enfant. Nous le rapprochons des décideurs, capables de lui assurer le bien-être. Quand il s’agit des enfants de la rue, là ça devient autre chose. Et c’est la division des affaires sociales qui est la répondante…>>. Nous a soufflé un agent de la division provinciale du genre, en charge du département de l’enfant.
Aux faits, poursuit-il, << à la division genre, nous travaillons sur la personne humaine. Nous agissons donc comme un parent. Et après, tout ce qui concerne la vulnérabilité de l’enfant, c’est la divisas qui s’en charge…>>.
Que dit le bureau des affaires sociales sur les enfants de la rue ?
Nous n’avons pas su certes, prendre langue avec le chef de bureau provincial de la division des affaires sociales. Car n’ayant pas su réunir toutes les conditions posées. Néanmoins, une agent anonyme dudit bureau nous a rassuré que la question des enfants de la rue, était souvent au centre des débats. << Ce n’est pas que nous ne parlons pas des enfants de la rue. Nous en parlons très souvent. Sauf que, pour implémenter toute une bonne vision que nous avons sur ces citoyens vulnérables, il nous faut toute une gamme de paramètres pour y arriver… Et ça ne va pas au gré de la parole…>> Nous avait-elle dit.
Mais en depis de ces assurances, les rues et les poubelles de Goma, n’ont pas vu tarir les mouvements écoeurant d’une enfance abandonnée et très protégée le moins.
Humanium.org, notait déjà dans une étude publiée en septembre 2011, qu’ils étaient estimés à environ 120 millions le nombre d’enfants, qui vivaient dans les rues du monde, dont 30 millions en Afrique, 30 millions en Asie et 60 millions en Amérique du Sud.
Malheureusement, ils sont à la Mercie d’abus et intempéries de toutes sortes, en depis de tout ce dont ils doivent jouir comme droits non seulement à la vie, la dignité et à un avenir décent et prometteur.
L’évêque de Goma a tenu à préciser les raisons de l’enregistrement des participants à la messe pontificale du 04 juillet prochain à Goma, lancé il y a quelques semaines dans toutes les paroisses du diocèse de Goma.
Il a fait cette précision au lendemain d’une rencontre qu’il a ténue avec tous les consacrés du diocèse mercredi 04 mai dernier ; au cours de laquelle il a été constaté que les inscriptions évoluent très timidement dans plusieurs paroisses contrairement aux attentes de l’Eglise.
Pour Monseigneur Willy NGUMBI, cette pratique se réalise partout où le pape arrive célébrer la messe, et a pour objectif d’aider la logistique à mieux organiser des prévisions.
« C’est dans la façon de faire du Vatican. Puisque ce n’est pas le premier lieu que le pape vient visiter. Quand le pape vient visiter quelque part ; ils veulent savoir en avance plus ou moins combien de personnes viendront à la messe. Puisque cela suppose toute une logistique à mettre en place. On doit préparer l’espace, les mobiliers, les hosties, la liturgie, etc. en fonction d’un effectif… » explique-t-il, invitant les gens à se faire inscrire vu qu’il ne reste que peu de temps.
Les inscriptions pour la participation à la messe pontificale se poursuivent dans toutes les paroisses du diocèse de Goma et concernent aussi les fidèles d’autres confessions religieuses, indique la commission de communication de cette visite du pape.
C’est à l’issue d’un atelier de travail de deux jours à la maison de jeunes/Goma, soit du lundi 25 au mardi 26 avril 2022, que les animateurs du projet TUFAULU PAMOJA (Réussir Ensemble) en province du Nord-Kivu, et les leaders de jeunes issus des 18 quartiers de la ville de Goma ; ont procédé à la création de seize clubs des jeunes pour la paix, dans le but de lutter contre l’insécurité et les antivaleurs causées par la jeunesse locale.
Après avoir été suffisamment outillés sur le bienfondé de l’existence de ces clubs de paix et le succès que leurs actions ont connu dans plusieurs pays d’Afrique et plusieurs provinces de la RDC, les participants à cet atelier, n’ont pas hésité de lever la main pour devenir des points focaux (bénévoles) de ces nouveaux clubs de paix dans leurs différents quartiers ; acte qui a constitué le moment fort de ces assises, d’après leurs organisateurs.
Pour Nelson MANTAMA, coordinateur provincial du projet TUFAULU PAMOJA au Nord-Kivu, il s’agit là d’une preuve que les jeunes ont le souci du retour de la paix dans leur milieu.
Ces clubs de paix, assure-t-il, qui entrent en opération dès à présent, « pourront travailler en parfaite collaboration avec d’autres organisations des jeunes de leurs quartiers. Ils seront dotés des modules qui conduiront leurs différentes actions au sein de la communauté suivant la vision du projet, et nous ferons régulièrement des réunions de suivi et évaluation pour s’assurer que l’initiative porte du fruit… »
Lancé il y a deux ans, le projet Tufaulu Pamoja (réussir ensemble) mène plusieurs actions à travers la RDC dans l’objectif de répondre à la problématique de la faible représentation des jeunes et femmes dans des instances de prise de décisions à tous les niveaux du pays. Il s’occupe aussi des questions de paix et de développement pour offrir à ces deux catégories de personnes un environnement sain et favorable pour évoluer. Au Nord-Kivu, il est exécuté par la Maison des jeunes/Goma.
Réunis en séance d’échanges vendredi 22 et samedi 23 avril 2022 à Goma par la coordination provinciale du projet Tufaulu Pamoja (Réussir ensemble) au Nord-Kivu, les leaders de jeunes venus de 18 quartiers de la ville ont massivement loué l’initiative de formation des clubs de jeunes pour la paix dans leurs différents quartiers ; une initiative conçue et proposée par les animateurs de ce projet, dans le but lutter contre l’insécurité grandissante dans cette région.
Il s’agit ; d’après Nelson MANTAMA, coordinateur provincial du projet Tufaulu Pamoja au Nord-Kivu, de 16 clubs de jeunes repartis selon les axes et les réalités de chaque quartier, qui auront pour mission de conjuguer les efforts avec les cadres de base et les services de sécurité pour lutter contre l’insécurité et pour la paix et le développement de leur milieux.
La séance de ce jour, précise-t-il, avait pour but de recueillir les avis des uns et des autres vis-à-vis de cette initiative afin de produire un document qui constituera un soubassement pour la matérialisation de celle-ci.
Séance tenante, l’ensemble des participants sont revenus sur les grands défis sécuritaires dans leurs quartiers tout en proposant des pistes de solutions y relatives.
Pour Urbain, jeune du quartier Virunga par exemple, l’insécurité dans son quartier serait liée d’une part à la prolifération des clubs des jeunes pratiquant l’haltérophilie. « Ceux-ci s’adonnent parfois à la consommation des boissons fortement alcoolisées et se servent de leurs biceps gonflés pour intimider les habitants, se lançant parfois dans des cambriolages, des vols et de viols… » témoigne-t-il. Pour lui, la piste de solution face à ce problème est de se rapprocher de ces jeunes, les amener à recadrer leurs visions et les orienter dans le sens de la sécurisation du quartier. D’où il adhère à l’idée de formation de ces clubs.
D’autres jeunes ont dénoncé comme source d’insécurité dans leur quartier la prolifération des maisons de tolérance ou de délit des boisson, la consommation de la drogue et des boissons fortement alcoolisées par les jeunes, le célèbre « phénomène 40 voleurs »(système de cambriolage des maisons devenu très répandu à Goma, utilisant des hommes, femmes et des enfants qui volent tous ce qu’ils trouvent dans une maison, et repartent…) ; la complicité des bandits avec les forces de sécurité, l’absence de la lumière dans plusieurs rues des quartiers de la ville, etc.
Des révélations qui satisfont Nelson MANTAMA, qui estime que ces clubs partiront sur une bonne base car leurs animateurs font partie de la communauté et connaissent les auteurs de l’insécurité au sein de celle-ci.
Des activités similaires sont prévues pour la semaine prochaine, annoncent les organisateurs, pour vulgariser ce projet.
C’est dans le cadre du projet TUFAULU PAMOJA (Réussir ensemble), qu’elle execute depuis deux ans, que la Maison de jeunes/Goma a organisé cette rencontre à l’intention de ces femmes venues des differentes associations de la place, l’après-midi de ce mercredi 30 mars 2022.
Objectif, à en croire Nelson MANTAMA le coordonateur provincial de ce projet, « susciter les femmes à ne pas hésiter de s’engager dans les instances de prise de décision lors des prochaines élections et les conscientiser sur la grande responsabilité qu’elles ont à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique ».
Trois intervenantes ont pris parole dans cette conférence. La première, Rolande MIYA NENE, coordinatrice de l’association IJP(Initiative des Jeunes pour le progrès), a focalisé son speech sur l’autonomisation de la femme. Pour elle, « il est important que les femmes militent pour leur autonomisation afin de favoriser une meilleure harmonie au sein de la famille et au sein de la société ». Celle-ci encourage également les femmes à braver la peur de se lancer dans la conquête du pouvoir et à ne pas se sous-estimer. Elle ne manque pas toutefois de remercier la Maison des jeunes/Goma et ses animateurs pour le partenariat avec son association.
Pour sa part Naomie LAGRISI, coordinatrice de l’organisation IDE(Initiative pour le Développement Endogène), a insisté dans son exposé, sur le leadership féminin et la protection de l’environnement.
Ayant constaté que certaines femmes sont venus à la séance avec leurs bébés, elle s’est servi de ce petit exemple pour dire à ces dernières que « la maternité ne doit pas être un blocage pour elles de s’engager à des postes de prises de décisions ». Tout est question du leadership, soutient-elle indiquant que des expériences ont déjà demontré qu’il est possible d’assumer ses responsabilités de mère et de participer en même temps à la gestion de la chose publique.
Pour ce qui est de l’environnement, Naomie insiste sur la plantation des arbres et l’assainissement de milieu. « Cette question doit vraiment être prise au serieux, mes chères mamans, vu que les conséquences de ce réchauffement climatique dont on nous parle, sont déjà perceptibles ici chez nous avec des chaleurs intenses, des perturbations des saisons, etc. Il est temps que nous prenions nos responsabilités pour sauver le monde » martèle-t-elle.
De gauche à droite: Rolande, Jaël et Naomie, les trois intervenantes du jour
De son côté Jaël Zawadi, présidente des Etudiants du Nord-Kivu, dernière intervenante, a partagé aux femmes son expérience personnelle l’ayant amener à occuper cette fonction de représentante provinciale des étudiants.
La seule chose qui nous manque nous les femmes, s’indigne-t-elle, c’est la confiance en soi. « J’hésitais aussi de poser ma candidature lorsqu’il fallait élire la présidente des étudiants. Mais un moment j’ai décidé de me lancer et curieusement j’ai réussi à convaincre mes électeurs.78% de ceux qui m’ont élu étaient des hommes. Ils ont cru en mes compétences et m’ont élu à ce poste. » Et de poursuivre: « Et depuis que j’occupe cette fonction, je vous assure que ça n’a jamais été facile. Nous nous retrouvons souvent dans des assises avec différentes autorités, et je me retrouve unique femme représentante des étudiants de toutes les 26 provinces de la RDC. Ce qui me motive à me battre et à encourager d’autres femmes pour que la tendance change… »
Jaël appelle ainsi toutes les femmes à se soutenir mutuellement à chaque échéance électorale afin que leurs voix et leurs difficultés soient portées aux instances de prise de décision.
Image:Distribution des plantules à la fin de la conférence
Il faut noter qu’à l’issue de cette conférence, chacune des participantes a reçu une plantule d’arbre à planter dans sa parcelle dans le cadre de la protection de l’environnement et la lutte contre le rechauffement climatique.