À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, une vingtaine de personnes atteintes d’albinisme en province de la Tshopo ont pris part jeudi 04 juin 2026 à une conférence-débat organisée par l’organisation Shujaa-Initiative dans le cadre du projet Climate for Halth and Dignity, une initiative visant à promouvoir la santé, la dignité et la résilience face aux effets du changement climatique.
Portant sur le thème « l’engagement des personnes atteintes d’albinisme dans l’action climatique », la conférence a été animée par le Docteur Véronique Lemba, elle-même atteinte d’albinisme, et a constitué un cadre d’échanges et de réflexion sur les conséquences du changement climatique sur les conditions de vie des personnes atteintes d’albinisme, particulièrement exposées à l’intensification du rayonnement solaire et aux fortes chaleurs.
Dans son intervention l’oratrice du jour a insisté sur la nécessité pour cette communauté de développer une posture d’engagement et de responsabilité, plutôt que de se considérer uniquement comme victimes des effets néfastes du changement climatique.
A travers les échanges, plusieurs participants ont reconnu qu’ils disposaient de peu de connaissances sur les questions environnementales. Certains ont avoué qu’ils ignoraient le rôle de l’humain dans les questions climatiques, estimant notamment que le réchauffement climatique relevait uniquement de la volonté divine.
Progressivement, grâce aux explications et aux témoignages partagés, ils ont pris conscience que certaines pratiques humaines contribuent à la dégradation de l’environnement et que chacun peut jouer un rôle dans sa préservation.
« Les échanges m’ont permis de comprendre que moi aussi je peux contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique dans mon entité. Je remercie sincèrement la facilitatrice du jour et les organisateurs de cette active. Je m’engage désormais à appliquer les pratiques écoresponsables dans ma communauté, tel que je l’ai appris » a souligné un des participants.
Cette prise de conscience a suscité chez les participants un réel désir d’en apprendre davantage et de s’impliquer activement dans les initiatives de protection de l’environnement, s’est réjoui Seth Tsongo, coordinateur de Shujaa Initiative.
« Cette activité a été une source de satisfaction et d’encouragement. Elle témoigne que le projet répond à un besoin réel de la communauté cible et renforce la détermination à poursuivre les différentes activités prévues dans le cadre de ce projet qui vise la dignité, la santé des personnes atteintes de l’albinisme et leur implications dans la protection de l’environnement » a-t-il déclaré.
À travers cette initiative, les organisateurs lancent également un appel à la communauté et aux partenaires à soutenir les efforts entrepris afin de garantir la réussite de ce projet et de contribuer à une meilleure inclusion des personnes atteintes d’albinisme dans les actions de lutte contre le changement climatique.
Vers 13 heures de ce mercredi 27 mai 2026, un véhicule de marque Land Cruiser de l’ONG Mercy Corps a accidentellement percuté une fillette de 5 ans à Mighobwe Centre, dans la zone de santé de Kayna, sur l’axe Kaseghe-Mighobwe, en chefferie des Batangi, territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Malgré l’intervention rapide des secours, l’enfant n’a pas survécu à ses blessures, rapporte Joël Basombolene Miryange, infirmier au Centre de santé de Mighobwe :
« Sur le tronçon Kaseghe-Mighobwe, un véhicule de Mercy Corps a mortellement percuté une fillette de 5 ans dans un accident de circulation routière. L’enfant est décédée sur place. »
Le corps de la victime a été transféré à la morgue du Centre de santé de référence CBCA Kirumba, en attendant le programme des obsèques.
Par ailleurs, un second accident impliquant le même véhicule a été signalé sur le tronçon Busesa, à proximité de l’Institut Kandole. Selon plusieurs témoignages concordants, le véhicule est entré en collision avec une moto transportant deux élèves.
La moto a été gravement endommagée et ses deux passagers blessés.
« Nous avons également reçu deux jeunes garçons tamponnés par le même véhicule de Mercy Corps. Ils sont actuellement internés au Centre de santé de Mighobwe. Ils sont conscients mais blessés », a ajouté l’infirmier Joël Basombolene.
Parmi les blessés figure Mumbere Kitere, âgé de 14 ans, qui témoigne :
« J’ai été blessé sur la route principale menant vers Kirumba alors que je venais de Mighobwe. Notre moto est entrée en collision avec le véhicule de Mercy Corps. J’ai plusieurs blessures qui nécessitent des soins médicaux. La moto a aussi été endommagée. Nous demandons à Mercy Corps de réparer la moto et de prendre en charge les frais médicaux. »
Le second blessé, Kambale Mugheni Mechack, âgé de 18 ans, souffre d’une fracture au bras droit, selon les sources médicales. Il sollicite également une prise en charge médicale complète par l’organisation concernée afin de retrouver sa santé.
Contacté ce jeudi matin, Kambale Mwangaza, chef de centre de Mighobwe, a indiqué que le véhicule de Mercy Corps provenait de Kaseghe en direction de Kirumba au moment des faits.
Les autorités locales annoncent l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes de ces accidents survenus sur la Route nationale numéro 2 (RN2)
Dans une déclaration officielle transmise à notre rédaction, Mercy Corps s’est dite profondément attristée par cet incident :
» Mercy Corps est profondément attristée par la mort d’un jeune enfant ainsi que par les blessures signalées à la suite de l’accident de la route survenu à Mighobwe. Nos pensées vont aux familles affectées ainsi qu’à l’ensemble de la communauté de Mighobwe. » peut-on lire dans une correspondance adressée à notre redaction.
»Nous coopérons avec les autorités locales compétentes alors qu’elles examinent les circonstances de cet incident. Nos équipes sont également en contact avec les familles touchées et les représentants de la communauté afin d’évaluer les besoins immédiats et de veiller à ce que cette situation soit traitée avec tout le sérieux, la dignité et l’attention qu’elle requiert. Mercy Corps attache une importance particulière à exercer ses activités de manière sûre, transparente et en étroite collaboration avec les communautés qu’elle sert. »écrit l’organisation.
Face à la réapparition et à la progression, depuis quelques semaines, de la maladie à virus Ebola dans l’Est de la RDC, l’évêque de Goma, Mgr Willy Ngumbi, appelle la population à l’unité, à la confiance envers les services de santé et au respect strict des mesures sanitaires afin de limiter la propagation de cette épidémie.
Dans un point de presse ce lundi 25 mai 2026 à Goma, le prélat catholique a voulu rassurer ses fidèles ainsi que l’ensemble de la population de son diocèse, la plupart découragés et angoissés par cette nouvelle crise sanitaire qui survient dans un contexte déjà marqué par de multiples crises sécuritaires, économiques et humanitaires.
« Les crises sont passagères et elles sont rapidement surmontées lorsque chacun privilégie l’intérêt commun », a déclaré Mgr Willy Ngumbi.
L’évêque de Goma a ainsi invité toute la communauté locale à soutenir les efforts des autorités sanitaires en appliquant les mesures préventives mises en place pour lutter contre cette maladie mortelle.
Celui-ci est également revenu sur les actions que mène l’Église catholique dans la riposte contre cette 17e épidémie d’Ebola, notamment la sensibilisation de la population et la collaboration avec les autorités sanitaires à travers le Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM).
« En tant qu’Église, nous ne sommes pas uniquement préoccupés par les questions spirituelles. Notre préoccupation, c’est l’homme dans son intégralité. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas croiser les bras lorsque la santé de nos fidèles est menacée. Nous avons lancé un communiqué de sensibilisation sur les mesures préventives qui a été lu dans toutes les communautés paroissiales. Nous sommes aussi en collaboration avec les autorités sanitaires à travers nos techniciens du BDOM pour soutenir la riposte contre cette épidémie », a-t-il souligné.
Dieu a-t-il abandonné Goma?
Réagissant à ceux qui considèrent cette nouvelle épidémie comme « une crise de trop » pour une ville déjà éprouvée par les guerres, les catastrophes naturelles et les difficultés économiques, Mgr Willy Ngumbi a rejeté toute idée d’abandon de Dieu ou d’éventuelle malédiction évoquée par certains.
« Dieu ne peut jamais nous abandonner », a-t-il insisté.« Ce n’est pas parce qu’il y a une maladie en cette période de crise que nous devons conclure que Dieu nous a abandonnés ou que nous sommes maudits. Dieu ne peut jamais vouloir le mal pour l’homme. Les guerres que nous connaissons, par exemple, sont l’œuvre des hommes eux-mêmes, de leur cupidité, de leur recherche du pouvoir et de positionnement. Dieu n’a rien à voir dans tout cela », a-t-il expliqué.
Le prélat de Goma note plutôt que les crises sont normales et passagères dans la vie de l’homme et estime que chaque crise doit pousser la société à renforcer la solidarité et le sens du bien commun.
« Dans la vie, nous traversons beaucoup d’épreuves : des guerres, des catastrophes naturelles, des maladies… Mais Dieu a donné à l’homme l’intelligence nécessaire pour trouver des solutions et surmonter ces crises. Les crises sont passagères et Ebola passera aussi… Toutefois, les crises durent lorsque chacun cherche son propre intérêt au lieu de penser au bien de tous », a-t-il ajouté.
La prière seule peut-elle guérir Ebola ?
Mgr Willy Ngumbi a également insisté sur la nécessité de combiner la foi et la responsabilité personnelle dans la lutte contre chaque maladie, affirmant que la prière ne remplace pas les efforts des hommes ni les mesures préventives contre l’épidémie.
« Qu’on ne vous trompe pas : ce n’est pas seulement par la prière qu’on guérit d’Ebola ou d’une autre maladie », a-t-il indiqué.
Selon lui, la première attitude à adopter en cas de maladie reste le recours aux structures sanitaires.
« Lorsqu’on est malade, il faut d’abord aller à l’hôpital afin que les médecins posent un diagnostic et administrent les soins nécessaires. La prière vient ensuite soutenir les efforts humains », a précisé l’évêque de Goma.
Enfin, Mgr Willy Ngumbi souhaite que cette nouvelle épidémie d’Ebola en RDC pousse les autorités et les communautés à renforcer davantage la prévention, l’éducation sanitaire et la confiance de la population envers les services de santé.
La ville de Beni a accueilli, ce vendredi 22 mai 2026, un forum de dialogue stratégique organisé par le National Partnership for Children and Youth in Peacebuilding (NPCYP), autour du thème : « Nexus FPS-JPS : cadre basé sur les évidences et plan de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du POP 2250 Nord-Kivu ».
Cette activité a réuni des représentants des organisations de jeunes et de femmes, des autorités provinciales, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs acteurs de la société civile engagés dans la promotion de la paix et de la sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et les défis de gouvernance dans la province du Nord-Kivu, les participants ont réfléchi sur les mécanismes permettant de rapprocher les agendas Femmes, Paix et Sécurité (FPS) et Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) afin de renforcer leur complémentarité dans les initiatives de consolidation de la paix.
Au cours des échanges, les participants ont analysé les expériences existantes liées au Nexus FPS-JPS et identifié plusieurs pistes pour améliorer l’intégration des jeunes et des femmes dans les processus décisionnels, les initiatives communautaires de paix ainsi que les mécanismes de prévention des conflits.
Les travaux en groupes ont également permis d’élaborer des propositions visant à intégrer cette approche dans les cinq axes stratégiques du Plan Opérationnel Provincial 2250 du Nord-Kivu. Les discussions ont porté notamment sur la participation inclusive, la prévention des violences, la gouvernance locale, la protection des groupes vulnérables et la mobilisation des ressources.
À l’issue du forum, plusieurs résultats ont été retenus, notamment la mise en place d’un cadre conceptuel et opérationnel commun entre les agendas FPS et JPS, l’élaboration d’une feuille de route commune ainsi qu’un plan de mobilisation des ressources pour soutenir durablement les actions du POP 2250.
Les organisateurs ont salué l’engagement des participants et réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts de plaidoyer et de coordination afin de favoriser une participation active des jeunes et des femmes dans les processus de paix et de sécurité au Nord-Kivu.
Le forum s’est clôturé par un engagement collectif des participants à promouvoir une approche concertée et inclusive pour la consolidation de la paix dans la province.
Un Dialogue Intergénérationnel consacré au renforcement de la collaboration entre le Secrétariat Technique Provincial de la Résolution 2250 et la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité du Nord-Kivu s’est tenu ce jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel Vyaka, dans la ville de Beni. Cette activité a été organisée dans le cadre du projet « Promouvoir la participation politique des jeunes au Nord et Sud-Kivu à travers l’appropriation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité », financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix.
Cette rencontre a réuni les membres du Secrétariat Technique Provincial de la Résolution 2250, les représentants de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité du Nord-Kivu, la Division Provinciale de la Jeunesse et de l’Éveil Patriotique, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers engagés dans les questions de paix, de gouvernance et de participation des jeunes.
L’objectif principal de cette activité était de renforcer la collaboration et l’action collective entre les jeunes, les autorités et les différentes parties prenantes dans la mise en œuvre du Plan Opérationnel Provincial 2250 au Nord-Kivu. Les participants ont échangé autour des rôles et responsabilités des deux structures, des mécanismes de coordination, des risques de chevauchement ainsi que des moyens de renforcer la confiance et la complémentarité entre acteurs institutionnels et organisations de jeunesse.
Les travaux se sont déroulés à travers des séances plénières et des commissions thématiques portant notamment sur les mécanismes de coordination, la communication, la gouvernance conjointe, le suivi-évaluation ainsi que la gestion des ressources. Ces échanges ont permis d’élaborer un projet de Mémorandum d’Entente définissant un cadre structuré de collaboration entre les deux entités pour une mise en œuvre cohérente, efficace et inclusive du Plan Opérationnel Provincial 2250.
Les jeunes saluent une harmonisation des rôles
Prenant la parole au nom de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité du Nord-Kivu, Masika Bahati Maguy a salué la tenue de cette activité qu’elle considère comme une avancée importante dans l’harmonisation des rôles des différentes structures impliquées dans la mise en œuvre de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité au Nord-Kivu. Elle a expliqué que les échanges organisés entre la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité, le Secrétariat Technique Provincial de la Résolution 2250 et la Division Provinciale de la Jeunesse ont permis de clarifier les responsabilités de chaque partie afin d’éviter les incompréhensions dans le travail.
Pour la jeune participante, les engagements pris au cours de ce dialogue devraient également renforcer la confiance entre les jeunes et les acteurs institutionnels. « Les engagements pris aujourd’hui seront une avancée pour que cette confiance soit effective et présente », a-t-elle déclaré, saluant le caractère participatif des discussions et le fait que les différentes décisions aient été élaborées collectivement par l’ensemble des parties prenantes présentes à l’atelier.
Guy Kibira salue une avancée historique pour le Nord-Kivu
Le Chef de Division Provinciale de la Jeunesse et de l’Éveil Patriotique du Nord-Kivu, Monsieur Guy Kibira, a qualifié cette initiative d’avancée majeure dans le processus de localisation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité en République démocratique du Congo. Il a rappelé que le Nord-Kivu demeure la première province du pays à s’être appropriée le Plan d’Action National de la Résolution 2250 jusqu’à mettre en place un Plan Opérationnel Provincial ainsi qu’un Secrétariat Technique Provincial institutionnalisé par arrêté du Gouverneur de province.
Selon lui, ce dialogue intergénérationnel était indispensable pour permettre aux différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité de clarifier leurs responsabilités, leurs compétences ainsi que leurs limites respectives. « Il était normal que nous ayons un dialogue franc pour que les responsabilités, les compétences et les limites des uns et des autres soient clairement définies », a-t-il déclaré.
Monsieur Guy Kibira estime également que le Mémorandum d’Entente élaboré au cours de cette activité contribuera à prévenir les conflits de compétences entre les structures engagées dans le processus, tout en renforçant une coordination durable entre les institutions publiques, les organisations de jeunesse et les partenaires intervenant dans les initiatives de paix et sécurité.
Profitant de cette occasion, il a appelé les jeunes du Nord-Kivu à faire preuve de résilience, de responsabilité et de non-violence afin de jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix. « Nous voulons voir les jeunes devenir des acteurs de la pacification, de la reconstruction et du développement durable », a-t-il insisté.
Le Secrétariat Technique Provincial plaide pour une participation accrue des jeunes
Intervenant au nom du Secrétariat Technique Provincial de la Résolution 2250, Espérance Kazi a salué la tenue de cette activité qu’elle considère comme une opportunité importante pour renforcer la participation et la collaboration des jeunes dans les initiatives de paix et sécurité au Nord-Kivu.
Elle a rappelé que les jeunes sont déjà impliqués dans la mise en œuvre de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité à travers la Division Provinciale de la Jeunesse ainsi que les organisations membres de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité. Selon elle, cette implication s’est notamment manifestée dans les différentes étapes du processus, notamment la récolte des données et les activités liées à l’appropriation du Plan Opérationnel Provincial 2250.
Toutefois, Espérance Kazi estime que des efforts supplémentaires restent nécessaires afin de renforcer davantage la participation des jeunes au niveau local. « Cette implication doit encore être renforcée pour que la jeunesse locale se sente pleinement concernée », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance d’une participation active des jeunes dans les mécanismes de prise de décision liés à la mise en œuvre du Plan Opérationnel Provincial 2250.
Les organisateurs saluent un pas important vers une gouvernance concertée
Du côté des organisateurs, Jospin Amani de l’organisation National Partnership for Children and Youth in Peacebuilding a salué la qualité des échanges ainsi que l’engagement affiché par les participants tout au long des travaux. Selon lui, cette activité avait pour objectif principal de mettre en place un cadre permanent de collaboration entre les institutions publiques et les organisations de jeunesse impliquées dans la mise en œuvre du Plan Opérationnel Provincial 2250.
Il a expliqué que les discussions ont permis de jeter les bases d’une gouvernance concertée fondée sur la confiance, la complémentarité et la co-responsabilité entre les différents acteurs engagés dans l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité au Nord-Kivu.
Pour Jospin Amani, les engagements pris au cours de cette rencontre devront désormais se traduire par des actions concrètes sur le terrain afin de renforcer la participation des jeunes aux initiatives de paix et de consolidation sociale dans la province. « Les engagements pris aujourd’hui doivent maintenant se traduire en actions concrètes pour la paix et la participation des jeunes », a-t-il souligné.
Au terme de cette rencontre, les participants ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la collaboration entre les institutions publiques et les organisations de jeunesse afin d’assurer une mise en œuvre efficace, inclusive et durable du Plan Opérationnel Provincial 2250 au Nord-Kivu.
À travers les échanges, les travaux en commissions et l’élaboration du projet de Mémorandum d’Entente, ce Dialogue Intergénérationnel aura marqué une étape importante dans le processus de localisation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité dans la province. Les acteurs présents ont notamment insisté sur la nécessité de maintenir une coordination permanente, de renforcer la participation des jeunes au niveau local et de traduire les engagements pris en actions concrètes en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable au Nord-Kivu.
Dans le cadre de la Journée internationale des Laboratoires, le doctorant Kambale Nzengera Jean Lebon, MPH en santé publique, a captivé les étudiants de l’École de Santé Publique de l’Université de Goma, vendredi 07 mai 2026, en exposant sur le rôle crucial des laboratoires de santé publique dans la protection des populations.
Deuxième intervenant au cours de cette conférence qui a réuni quatre panélistes, Jean Lebon Kambale Nzengera a mis en lumière les fonctions essentielles des laboratoires de santé publique, notamment dans la prévention, le diagnostic et le contrôle des maladies.
Kambale Nzengera a souligné que les laboratoires constituent un pilier du système de santé, en particulier dans les pays en développement comme la République démocratique du Congo. Il a expliqué comment ces structures permettent de diagnostiquer des maladies telles que le paludisme, la tuberculose ou encore Ebola, grâce à des analyses biologiques précises.
Selon lui, le laboratoire de santé publique réalise des examens biologiques et environnementaux destinés à : surveiller l’état de santé des populations ; identifier les agents pathogènes ; orienter les politiques sanitaires ; soutenir les interventions de santé publique.
Le doctorant a également insisté sur les différents types de laboratoires, notamment les laboratoires cliniques, de référence, environnementaux et de recherche.
« Ces laboratoires ne se contentent pas d’examens cliniques ; ils orientent aussi les politiques sanitaires, surveillent les épidémies, alertent les autorités sanitaires, et assurent la qualité de l’eau et des aliments », a-t-il indiqué.
Enfin, il a abordé les défis auxquels font face les laboratoires en Afrique, entre autres le manque d’équipements, les coupures d’électricité, l’insuffisance du personnel qualifié, un faible financement, la difficulté de transport des échantillons, etc.
Il a conclu en appelant au renforcement des infrastructures, à l’amélioration de la qualité des analyses, la formation continue, la digitalisation des données, l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement, la coopération internationale, etc. car selon lui, « ces laboratoires sont indispensables pour améliorer la qualité des soins et la sécurité sanitaire des populations ».
Les participants témoignent
Ayant suivi attentivement l’exposé du doctorant, plusieurs étudiants ont salué la richesse des enseignements reçus qui, selon eux, les préparent à affronter les défis qui les attendent dans le milieu professionnel.
L’étudiant Ushindi Mugasa Volonté, qui aspire à devenir épidémiologiste, se dit particulièrement touché par cette thématique.
« Pour nous qui espérons devenir, dans les jours à venir, des experts en épidémiologie, nous avons compris que le laboratoire est indispensable pour suivre l’évolution des épidémies et pour contrôler la qualité de l’eau et des aliments. D’où notre engagement à nous familiariser davantage avec les laboratoires et à approfondir nos recherches afin d’apporter des solutions aux différents problèmes de santé publique dans notre communauté », a-t-il déclaré.
De son côté, Esther Sebakobora souhaite que ce genre de conférences se multiplie dans leur parcours académique, estimant qu’elles abordent des questions très pratiques du milieu professionnel, qui sont moins approfondies dans les auditoires.
« Auparavant, je pensais que les laboratoires jouaient uniquement le rôle d’examiner les patients lorsqu’ils viennent se faire consulter à l’hôpital. Mais grâce à cette conférence, j’ai appris qu’au-delà de cette fonction clinique, les laboratoires jouent un grand rôle dans le système de santé publique, surtout en épidémiologie », a-t-elle témoigné.
Alors que l’Université de Goma se prépare à ouvrir son propre laboratoire de santé publique, ces enseignements constituent un socle solide pour préparer les étudiants à évoluer dans un environnement scientifique de pointe.
Cette conférence a également connu la participation de plusieurs autres laboratoires, des médecins et d’autres scientifiques renforçant ainsi le réseau scientifique et inspirant les étudiants pour leurs futures carrières.