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Sud-Kivu : Uvira a rendu hommage ce dimanche 18 août 2024 à quatre martyrs de la foi

Uvira a célébré ce dimanche 18 août 2024 la béatification de quatre martyrs : les missionnaires xavériens italiens Luigi Carrara, Giovanni Didonè et Vittorio Faccin, ainsi que le prêtre diocésain franco-congolais Albert Joubert, tués en 1964.

Présidée par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, la cérémonie a rassemblé de nombreux fidèles et autorités locales.

Cette béatification, la deuxième en RDC après celle de sœur Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta, est un événement marquant qui témoigne de la foi et du courage de ces hommes d’Église, morts pour leur engagement.”

« Nous leur rendons hommage ce dimanche pour leur sacrifice ultime », a déclaré un jeune prêtre du diocèse d’Uvira ajoutant que les missionnaires xavériens et le prêtre diocésain, tués en 1964, ont donné leur vie pour défendre les valeurs chrétiennes et les droits de l’homme.

Cette cérémonie solennelle, présidée par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, a été l’occasion de rappeler l’importance de leur témoignage dans un contexte marqué par les violences et les injustices.

Le Gouverneur de Province, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a exhorté les Sud-Kivutiens à suivre leur exemple et à s’engager pour une province plus pacifique et plus équitable.

Jean-Jacques Purusi Sadiki, a appelé les Sud-Kivutiens à s’inspirer de ces martyrs pour lutter contre la corruption et les injustices, et à œuvrer pour une province plus juste et plus prospère.

En béatifiant ces martyrs, l’Église catholique souhaite non seulement honorer leur mémoire, mais aussi encourager tous les croyants à vivre leur foi avec courage et détermination, même face à l’adversité. Cette célébration est un signe d’espoir pour la population de l’Uvira et de toute la République démocratique du Congo.

Gorilla FM via KivuNyota

Goma: Un homme blessé par balle lors d’une fusillade au quartier Katoyi vers 16h de ce mercredi

Le fait s’est passé non loin de l’espace communément appelé Soweto aux environs de 16 heures de ce même mercredi dans la commune de Karisimbi.

Selon les premiers témoignages sur place, cette fusillade est l’œuvre de deux hommes armés qui circulaient à bord d’une moto dans cette partie de la ville de Goma.

Après leur forfait,ces hors-la-loi se sont volatilisés paisiblement dans la nature indiquent les témoins oculaires.

Touché au niveau du bras droit, la victime a été conduite dans une structure sanitaire de la place pour recevoir les soins appropriés.

Signalons que la situation sécuritaire demeure préoccupante ces derniers temps dans plusieurs quartiers de la ville de Goma.

La population demande les autorités à chercher une solution efficace pour mettre fin aux actions meurtrières et aux cambriolages documentés du jour le jour à Goma.

Sadiki Kajibwami

Desserte de l’énergie électrique : La SNEL annonce d’énormes perturbations à Bukavu, Goma et les environs à partir du 20 juillet

Ces perturbations seront consécutives, selon la Direction Régionale de la Société Nationale d’électricité (SNEL) au Sud-Kivu, aux travaux d’entretien annuel au niveau de la Centrale Hydroélectrique de Ruzizi du samedi 20 juillet au dimanche 04 août 2024.

« Le Groupe Turbo-alternateur N°IV de la centrale hydroélectrique de Ruzizi I sera arrêté pour travaux d’entretien annuel après 9000heures de marche du samedi 20 juillet au dimanche 04 août (soit 15 jours d’indisponibilité). Le retrait de cette machine va amputer le réseau de distribution de 07Mw » indique le communiqué de la SNEL rendu public le 17 juillet 2024.

À cet effet, poursuit le Communiqué, « d’énormes perturbations seront observées dans la desserte de l’énergie électrique dans à Bukavu, Goma et dans les périphéries ».

Le rétablissement du courant électrique pourrait intervenir tôt si les travaux se terminent avant la période indiquée, prévient la SNEL présentant ses excuses à sa clientèle.

La Rédaction

Nanga dans une messe à Rutshuru : Pour la CENCO, Il s’agit d’un incident survenu à la grande surprise du prêtre officiant

Cet éclaircissement de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo(CENCO) est contenu dans un communiqué rendu public ce lundi 15 juillet, au lendemain de la publication dans les réseaux sociaux d’une vidéo montrant le Coordonnateur de l’AFC/M23 dans une messe à la paroisse Saint Aloys de Rutshuru, entité actuellement contrôlée par la rébellion du M23.

Selon le secrétariat général de la CENCO, « loin d’être l’expression d’un soutien de l’Église Catholique à la rébellion, comme certaines personnes de mauvaise foi le pensent, il s’agit plutôt d’un incident survenu à la grande surprise du prêtre officiant, dans un contexte que nous pouvons tous imaginer ».

Et de poursuivre :
« Il sied de rappeler à l’opinion que le décret de la CENCO du 10 décembre 2010, rappelé le 23 novembre 2018, interdisant pour des raisons de cohésion sociale (Cf. Canon 287), aux ecclésiastiques de donner la parole aux acteurs politiques pendant les cultes à des fins propagandistes, est encore d’actualité ».

Il faut dire que plusieurs paroisses du diocèse Catholique de Goma se retrouvent actuellement dans les zones sous contrôle de la rébellion du M23. Les prêtres et agents pastoraux affectés dans ces zones avaient jugé de ne pas quitter et d’y poursuivre les activités pastorales au profit du « peuple de Dieu » encore présent dans ces entités.

Emmanuel Barhebwa

Récurrence des décès à la prison centrale de Bukavu: le PPI saisit le ministre de la Justice sur la maltraitance de beaucoup des prisonniers par un Capita Général

Cette structure de défense des droits humains a exprimé son inquiétude dans un communiqué de presse rendu public le 30 juin 2024, au lendemain d’un quatrième décès dans cette prison en l’espace de 24 heures.

Dénonçant les tortures, et autres traitements cruels et dégradants dont sont victimes nombreux detenus de la prison centrale de Bukavu, le PPI(Partenariat pour la Protection Intégrée) attribue la responsabilité à un certain Jean-Claude Murhandikire, actuel Chef des prisonniers, communément appelé « Capita Général ».

« Des investigations menées par PPI renseignent curieusement que ces faits sont l’œuvre d’un certain Jean-Claude Murhandikire, l’un des assassins de la sœur religieuse Clara Kahambu abbatue à son bureau à la paroisse Mater Dei, le 29 novembre 2016. Condamné à perpétuité, le 02 décembre 2016 par le tribunal de Grande Instance de Bukavu, siégeant en procédure de flagrance, Murhandikire est détenu à la prison centrale de Bukavu où il est devenu « Capita Général »(CG) qui veut dire « Chef de Prison », soumettant ses codétenus à la torture et à des actes cruels, inhumains et dégradants pour des fins pécuniaires. Des actes qui ont été à la base d’autres cas de décès imputés à la famine ou au manque des soins… » déplore-t-il.

Et de poursuivre :

« Le PPI constate que les détenus qui ne parviennent pas à totaliser la somme d’argent exigée par Jean-Claude Murhandikire se voient châtiés, ils sont fouettés ou contraints de toucher (mains nues) les excréments humains entassés dans des sceaux ou dans des morceaux des bidons. Le châtiment comprend également la privation de la nourriture, l’entassement en surnombre dans une petite cellule sans aération et sans lumière ou encore dormir sous le pavement, torse nu, en dessous des lits d’autres détenus et bien d’autres formes… »

Face à cette situation, cette structure de défense des droits humains exhorte les autorités judiciaires du pays à transférer ce Capita Général vers d’autres prisons sous la haute surveillance dans d’autres provinces du pays, «afin d’épargner ceux de la prison centrale de Bukavu de la souffrance longtemps endurée ».

Le PPI conclut son communiqué en réitérant sa demande au Gouvernement en Général et au nouveau Ministre de la Justice en particulier de la « suppression totale du système de Capital Général (CG) dans les prisons de la RDC », tout en proposant « la mise en place d’une unité spécialisée de la police chargée de protection des prisonniers tant en dehors qu’à l’intérieur ».

Il faut dire que plusieurs structures des défenses des droits humains ne cessent de dénoncer plus des cas de maltraitance des détenus dans des prisons de la RDC, phénomène qui s’ajoute à des mauvaises conditions de vie au sein de ces maisons carcérales dont le surpeuplement reste le principal problème.

Emmanuel Barhebwa

Rutshuru : Trois blessés côté civils, bilan provisoire des affrontements de ce vendredi

Il s’agit, d’après nos sources dans la zone, d’une maman et deux enfants atteints par les éclats de la bombe durant les violents affrontements entre les rebelles du M23-RDF et la coalition FARDC-WAZALENDO déclenchés depuis les heures matinales de ce vendredi 21 juin 2024 aux alentours de l’agglomération de Kanyabayonga située dans la chefferie de Bwito en Territoire de Rutshuru.

Les mêmes sources affirment que les bombes qui ont occasionné ces degats humains, aux côtés de nombreux dégâts matériels, sont prévenus des positions du M23.
« Les Terroristes du M23-RDF, voulant faire terreur à la population, ont largué des bombes dans la cité de Kanyabayonga et ses environs .Nous venons provisoirement d’enregistrer trois personnes grièvement blessées dont une maman et deux enfants. Ici la panique a gagné les cœurs de nombreux habitants mais ils restent rassurés suite à la présence musclée des nos FARDC qui défendent leurs entités » a expliqué un leader communautaire de la place.

Joint par KivuNyota, l’administrateur militaire du Territoire de Lubero demande à sa population de ne pas céder à la panique.
Le colonel Chiwewa Alain appelle ses administrés à continuer à faire confiance à leur armée.

« Que toutes ces bombes lancées par l’armée Rwandaise ne nous fassent pas peur.Nous avons nos forces de Défense et de sécurité qui tiennent très bon et je suis confiant qu’avec eux, nous allons vaincre l’ennemi.
Nous ne devons pas laisser la place à l’ennemi, Nous allons tenir fort pour déloger l’ennemi. Notre armée défendra son territoire jusqu’au dernier sacrifice » a-t-il déclaré à KivuNyota.

Signalons tout de même que le village de Butalongola, au Sud-Ouest de l’agglomération de Kanyabayonga, est passé sous contrôle des forces loyalistes, selon les sources locales, après un échange de tirs le jeudi 20 juin. Il en est de même pour les localités de de Bombo et Kabizo, reconquises après que les rebelles aient été contraints de faire un repli stratégique suite à la montée en puissance des FARDC..

La Rédaction