Goma: Une dame parmi les présumés bandits à main armée présentés au maire ce samedi

Les services de sécurité ont à nouveau présenté cinq présumés criminels ce samedi 06 juillet 2024 au maire de la ville de Goma, arrêtés cette semaine dans le cadre des opérations « Safisha Muji wa Goma ».

Dans ce nouveau groupe figure, selon la présentation faite par le sous-lieutenant Sadiki Banyangi Olivier, un déserteur du groupe armé APCLS qui aurait reçu mandat d’assassiner un habitant du quartier Ndosho pour un montant de 800 000Fc, dans lequel il aurait déjà bouffé 300 000Fc.

Dans le groupe, on trouve aussi une femme répondant au nom de Eveline Mwavita, accusée d’avoir hébergé des bandits dans sa maison sur avenue Bukama au quartier Kyeshero. Ces derniers se seraient rendus au domicile de cette dame après avoir braqué Monsieur Jean-Pierre dans le même quartier et emporté sa mallette contenant 2200$ USD. Après perquisission dans la maison de Madame Eveline, les services de sécurité indiquent avoir trouvé une arme à feu et autres effets militaires ainsi que des gris gris.

Les trois autres membres de ce groupe sont des présumés bandits attrapés le matin de ce 06 juillet au quartier Himbi où ils venaient d’opérer durant la nuit. Les services de sécurité les ont sauvé des mains de la population qui voudrait se rendre justice en les lynchant, a souligné l’officier militaire qui les a présentés.

Satisfait du travail abattu par ses hommes, le maire de la ville appelle les services judiciaires auprès de qui tous ces présumés bandits sont déférés à mieux jouer leur rôle pour décourager la criminalité dans la ville.
Il assure tout de même que les services de sécurité restent déterminés à traquer jusqu’au dernier bandit pour que la population vaque librement et tranquillement dans ses occupations quotidiennes.

Emmanuel Barhebwa

Goma: le maire scelle une autre maison de tolérance à Birere

Il s’agit d’un débit de boisson constitué d’environ six chambres à coucher, situé dans le quartier Mapendo, derrière l’imprimerie Papyrus, non loin d’une autre maison de tolérance scellée il y a quelques mois, connue sous le nom de « chez mama Lipo ».

L’autorité urbaine qui a recommandé à ses services de sceller cette maison de tolérance ce samedi 6 juillet 2024, justifie sa décision par le fait que plusieurs délinquants s’y rencontrent pour planifier des vols et d’autres crimes qui déstabilisent la ville sur le plan sécuritaire.

« Avant que les bandits à main armée descendent sur le terrain pour opérer, ils commencent par se regrouper ou se rassembler dans ces maisons de tolérance. Au-delà de ça, c’est le lieu où il y a la consommation de boissons fortement alcoolisées. À part ça, il y a les violences sexuelles et l’esclavage sexuel qui se pratiquent dans ces maisons de tolérance sans pudeur… C’est donc pour des raisons aussi de moralité et de bon civisme que nous devons décourager ces comportements, sceller et fermer ces maisons de tolérance » a-t-il déclaré.

Il faut dire que les clients et « les femmes libres » trouvées dans cette maison de tolérance ont été interpellés pour être auditionnés autour de leur vraie identité, ont indiqué les services de renseignements.

Notons que plusieurs autres maisons de tolérance ont déjà été frappées par la même mesure qui, selon le maire, compte s’étendre dans tous les quartiers de la ville de Goma.

Emmanuel Barhebwa

Dégradation de la situation au Nord-Kivu : Le chef de l’État convoque le Conseil Supérieur de la Défense élargi autour de la question

Il s’agit d’une réunion ayant regroupé quelques membres du Gouvernement et plusieurs officiers de l’Armée ce samedi 29 juin autour de la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu ces deux derniers jours, marquée par la progression des rebelles dans ‘e territoire de Lubero.

À en croire le ministre de la communication et médias et porte-parole du Gouvernement, cette réunion a fait le point de la situation Opérationnelle du pays dans toutes les trois zones de défense, avec un accent sur la situation particulier sur les évènements de Kanyabayonga.

« Des perspectives et des mesures ont été proposées au président de la République pour que les Forces Armées de la RDC puissent très rapidement remettre de l’ordre dans cette partie et reprendre certaines autres localités qui ont été occupées par les forces rwandaises » a rapporté Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya au sortir de cette réunion, sans donner beaucoup de détails.

Ce dernier appelle la population des toutes les zones sous menace de continuer à faire confiance en son armée et de ne pas prêter attention à tout ce qui se raconte sur les réseaux sociaux car, estime-t-il, « c’est aussi sur ce terrain là que le jeu se joue pour démoraliser les congolais mais aussi toucher le morale de nos vaillants soldats ».

Un message relatif à cette situation pourra être prononcée ce dimanche 30 juin par le Chef de l’État, a promis Patrick Muyaya.

Pour ce qui est de l’évolution des évènements sur le terrain ce samedi, faut-il le noter, plusieurs sources en territoire de Lubero indiquent que la situation s’est détériorée depuis la prise par les M23 l’après-midi du vendredi de la cité de Kanyabayonga.
Dans les villages voisins où se sont réfugiés plusieurs ressortissants de Kanyabayonga non prêts à cohabiter avec l’armée étrangère, la psychose règne suite à l’avancée signalée des rebelles.
Jusqu’ici des confusions règnent autour des probables récupérations de nouvelles entités par le M23, après Kanyabayonga…
Affaire donc à suivre

La Rédaction

Rutshuru : Trois blessés côté civils, bilan provisoire des affrontements de ce vendredi

Il s’agit, d’après nos sources dans la zone, d’une maman et deux enfants atteints par les éclats de la bombe durant les violents affrontements entre les rebelles du M23-RDF et la coalition FARDC-WAZALENDO déclenchés depuis les heures matinales de ce vendredi 21 juin 2024 aux alentours de l’agglomération de Kanyabayonga située dans la chefferie de Bwito en Territoire de Rutshuru.

Les mêmes sources affirment que les bombes qui ont occasionné ces degats humains, aux côtés de nombreux dégâts matériels, sont prévenus des positions du M23.
« Les Terroristes du M23-RDF, voulant faire terreur à la population, ont largué des bombes dans la cité de Kanyabayonga et ses environs .Nous venons provisoirement d’enregistrer trois personnes grièvement blessées dont une maman et deux enfants. Ici la panique a gagné les cœurs de nombreux habitants mais ils restent rassurés suite à la présence musclée des nos FARDC qui défendent leurs entités » a expliqué un leader communautaire de la place.

Joint par KivuNyota, l’administrateur militaire du Territoire de Lubero demande à sa population de ne pas céder à la panique.
Le colonel Chiwewa Alain appelle ses administrés à continuer à faire confiance à leur armée.

« Que toutes ces bombes lancées par l’armée Rwandaise ne nous fassent pas peur.Nous avons nos forces de Défense et de sécurité qui tiennent très bon et je suis confiant qu’avec eux, nous allons vaincre l’ennemi.
Nous ne devons pas laisser la place à l’ennemi, Nous allons tenir fort pour déloger l’ennemi. Notre armée défendra son territoire jusqu’au dernier sacrifice » a-t-il déclaré à KivuNyota.

Signalons tout de même que le village de Butalongola, au Sud-Ouest de l’agglomération de Kanyabayonga, est passé sous contrôle des forces loyalistes, selon les sources locales, après un échange de tirs le jeudi 20 juin. Il en est de même pour les localités de de Bombo et Kabizo, reconquises après que les rebelles aient été contraints de faire un repli stratégique suite à la montée en puissance des FARDC..

La Rédaction

Goma: 55 abris provisoires des déplacés partis en fumée dans un incendie à Lushagala

Il s’agit d’un incendie d’origine inconnue d’après les témoins sur place, qui s’est déclaré l’après-midi de ce mercredi 05 juin dans ce camp érigé au nord-ouest de la ville de Goma.

Selon François BATEGENDA, président des déplacés de Lushagala, joint par KivuNyota, c’est aux environs de 15 heures locales que le feu s’est déclaré en plein milieu de ce site, avant de se répandre sur plusieurs abris de déplacés.

 » C’est autour de 15h passées que nous avons été surpris par ce feu dont personne ne connaît l’origine jusqu’à présent. Il a réduit en cendres plusieurs biens des déplacés dont plus de 55 abris provisoires où vivaient de nombreuses familles. Ces dernières ont tout perdu, et même le peu de dons qu’on venait de leur offrir… » témoigne-t-il.

Il exhorte de ce fait les autorités et les personnes de bonne volonté à venir en aide à toutes ces familles sinistrées.

« Nous supplions les autorités locales à venir en aide dans l’urgence à ces familles. On ne sait pas où mettre toutes ces personnes. La plupart, parmi lesquels des enfants, seront contraints de passer la nuit à la belle étoile. Ils ont pratiquement tout perdu… » plaide-t-il.

La Rédaction

Combats contre les M23/RDF: La menace s’éloigne davantage de Kanyabayonga

La situation sécuritaire est jugée relativement calme samedi 01 juin 2024 dans l’agglomération de Kanyabayonga située en chefferie de Bwito dans le Territoire de Rutshuru.

C’est après des nouvelles agitations causées par les hostilités entre les rebelles du M23-RDF et les FARDC-WAZALENDO au sud de cette cité qu’un moment d’accalmie s’observe dans la zone, renseignent nos sources.

Selon la société civile Forces Vives de la place, les forces régulières ont délogé les terroristes à Butalonga et Kilambo, et ont contré toute nouvelle tentative de débordement de l’ennemi.

« La situation est redevenue tranquille dans la zone, sauf une psychose qui règne au sein des populations civiles qui demeurent dans la cité. Nous louons les efforts des FARDC-VDP qui viennent de déjouer le plan de l’ennemi et nous appelons les citoyens au calme. »a précisé à KivuNyota un acteur de la société civile de Kanyabayonga.

Contacté, un habitant de cette zone plaide pour que le Gouvernement congolais augmente la vitesse dans la poursuite des rebelles qui avancent progressivement, pour tenter de marcher sur toute la province du Nord-Kivu ;
« Je suis profondément touché suite à cette guerre interminable qui écume ma région.Ici je résiste encore suite à l’attitude combattif de notre armée, mais si ça change je serai obligé de me déplacer comme les autres. Jusqu’ici nos soldats contrôlent toute la situation depuis 17 heures. Je les encourage pour le travail abattu ».

Notons ici que certaines personnes qui vivaient dans cette grande agglomération de la chefferie de Bwito se sont déplacées vers les zones paisibles au moment de l’intensification des combats ces derniers jours, en attendant que la situation sécuritaire soit normale.

La Rédaction