Rentrée scolaire 2023-2024: la FOSYNAT dénonce le monnayage de la réinscription des élèves finalistes ayant raté leurs diplômes

Au moment où la rentrée scolaire est attendue pour le 4 septembre sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, selon le calendrier du Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Techniques en RDC, la Force Syndicale Nationale (FOSYNAT) dénonce plusieurs cas de monnayage de la réinscription des élèves finalistes du secondaire ayant manqué leurs diplômes aux examens d’État de l’édition dernière et même de certaines écoles primaires.

D’après Bahala Shamavu président de cette structure, les autorités de l’Enseignement Primaire Secondaire et Techniques en Province du Nord-Kivu doivent s’activer pour rétablir de l’ordre et imposer des mesures sérieuses contre ces pratiques qualifiées de vol à ciel ouvert.

 » Les élèves sont libres de se réinscrire dans une école de leurs choix, après avoir échoué l’année dernière. Donc il est hors de question de monnayer la réinscription de ces élèves qui sont, d’ailleurs traumatisés, par les échecs de l’année dernière. Leur faire payer c’est infliger un lourd fardeau à leurs parents qui veulent voir leurs enfants reprendre le chemin de l’école  » a fait savoir Bahala Shamavu Innocent.

Réagissant dans le même angle d’idée, Henri Josué DUNIA BAZUNGU du SYLAD EPST Nord-Kivu, ajoute que rater les épreuves d’Examens d’État ne doit pas justifier le refus des chefs d’établissements à réinscrire les élèves, et s’il s’avère qu’il ya d’autres motivations derrières ces refus, c’est déjà une anti valeur pure et simple et les autorités de l’ EPST seront dans l’obligation de prendre des mesures qui s’imposent aux chefs d’Établissement qui s’adonnent à des telles pratiques.

Richard Kubuya

Masisi: A Sake, la ministre Antoinette Kipulu annonce la création des écoles de métiers en faveur des communautés locales

La ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, Madame Antoinette kipulu Kabenga, accompagnée de la Prisca Luanda Kamala et le vice-gouverneur, le Commissaire divisionnaire Ekuka Lipopo, sont arrivés ce mercredi 16 août 2023 à Sake dans le groupement Kamuronza en territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Justifiant l’objectif de cette visite à Masisi , Madame la ministre Antoinette Kipulu a fait savoir qu’elle vient s’imprégner de la situation dans laquelle vivent les déplacés dans cette partie de la province du Nord-Kivu et étudier la possibilité d’y installer des écoles de métiers.

 » Je suis arrivée à Sake dans le territoire de Masisi pour s’imprégner de la situation que traversent les déplacés ici, faire les études sur comment mon ministère peut accompagner les enfants dans le but de préparer leur avenir à travers l’apprentissage des certains métiers. Nous allons construire des écoles pour permettre aux enfants d’apprendre quelques métiers, comme la coupe et coutures, l’informatique et d’autres métiers pour l’encadrement de la jeunesse et d’autres couches de la population » a-elle indiqué.

Celle-ci précise que 3 filières seront organisées à la première phase, dont la formation en coupe et coutures, l’informatique et la transformation agro-alimentaire en raison de la richesse et la fertilité du sol dans cette entité.

Faisant partie de la délégation, Prisca Luanda Kamala, conseillère du Gouverneur-militaire, en charge de l’éducation,de son côté, appelle la jeunesse du groupement Kamuronza et de Masisi en général à s’approprier ce projet qui vise effectivement l’autonomisation de la jeunesse.

Rappelons que c’est depuis le dimanche 13 août que la ministre Antoinette Kipulu Kabenga séjoune dans la province du Nord-Kivu, à Sake ce mercredi 16 août, elle promet la construction des écoles pour l’apprentissage des médias dans l’objectif d’encadrer les jeunes.

Bahati Amuli Faustin

Nord-Kivu: le SYNEP installe 12 comités syndicaux des écoles protestantes en province

La cérémonie d’installation de ces 12 comités syndicaux et communautaires des enseignants, qui vont servir dans les écoles au sein des Communautés et Eglises respectives est intervenue ce vendredi 07 juillet à Goma.

C’est la Division Provinciale du Travail et Emploi, qui a procédé à l’installation de ces comités, composés essentiellement des enseignants œuvrant.
Ils auront pour responsabilités de travailler et de plaider pour la cause des professionnels de la craie pour un mandat de trois ans, au sein des écoles où le SYNEP exerce son action syndicale.

Ces comités installés, ont chacun mandat provincial sur les écoles des communautés respectives, mais sont rédévables au SYNEP Provinciale, qui centralise toute l’action, a précisé Patient Rafiki Président Provinciale du Syndicat National des enseignants en Province du Nord-Kivu

Pour lui, cette cérémonie est une manière de témoigner devant les autorités de l’EPST que le SYNEP respecte les procédures, qui pourront conduire à la longue à la nomination des syndicaliste, après une série des élections au sein de différentes communautés et une série des formations de ces nouveaux animateurs.

 » Ces animateurs communautaires ont été officiellement installés par la Division Provinciale de Travail, avec pour mission de plaider la cause des professionnels de la craie dans ces écoles et aujourd’hui Ils sont revêtus du pouvoir de défendre la cause des enseignants en province du Nord-Kivu » a-t-il fait savoir.

Occasion pour Balthasar KASEREKA KAMALIRO président de suivie des élections syndicales au Nord-Kivu et chef de la Division Provinciale du Travail et Prévoyance Sociales, d’appeler les équipes nouvellement investies à travailler en collaboration avec les gestionnaires et non à jouer a l’opposition contre les autorités de l’EPST, en complicité avec des gestionnaires ou chefs d’établissements.

Pour celui-ci, le bien-être des écoles et celui de l’enseignant doivent être prioritaires pour ces comités communautaires, c’est à dire mettre l’intérêt des enseignants avant tout.

Richard Kubuya

EXETAT 2023: Quelques finalistes déplacés de la guerre du M23 passent l’épreuve dans la résilience

Ces finalistes déplacés, rencontrés dans un centre de passation d’examen d’Etat à Goma ce mardi 27 juin, ont révélé à KivuNyota, leurs impressions par rapport au déroulement des Examens d’Etat qu’ils sont contraints de passer dans leur milieu de refuge. Leurs écoles ont été fermées, en effet, depuis le début des affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23.

Gisèle ICHIMPAYE NZAZINAMBIRA, par exemple, finaliste en section Pédagogie Générale; provient de l’institut Baraka à Rutshuru. Elle est affectée au centre de l’Institut Mwanga, où elle passe ses examens depuis lundi.
Elle affirme que ses collègues et elle ont su inventer une alternative pour ne pas rater cette année:

« L’examen d’aujourd’hui qui était consacré aux cours d’option s’est bien passé. Nous nous sommes préparés sur base des anciens ITEMS que nos enseignants nous avaient partagé et on a retrouvé pas mal de questions similaires…Notre état d’esprit est calme. Nous essayons d’oublier les conditions de vie difficiles que nous traversons en tant que réfugiés, et on se concentre sur les épreuves que nous avons à passer. Nous espérons que nous allons bien les terminer… » témoigne-t-elle.

Avis partagé également par Uwineza NTIBISANGANWA, une autre finaliste de Rutshuru, en provenance de l’institut Buzito.
Pour celle-ci, « l’examen d’aujourd’hui était facile et plus abordable par rapport à celui du premier jour… »

Elle révèle toutefois que ses collègues déplacés et elles, sont parmi les rares qui ne se sont pas découragés après avoir fui la guerre.

« Plusieurs de nos camarades étaient déçus et n’ont pas fait de démarches pour être admis aux examens. Nous autres, par contre; aussitôt arrivés ici, nous sommes allés nous faire enregistrer à l’inspection et nous avons été déployés dans différentes écoles d’ici pour poursuivre l’année scolaire. C’est ainsi que nous avons évolué jusqu’à ce jour où nous présentons nos examens. Nous espérons que Dieu nous aidera à décrocher nos diplômes » indique-t-elle.

Celles-ci estiment que les résultats ne peuvent pas être les mêmes pour des candidats qui passent les examens dans leur milieux, avec ceux-là qui les passent dans les zones de refuge. D’où leur insistance vis-à-vis des autorités compétentes et tous les acteurs impliqués dans cette guerre « de ramener la paix chez nous…Notre plus grand souhait c’est de revenir chez nous et vaquer à nos occupations… »

Elles ne manquent pas non plus de remercier tous ceux qui les soutiennent depuis leur arrivée à Goma jusqu’à ce jour; plus particulièrement les enseignants et les élèves qui les ont affectueusement accueilli et qui font de leur mieux pour les placer dans les bonnes conditions de travail.

Emmanuel Barhebwa

ENAFEP: Au Nord-Kivu, la participation des finalistes filles s’élève de 4% de plus que les garçons

L’affirmation est de l’inspecteur de la sous Division Provinciale de l’Éducation en province du Nord-Kivu à l’occasion du début ce jeudi 1er juin des épreuves D’ENAFEP(Examen National de Fin d’Études Primaires) édition 2023, sur la majeure partie du territoire national.

En présence de l’autorité provinciale, le Vice-Gouverneur du Nord-Kivu, celui-ci a fait savoir que 26000 finalistes du primaire prennent part à ces épreuves de deux jours tout en mettant un accent sur la participation de filles qui est de 52 % par rapport aux garçons.

Pour ce qui est du contexte du territoire de Rutshuru où se vit l’activisme de la rébellion du M23, celui-ci a fait savoir que plus ou moins 83 finalistes du primaire ayant fui la affrontements vont passer ces épreuves au niveau de la province éducationnelle 1 et 2.

Les épreuves de fin d’études primaires pour l’édition 2023 ont été lancées à Kisangani par le Ministre Nationale de l’EPST en RDC, d’où il a indiqué que l’édition 2023 accueille 2.119. 100 candidats dont 1.020.448, soit 48% des filles; répartis dans 8.332 Centres de passation dont deux sont situés en dehors des frontières de la RDC.

Le Ministre Tony Mwaba a insisté sur le caractère gratuit de l’organisation de L’ENAFEP, élargi jusqu’aux écoles privées.

 » Aucun élève n’est autorisé à verser un quelconque frais jusqu’à la délivrance de son Certificat de Fin d’Études Primaires. Ceux qui vont exiger des frais quelconques aux élèves, risquent de s’exposer à toutes les conséquences de la Loi. » a-t-il indiqué avant de lancer officiellement l’ENAFEP.

Notons que sept provinces éducationnelles de la RDC ne vont pas passer ces épreuves, a communiqué le Ministère de l’EPST, à cause de l’arrivée tardive des malles contenant des items dans les sites ciblés. Il s’agit de Sankuru 1 et 2, Tshupa 1 et 2, Haut Uele 1 et 2 et Bas-Uele.
Les épreuves pour ces provinces ont été ramenées au 12 et 13 juin’

La Rédaction

Lutte contre l’alcoolisme en milieu scolaire: Les élèves de l’institut Himbi inventent un détecteur automatique d’alcool

Il s’agit d’un appareil pouvant détecter l’haleine de l’alcool et tout liquide contenant de l’éthanol, ont expliqué, démonstration à l’appui, trois jeunes élèves de l’institut Himbi à Goma, lors d’une journée portes ouvertes organisée par leur école ce dimanche 21 mai 2023.

L’objectif pour ces derniers de se lancer dans ce projet, expliquent-ils, c’est d’une part d’aider les chargés de la discipline au sein des écoles à limiter la consommation de l’alcool en milieu scolaire, et d’autre part d’aider les services de la sécurité routière à une meilleure surveillance des conducteurs .

«  Nous savons que la toxicomanie est à la base de beaucoup de problèmes dans notre milieu, et surtout dans la circulation routière où beaucoup de chauffeurs et motards conduisent en état d’ivresse. Nous avons estimé que si on dotait les policiers de la circulation routière, un appareil pouvant détecter l’alcool, ça peut les aider à attraper tous ces gens-là. Cet appareil peut aussi aider dans plusieurs endroits où l’alcool est interdit. C’est le cas des milieux scolaires ou dans certaines réunions. Cet appareil va aider à dénicher les coupables. Il peut aussi permettre de tester si une boisson contient de l’alcool ou pas, puisqu’aujourd’hui, il y a plusieurs boissons où on indique qu’il n’y a pas d’alcool pourtant ce n’est pas le cas… » a expliqué Romuald Bwira, l’un des concepteurs de cet appareil.

Expliquant le fonctionnement de leur création, ces derniers indiquent que l’appareil, qui est portatif, dispose d’un assemblage d’outils électroniques, d’une batterie rechargeable et d’un capteur qui détecte le gaz emis par l’alcool et qui déclenche une sonnerie et allume une lampe lorsqu’il y a présence de l’alcool.

Ces jeunes disent être en mesure de produire autant d’appareils similaires et peuvent les améliorer selon la demande de chaque utilisateur.

D’autres inventions de ce mêmes élèves ont été présentés lors de cette journée portes ouvertes, telles que « le ventilateur automatique », « le prototype d’un feu de signalisation routière », « un amplificateur-audio de haute émission de son », « un détecteur de la flamme (pour prévenir les incendies) », « un Lave-mains et une sèche-mains automatiques », « un détecteur de la présence humaine », « une application comptable (conçue par les élèves de la section commerciale et gestion afin de faciliter les commandes et les inventaires dans une entreprise commerciale) »;… pour ne citer que cela.

Toutes ces inventions sont disponibles au sein de cet établissement scolaire, et sont ouvertes à toute personne qui aimerait soutenir ces élèves.

Emmanuel Barhebwa