Info à la Une

J.I.F 2026 : à Goma, les organisations de défense des droits des femmes lancent une série d’activités dès ce 9 mars

C’est au cours d’un café de presse organisé ce samedi 7 mars 2026 que plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont annoncé une série d’activités qui s’étendront sur tout le mois de mars. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la vulgarisation des thèmes international, national et provincial de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes.

Face aux journalistes, quatre intervenants ont abordé différentes thématiques en lien avec le thème provincial de cette journée : « Renforcement des droits, justice et autonomisation des femmes et des filles du Nord-Kivu pour la cohésion sociale et la cohabitation pacifique »

La première intervenante, Mme Emmanuella Kavugho Vasikya, Secrétaire exécutive de l’Action des Volontaires pour la Solidarité et le Développement (AVSD), a largement insisté sur les droits des femmes et leur accès à la justice.
Elle a indiqué qu’aujourd’hui, de nombreuses organisations féminines de la place ont déjà mis en place des espaces sûrs permettant aux femmes de dénoncer les violences dont elles sont victimes et d’accéder à la justice.
Elle reconnaît toutefois que des efforts doivent encore être fournis en matière de sensibilisation afin d’amener les femmes à prendre pleinement conscience de leurs droits et à recourir à la justice.

De son côté, Mme Isabelle Pendeza, présidente du Collectif des Associations Féminines pour le Développement (CAFED), qui a présenté une thématique axée sur la cohésion sociale, reste convaincue qu’aucune initiative visant la consolidation de la paix et la résolution des conflits ne peut réussir sans la participation active des femmes.

Pour elle, la femme est dotée d’un don naturel de médiatrice, que ce soit au sein des ménages ou dans la communauté.
De ce fait, son rôle est incontournable dans chaque processus de paix, surtout dans cette région marquée par des décennies de conflits.

Les activités qui seront organisées au cours de ce mois, souligne-t-elle, visent également à rappeler aux femmes du Nord-Kivu le rôle exceptionnel qu’elles ont à jouer dans la recherche et la consolidation de la paix dans cette partie du pays.

La troisième intervenante, Mme Solange Kabuo, de l’organisation Solidarity of Women for Integral Development (SWID), est revenue sur la question de l’autonomisation de la femme, qu’elle considère comme un outil essentiel pour améliorer le niveau économique des femmes et, par ricochet, celui de nombreux ménages.

Pour elle, lorsque la femme atteint son autonomisation à tous les niveaux (financier, social, culturel, etc.) cela marque le début d’un véritable développement pour la communauté.

À ce jour, estime-t-elle, la question de l’autonomisation des femmes, au regard des résultats qu’elle produit au sein de plusieurs organisations œuvrant dans ce domaine, devrait être au centre des préoccupations de tous les partenaires, tant étatiques que non étatiques, qui soutiennent les initiatives féminines.

Le dernier intervenant, M. Jean Kayenga, du Réseau des Hommes Engagés pour la Masculinité Positive, est revenu sur le combat que mène son organisation depuis plusieurs années dans la promotion d’une masculinité positive, avec pour objectif de dépasser certains principes et lois culturelles qui réduisent considérablement la place de la femme dans la société.

« Il existe encore aujourd’hui des cultures, voire certaines religions, qui excluent les femmes des espaces de décision et qui leur interdisent la parole, voire même certains aliments », a-t-il déploré.
« C’est cela notre lutte en tant qu’hommes engagés », a-t-il ajouté.

Pour lui, ce mois de la femme sera également une occasion d’intensifier la sensibilisation auprès des hommes qui restent encore réticents face aux questions d’égalité entre hommes et femmes et à la promotion du genre.

Au cours de ce mois de mars, ont annoncé les panélistes, plusieurs activités sont prévues, notamment des expositions entrepreneuriales de femmes, des actions de solidarité en faveur des femmes vulnérables, des séances de sensibilisation et de plaidoyer, pour ne citer que celles-ci. Pour ce lundi 09 mars le grand rassemblement des organisations féminines se tiendra au stade paralympique de Goma, ont-ils souligné, marquant le début effectif des activités du mois de la femme.
À la fin du mois, précisent les organisateurs, un rapport global sera élaboré afin d’évaluer l’impact de ces activités au sein de la communauté et d’établir des mécanismes pouvant permettre de pérenniser ces initiatives tout au long de l’année.

Rappelons que la Journée internationale des droits des femmes est célébrée cette année sous le thème international « Droits, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et les filles », le thème national « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles », et le thème provincial « Renforcement des droits, justice et autonomisation des femmes et des filles du Nord-Kivu pour la cohésion sociale et la cohabitation pacifique ».

La Rédaction

Goma : l’activiste Steven Malaki récompensé pour ses efforts dans la promotion des droits des femmes

Acteur humanitaire et activiste engagé dans la promotion des droits des femmes, des jeunes et des enfants, Steven Malaki, actuel secrétaire exécutif de l’organisation NPCYP (National Partnership of Children and Youth in Peacebuilding), a été récompensé par un diplôme de mérite ce mercredi 4 mars 2026 lors d’une cérémonie organisée par le Collectif des Associations Féminines pour le Développement (CAFED), une organisation regroupant plus de 30 associations féminines du Nord-Kivu.

« M. Steven Mulinzi Malaki a fait preuve d’un engagement remarquable, d’un esprit de responsabilité et d’une performance exceptionnelle dans la promotion des droits des femmes », peut-on lire sur ce diplôme.

En reconnaissance de ses efforts et de son dévouement, ce diplôme lui a été décerné pour honorer son mérite et l’encourager à poursuivre sur la voie de l’excellence, précise l’organisation CAFED.

Un sentiment de satisfaction et de responsabilité

Réagissant à chaud, Steven Malaki s’est dit très touché par cette reconnaissance qu’il considère comme « une responsabilité ».

« Pour moi, ce diplôme est une responsabilité de plus que l’on vient de me confier, puisqu’il nous est décerné au regard des efforts que nous fournissons dans la consolidation de la paix. Il me rappelle que je dois encore faire mieux dans mes actions de consolidation de la paix », a-t-il déclaré à la presse.

Il a également saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des membres de son organisation. Pour lui, cette reconnaissance revient aussi à toute son équipe.

« C’est grâce à eux, les uns sur le terrain, les autres au bureau et d’autres encore ici et là, que l’impact de ce que nous faisons est visible sur le terrain », a-t-il précisé.

Aux côtés de Steven Malaki, plusieurs dizaines d’activistes engagés dans la défense des droits des femmes ont également été honorés au cours de cette cérémonie qui s’inscrit, selon les organisateurs, dans le cadre des activités du mois de la femme.

La Rédaction

Célébration de la fête patronale du C.S.Teresa Mira : Hommage à une religieuse « heureuse au milieu des tout-petits »

Le Complexe scolaire Teresa Mira de Goma a célébré, samedi 28 février 2026, la fête patronale dédiée à la vénérable Teresa Mira Garcia, sa patronne, religieuse Carmélite Missionnaire Thérésienne d’origine espagnole, reconnue pour son amour et son dévouement envers les enfants, particulièrement les plus petits.

Religieuse heureuse au milieu des tout-petits

Née à Algueña (Alicante) en Espagne, en 1895 , Teresa Mira Garcia a consacré sa vie au service des plus vulnérables.
Animée d’une joie simple et d’un profond esprit de charité, elle trouva un bonheur particulier dans l’accompagnement des enfants appelés « párvulos ». Lors de ses missions à Alcalá de Chivert et à San Jorge, elle se dévoua durant plusieurs années à leur éducation et à leur encadrement.

Déclarée vénérable par Jean-Paul II en 1996, elle vécut son charisme au service des plus faibles – enfants, malades, nécessiteux – avec sérénité, même pendant la guerre civile espagnole où elle multiplia les actes de charité au péril de sa vie.
Sa devise : « Faisons toujours le bien à tous », reflète une spiritualité inspirée du bienheureux Francisco Palau.

Morte en 1941 à 45 ans de la tuberculose, son message reste : « avec Jésus, aller vers les autres pour les aimer ». Sa phrase : « Moi, franchement, je me sentais heureuse au milieu de ces tout-petits » (livre semeuse de paix) résume parfaitement l’esprit de sa mission.

Aujourd’hui encore, son héritage continue d’inspirer plusieurs communautés éducatives à travers le monde, notamment le Complexe scolaire Teresa Mira, basé en ville de Goma au Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo; qui porte son nom.

La communauté scolaire réunie pour rendre grâce à Dieu

Parents, enseignants, religieuses et élèves du Complexe Scolaire Teresa Mira se sont réunis dans l’enceinte de l’école pour commémorer la mémoire de leur patronne.

L’édition 2026 a été marquée par trois moments forts : une célébration eucharistique présidée par le Père Jacques MUTIMANWA Ocd, curé de la paroisse Notre-Dame du Mont Carmel et aumônier de l’école, et concélébrée par l’abbé Cléophas prêtre du Diocèse de Goma ; suivie des activités culturelles et expositions scientifiques présentées par les élèves ; ainsi que le partage d’un repas fraternel.

Dans son homélie, le Père Jacques Mutimanwa a échangé avec les élèves à travers un jeu de questions-réponses autour de la vie et des vertus de Teresa Mira. Il a invité la communauté scolaire à « intégrer dans le cœur des enfants cet esprit de faire le bien à tous, à cultiver l’humilité et le service envers les plus pauvres de notre temps ».
Il a également encouragé les élèves à « associer intelligence et travail afin de contribuer au développement du pays».
Et à l’ensemble des participants à cette messe, il a invité, s’inspirant de l’Évangile du jour, à méditer sur ce qu’il appelle le « passage le plus difficile de la Bible », où le Christ nous invite à aimer nos ennemis.

Une éducation qui allie savoir et foi

Prenant la parole, la sœur Angélique Riziki Shamatsi, coordinatrice du Complexe scolaire Teresa Mira, a présenté brièvement la vie de la vénérable Teresa Mira, insistant sur les vertus qui ont marqué son parcours; notamment la docilité, la paix, l’obéissance, la simplicité, la délicatesse, la charité, la joie et l’esprit de don de soi.

Elle a exhorté les élèves à incarner ces valeurs dans leur vie quotidienne. Elle a également insisté sur l’importance d’une éducation intégrale, qui associe formation intellectuelle et croissance spirituelle, invitant les parents à renforcer la collaboration et la confiance envers les enseignants.

Les élèves brillent par leurs talents et leurs projets

La célébration s’est poursuivie par différentes activités culturelles et scientifiques qui ont permis aux élèves de démontrer leurs talents.

Parmi les démonstrations marquantes, la section scientifique a présenté la fabrication pratique de savons liquides et autres détergents.

Monsieur Tatien AGANZE, parent d’élève, s’est dit impressionné : « J’ai essayé les produits et c’est exactement comme ceux qu’on trouve dans les supermarchés. Si les élèves ouvraient une cantine, je serais parmi les premiers clients. » a-t-il témoigné.

Des sketches, poèmes et chants inspirés de la vie de la vénérable Teresa Mira ont également été présentés. Les enfants de la maternelle, âgés de trois à cinq ans, ont particulièrement émerveillé le public, témoignant de la qualité de l’encadrement intellectuel et spirituel qu’ils reçoivent à cet établissement.

La journée s’est finalement clôturée dans une ambiance fraternelle autour d’un repas partagé. À travers cette célébration, la communauté éducative a exprimé le souhait que l’exemple de la vénérable Teresa Mira continue d’inspirer chacun à semer la paix, promouvoir l’unité, vivre l’honnêteté et renforcer la solidarité.

Emmanuel Barhebwa

Santé sexuelle des étudiants : le doctorant Kambale Nzengera Jean-Lebon révèle des statistiques préoccupantes sur les IST

Réunis ce lundi 16 février 2026 à l’Université de Goma, près de 200 étudiants venus de différentes institutions universitaires de la ville ont pris part à une conférence consacrée à la santé sexuelle et à la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST).
L’activité s’inscrivait dans le cadre de la journée mondiale des IST célébrée le 14 février de chaque année, ont indiqué les organisateurs.

Au cours de ces échanges, l’orateur du jour, le doctorant Kambale Nzengera Jean‑Lebon, actuel chargé des recherches à l’École de santé publique de UNIGOM et coordinateur du troisième cycle en santé publique au sein de la même institution; a présenté des données jugées alarmantes quant à l’évolution des contaminations aux IST.

Dans son exposé, le chercheur a alerté sur la progression inquiétante de ce type d’infections en République démocratique du Congo et à l’échelle mondiale, appelant à une prise de conscience collective, en particulier chez les jeunes en milieu universitaire.

Selon lui, « les infections sexuellement transmissibles constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique chez les jeunes de 15 à 24 ans, avec des conséquences potentiellement graves, notamment sur la fertilité, le cancer du col de l’utérus ou encore la transmission de la mère à l’enfant ».

S’appuyant sur des données épidémiologiques, il a indiqué qu’« environ un tiers des nouveaux cas d’IST dans le monde concerne les jeunes de moins de 25 ans ».
Une situation qui n’épargne pas le milieu universitaire congolais où, estime-t-il, certains comportements sexuels à risque favoriseraient la propagation des infections.

« Une étude menée dans plusieurs universités de la RDC(incluant Goma) montre que les comportements sexuels à risque sont très fréquents chez les étudiantes et étudiants (plus de 60 %) avec une forte probabilité d’infections liées à des rapports non protégés et à la multiplicité des partenaires », a-t-il souligné.

Au-delà de ces comportements, le doctorant a évoqué d’autres facteurs favorisant l’exposition aux IST chez les étudiants. Parmi les facteurs individuels figurent le faible usage des préservatifs et des contraceptifs, le manque de connaissances spécifiques sur les modes de transmission des IST, les symptômes et les méthodes de prévention. Sur le plan social, il a pointé la stigmatisation et les tabous entourant la sexualité et les IST, les pressions académiques, l’influence de l’environnement social, ainsi qu’une sexualité souvent vécue sans encadrement éducatif formel.

Face à ce constat, le doctorant a proposé plusieurs pistes de solutions à différents niveaux.
Aux universités, il a recommandé l’intégration de programmes d’éducation sexuelle et de prévention des IST dans la formation des étudiants.
Aux familles, il a conseillé d’encourager un dialogue ouvert et sain sur la sexualité afin de réduire les tabous, tout en encourageant les jeunes au dépistage volontaire et à l’adoption de comportements protégés.
Il a également appelé les structures communautaires, leaders locaux, ONG et médias à renforcer la sensibilisation, à créer des cadres sûrs d’information accessibles aux jeunes, et à lutter contre la stigmatisation.


S’adressant directement aux étudiants, Jean-Lebon a fortement insisté sur l’usage correct et systématique du préservatif, rappelant qu’il constitue une double protection : contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida, mais aussi contre les grossesses non désirées.

Kambale Nzegera Jean-Lebon est également revenu sur le rôle essentiel des services de santé sexuelle et reproductive appelés à offrir aux jeunes un accès facile, confidentiel et à coût réduit au dépistage ainsi qu’à la prise en charge des infections, y compris le VIH. Ces services doivent aussi assurer la distribution des préservatifs et d’autres matériels de prévention, tout en renforçant la sensibilisation et la formation des prestataires de santé sur une communication adaptée aux jeunes. Selon lui, ces structures méritent d’être davantage renforcées à Goma et soutenues par des partenaires techniques et financiers tels que UNFPA, dans le cadre de la promotion de la santé sexuelle et reproductive.

Notons qu’outre les étudiants de l’Université de Goma, la conférence a également réuni ceux de ULPGL, de UNIM et de ISESOD.
Intéressés par la thématique, plusieurs participants ont plaidé pour l’organisation régulière de séances similaires dans les milieux universitaires afin de sensibiliser un plus grand nombre de jeunes.

La Rédaction

Goma : les scouts lancent la Semaine scoute par une opération de reboisement au port public

Le district scout ville de Goma a marqué le début de la Semaine scoute ce mardi 17 février 2026 par une action écologique de grande envergure au niveau du port public de Goma.

Après une marche de santé et de sensibilisation dans les rues de la ville, des dizaines de scouts, plants d’arbres en mains et chants scouts aux lèvres, se sont retrouvés au niveau de ce site touristique de la ville pour une opération de reboisement.

Sur place, ces jeunes ont procédé à la plantation d’arbres le long de la route et dans plusieurs espaces stratégiques, contribuant ainsi à la beauté de ce coin de la ville et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon Justin Bahati Safari, totemisé « Bichon Persistant » et membre du comité scout du district de Goma, cette activité marque le lancement officiel des manifestations dédiées à la mémoire de Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme, célébré chaque 22 février à travers le monde.

« Chez les scouts, un article de la loi scoute nous enseigne qu’un scout aime et protège la nature. Commencer cette semaine scoute par le reboisement n’est pas un hasard. Nous voulons rendre notre ville plus belle et contribuer à la protection de l’environnement tout en sensibilisant la communauté sur les effets du changement climatique…», a-t-il déclaré.

Ce dernier appelle la population de Goma à s’approprier cette initiative et à protéger les arbres qui viennent d’être plantés afin d’en assurer la survie.

L’initiative a marqué de nombreux passants sur ce tronçon, qui ont admiré l’engagement des scouts ainsi que leur mobilisation pour la construction et le développement écologique de leur ville. Beaucoup ont vu en eux une jeunesse consciente, responsable et sur laquelle le pays peut réellement compter.

Il sied de noter que plusieurs autres activités sont programmées à Goma dans le cadre de cette Semaine scoute, notamment l’assainissement dans certaines structures sanitaires de la ville, une campagne de don bénévole de sang, une veillée scoute ainsi qu’une caravane motorisée dédiée à la promotion de la paix avec comme thème «Jeunesse compétente pour une ville durable, inclusive et pacifique»

Emmanuel Barhebwa

Bombardement de Masisi: «Un crime de guerre qui choque…»(Notable Blaise Baibonge)

Le drame qu’a connu la cité de Masisi centre ce vendredi 02 janvier 2026 continue à susciter des vives réactions d’indignation au sein de l’opinion tant locale que nationale, condamnant le meurtre de civils innocents dans un conflit armé auquel ils ne sont pas mêlés.

Natif du village Mahanga dans le groupement Nyamaboko 1er, Blaise Baibonge, notable de Masisi, a adressé ce samedi 03 janvier un message de regret face à cette résurgence de la violence dans son milieu natal, tout en compatissant avec toutes les familles victimes et en appelant les belligérants au respect des principes de guerres qui exigent d’épargner les vies des civils dans les conflits.

En effet, une bombe a été lancée sur les habitations des civils dans l’agglomération de Masisi centre vendredi 2 janvier 2026, dans le territoire de Masisi à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) dans la province du Nord-Kivu. Les sources concordantes sur place ont annoncé que le bombardement a ciblé la base d’une organisation humanitaire qui mène des activités de protection de l’enfance sur l’ensemble du territoire.

Cette installation est située en plein centre à proximité du commissariat territorial de la police. Les deux institutions partagent le même chemin avec le tribunal de paix. Les sources contactées par Kivu Nyota à 13h52 minutes vendredi, quelques secondes après le drame, ont annoncé une dizaine de morts, sous une panique totale. Les sources médicales ont rendu public un bilan provisoire de deux personnes mortes et de quarante-deux blessées.

L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) qui mène son intervention médicale en appui à l’hôpital Général de Référence de Masisi a corroboré le même bilan.

Des familles sont en deuil. À Masisi Centre, tout comme sur l’ensemble du territoire, on déplore cette énième attaque visant les zones peuplées.

Kivu Nyota est entré en contact avec la famille d’une des victimes qui, sous les larmes, n’a pas caché sa désolation. “C’est un profond chagrin. Je viens de perdre mon cousin et beaucoup de connaissances sont acheminés à l’hôpital dans un état critique. Cette guerre nous prend tout ce qui est cher. Elle doit cesser à tout prix.” a-t-il confié.

Une douleur immense pour le notable Baibonge Blaise

Ce drame survenu sur la commune rurale de Masisi plonge Blaise Baibonge dans le désarroi, confie-t-il. Ce notable de Masisi dit partager la douleur de toutes les familles dont les larmes coulent encore en ce début d’année.

“C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris le bombardement qui a sûrement frappé la population. En cette circonstance douloureuse, nous adressons nos sincères condoléances aux familles des victimes et exprimons notre solidarité à toutes les personnes affectées par cette tragédie. Nos pensées accompagnent également les blessés et l’ensemble des communautés éprouvées” a-t-il déclaré dans son message de compassion.

Exprimant son affliction, ce notable de Masisi appelle la population à renforcer la résilience et à toujours espérer en la restauration d’une paix durable malgré les tumultes vécus depuis le début de cette guerre. « Sachez que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever » motive-t-il ses frères.

Dans cette attitude, il a réveillé la conscience des belligérants, les exhortant à adhérer aux valeurs de la paix quoi qu’il en coûte. « En ce moment de deuil, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs de paix, de dignité humaine et de solidarité. Il est inadmissible et inacceptable de continuer à larguer des bombes dans des zones peuplées. Des enquêtes doivent être lancées au niveau international et les auteurs de ce crime de guerre doivent être poursuivis afin de rendre justice à toutes les victimes » a-t-il tonné.

Ce samedi 03 janvier 2026, de nouveaux affrontements entre la Coalition FARDC-Wazalendo et les troupes de l’AFC-M23 ont été signalés dans les villages et entités environnant Masisi centre, occasionnant de nouveaux déplacements des populations et aggravant la crise humanitaire dans cette partie du Nord-Kivu.

La Rédaction