Assistance médicale aux déplacés de guerre au Nord-Kivu: l’organisation KEMG félicitée par la Division Provinciale des affaires humanitaires

C’est pour s’imprégner des actions de cette Organisation Humanitaire et Médicale, active à l’Est de la RDC; que le Chef de Division provinciale des affaires humanitaires et Solidarité Nationale au Nord-Kivu s’est rendu ce samedi 29 avril 2023 au site de Bulengo, où KEMG (Kivu Emergency Medical Group) en collaboration avec d’autres structures du domaine de la santé; assure la prise en charge sanitaire des déplacés atteints de différentes maladies.

Il s’agit d’après Monsieur Kasika Kibatsi, d’une visite d’inspection « des différentes interventions des partenaires du secteur de la santé en faveur de nos déplacés ».

Sur place, celui-ci a été conduit dans différentes tentes où les médecins de KEMG offrent des soins de santé primaires et secondaires aux malades, atteints de différentes pathologies, de blessures, voire des violences sexuelles.

« Ici nous faisons la Consultation, mais aussi l’observation. Et cette observation ne doit pas dépasser normalement 3 jours. Un cas qui dépasse 3 jours, nous sommes obligés de le référér dans des structures spécialisées à Goma » lui a expliqué le Dr Olivier Paluku.

Celui-ci n’a pas manqué d’évoquer quelques défis auxquels leurs interventions sont confrontées notamment « le problème de médicaments, la prise en charge des prestataires; ainsi que la prise en charge des malades référés dans les structures spécialisées de Goma, qu’on arrive pas à mieux suivre jusqu’à leur sortie des hôpitaux faute de moyens ».

Réagissant, le chef de Division provinciale des affaires humanitaires fait une note de satisfaction par rapport à l’engagement constaté de la part de tous les prestataires de cette organisation et d’autres partenaires du secteur santé.

« Mes impressions sont vraiment meilleures. Ce qui m’a beaucoup touché c’est la complémentarité que j’ai pu constater de ceux qui interviennent dans le secteur santé, d’autant plus que leurs installations sont juste côte à côte; ce qui favorise une bonne collaboration pour la prise en charge de nos déplacés  » a déclaré Kasika Kibatsi.

Et de poursuivre :

« Nous devons faire des plaidoyers à différents niveaux sur base de ce que nous avons pu constater. Il est vrai qu’il y a beaucoup à faire et cela nécessite vraiment l’implication de tout le monde« .

Regroupant des médecins, infirmiers et étudiants en médecine de la région, l’organisation « Kivu Emergency Medical Group » s’active du jour au lendemain pour apporter des soins de santé aux plus démunis dans des milieux défavorisés. C’est elle, faut-il le souligner, qui offrait, en partenariat avec le PDDRCS, des soins santé aux rendus cantonnés sur le site de Mubambiro à Sake.

Emmanuel Barhebwa

Le Maire de Goma à ses administrés : « Ça ne sert à rien d’être plaintifs et alarmistes dans les médias, Apportez-nous des renseignements utiles pour nous permettre de traquer les bandits »

Le commissaire supérieur principal Kapend Kamand Faustin, maire adjoint de la ville de Goma a fustigé ce mercredi 26 avril 2023 le comportement qu’il qualifie de plaintif et alarmiste de certains activistes de la ville de Goma face à l’insécurité qui prévaut actuellement dans sa juridiction.

Pour ce dernier, il est important que la population apporte des renseignements utiles aux services de sécurité pour leur permettre de traquer les bandits qui insécurisent la population.

 » Ça ne sert à rien d’être plaintifs ou alarmistes dans les médias, si vous ne nous apportez pas des renseignements utiles pour nous permettre de traquer ces voleurs qui insécurisent la ville » a-t-il martelé.

Et de poursuivre:

« Ne pensez pas que les autorités tant civiles, militaires que policières négligent vos problèmes. Nous ne sommeillons pas. Même à une heure du matin, ou à minuit ; nous recevons des appels et nous sommes toujours au bout du fil pour coordonner les opérations dans la ville.Faites confiance en vos autorités… »

Le maire adjoint de la ville de Goma s’est ainsi exprimé lors de la présentation ce mercredi 26 avril par la police, de 28 présumés bandits avec des effets militaires, auteurs de plusieurs crimes dans différents quartiers de la ville de Goma dont les vols de biens des paisibles citoyens, kidnapping et autres.
Depuis le 20 avril 2023, c’est plus d’une cinquantaine de personnes qui ont déjà été arrêtées et présentées à la presse, pour leur implication dans l’insécurité grandissante actuellement en ville de Goma.

Toutefois, estiment plus d’un observateur, si la justice pourrait mieux faire son travail après les arrestations de ces présumés bandits; la criminalité pourrait baisser en ville de Goma.
Ce qui fâche plus d’un habitant de cette ville, c’est le fait que plusieurs parmi ces personnes arrêtées sont à nouveau visibles dans la ville après leurs arrestations;
Situation qui met d’ailleurs en danger tous ceux qui contribuent à leurs arrestations.

D’où un appel est lancé aux autorités judiciaires de la province, afin de mieux faire leur travail. Il est évident qu’elles ont un rôle très capitale dans la sécurisation de la ville.

Emmanuel Barhebwa

Imbroglio à l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu : le VPM de l’intérieur tranche

L’imbroglio qui a caractérisé le parlement du Sud-Kivu cette semaine, marqué notamment par l’organisation des plénières parallèles, avec d’un côté les élus « pro-Gouverneur » et de l’autre côté « ses opposants » ; n’a pas tardé à faire réagir le ministère congolais en charge de l’intérieur, chapeauté actuellement par l’honorable Peter Kazadi.

En effet dans un télégramme publié vendredi 14 avril 2023, le VPM et ministre de l’intérieur a suspendu les activités de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu jusqu’à nouvel ordre.

Il s’agit, d’après Peter Kazadi, d’un moyen de prévenir les troubles à l’ordre public, à la suite des querelles au sein de cet organe délibérant, où deux bureaux se disputent la gestion.

Ces deux bureaux ont d’ailleurs ténu récemment des plénières parallèles dont une à l’hémicycle et l’autre dans un hôtel de la place.

C’est cette cacophonie qui a poussé le ministère de l’intérieur à convoquer les élus provinciaux de Bukavu à Kinshasa pour une consultation.

Les retombées de cette consultation seront déterminantes pour la Survie des institutions en province du Sud-Kivu où l’actuel Gouvernement est à sa quatrième tentative de déchéance depuis son accession au pouvoir.

Si pour certains analystes, des mains noires des politiciens motivent les démarches des élus du Sud-Kivu pour faire tomber coûte que coûte l’actuel Gouvernement provincial au profit de leurs intérêts ; pour d’autres il s’agit des démarches motivées par les revendications de la population frustrée de la mégestion de leur province par le Gouvernement Théo Kasi.

Dans tous les cas, la solution devrait être trouvée au plus vite étant donné que l’instabilité des institutions joue en défaveur de la population, retardant nombreux projets de développement voire plusieurs investissements.

Emmanuel Barhebwa

Nyiragongo : Un cas de justice populaire enregistré à NGANGI 3

D’après CHITO DANIEL vice-président du conseil local de la Jeunesse qui livre la nouvelle, il s’agit d’un présumé voleur qui a été brûlé vif par une population en colère la nuit du dimanche 09 à ce lundi 10 avril dans le village de NGANGI 3 en territoire de nyiragongo.

« Dénonçant l’insécurité grandissante qui prévaut actuellement dans notre village NGANGI-3, nous réitérons notre appel à nos autorités de voir comment capitaliser nos différentes recommandations leur adressées…et agir en toute urgence, pour que notre population se sente sécuriser en passant des nuits paisibles » a fait savoir CHITO DANIEL.

Signalons que c’est après le constat fait par les éléments de l’ordre dans cette entité, que le reste du corps de la victime a été dépêché à la morgue avant son inhumation.

Pour rappel, c’est depuis le début de l’année que plusieurs cas de justice populaire sont observés dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Richard Kubuya

RDC: Après la loi Tshiani, F. Ndondoboni annonce sa proposition de Loi qui exclut au poste de gouverneur les originaires des provinces

Fiyou Ndondoboni, président du parti Orange, membre de l’union Sacrée, a annoncé mardi 04 avril 2023, le dépôt pour bientôt à l’Assemblée Nationale, d’une proposition de Loi sur le Tribalisme, qui fera que « plus jamais les gouverneurs ne soient originaires des provinces ».

C’était lors d’une rencontre avec le Docteur Noël Tshiani initiateur de la proposition de Loi dite de père et de mère.

Sur place, le président du parti Orange a réitéré son soutien à la loi Tshiani qu’il qualifie « de fondement pour une nation forte et puissante ».

« Nous sommes ici pour 4 raisons fondamentales. La première raison, c’est pour féliciter d’abord le Docteur Noël Tshiani pour cette détermination et la volonté de poser des fondements pour une nation forte et puissante. Parce que vous savez que cette question est une question qui va beaucoup plus garder notre Congo fort pour des générations futures. Nous, aujourd’hui nous devons déjà préparer ce futur-là. Et deuxième raison, c’est pour l’encourager, lui dire qu’il n’est pas seul, il y a beaucoup de personnes autour de lui qui le soutiennent et qui l’accompagnent non pas parce qu’on aime sa tête, mais tout simplement parce qu’il défend quelque chose de valeureux, quelque chose qui va faire avancer notre pays », a déclaré Fiyou Ndondoboni.

Et d’ajouter, « troisième chose, on avait besoin de certaines précisions par rapport à la loi, il nous les a données et nous sommes très satisfaits par rapport à
toutes ces précisions-là ».

« Et enfin, nous lui avons également dit ce que nous nous avons comme projet de loi sur le tribalisme, et nous avons dit que nous allons proposer également que dans toutes les provinces, pour consolider l’unité nationale de notre pays, que les gouverneurs ne soient plus jamais des originaires de provinces, alors quand on aura une situation où les gouverneurs ne sont plus originaires de province, nous allons consolider notre unité nationale et négliger le tribalisme. Il a appuyé également cette vision, il a dit que c’est comme ça qu’il voit aussi les choses. C’est l’ensemble de toutes ces choses qui ont fait l’objet de notre entretien, et nous l’avons encouragé, et l’ensemble du parti Orange et la population congolaise sont avec lui », a-t-il indiqué.

C’est depuis quelques semaines que cette question de Loi sur la congolité, loi proposée par le Dr Noël Tshiani et introduite à l’Assemblée nationale par le député Singi Pululu; défraie la chronique en RDC, après avoir été classée parmi les sujets à examiner lors de la session de mars en cours. Pendant que plusieurs s’alignent derrière l’adoption de cette Loi, nombreuses voix s’élèvent pour appeler les parlementaires à rejeter cette proposition de Loi, la jugeant discriminatoire et d’exclusion vis-à-vis d’un potentiel candidat aux prochaines élections présidentielles prévues en décembre 2023.

La rédaction

Insecurité à Nyiragongo : Un jeune homme tué en groupement de Rusayo

Ce nouvel assassinat a été enregistré la nuit du dimanche 26 mars au matin de ce lundi 27 mars de l’année en cours dans le groupement de Rusayo en territoire de Nyiragongo, indiquent nos sources .

D’après Emmanuel Kanane, président du conseil local de la jeunesse en groupement Rusayo, la victime est un jeune garçon du nom de Ajuamungu (25ans), fils de Makuta, qui a été tué par balles par des hommes porteurs d’armes à son domicile, situé non loin du Camp des déplacés de Rusayo en village Karambi dans le territoire de Nyiragongo.

 » Suite à cette situation le conseil local de la jeunesse du groupement Rusayu condamne avec toutes ses dernières énergies cet acte odieux et demande que les enquêtes soient diligentées afin que les criminels soient identifiés. La sécurité des citoyens étant un droit, nous demandons aux autorités compétentes de faire tout pour sécuriser cette entité en vue de limiter les dégâts et tueries ainsi que les crépitement des balles qui se font entendre du jour au lendemain » a fait savoir Emmanuel Kanane, président du conseil local de la jeunesse groupement Rusayu.

A lui d’ajouter que le groupement de Rusayu, étant une entité qui compte environ plus 100000 habitants autochtones, y compris les déplacés de guerres; ne dispose actuellement d’aucun élément de la police commis à sa garde.

Richard kubuya