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Nyiragongo : Un cas de justice populaire enregistré à NGANGI 3

D’après CHITO DANIEL vice-président du conseil local de la Jeunesse qui livre la nouvelle, il s’agit d’un présumé voleur qui a été brûlé vif par une population en colère la nuit du dimanche 09 à ce lundi 10 avril dans le village de NGANGI 3 en territoire de nyiragongo.

« Dénonçant l’insécurité grandissante qui prévaut actuellement dans notre village NGANGI-3, nous réitérons notre appel à nos autorités de voir comment capitaliser nos différentes recommandations leur adressées…et agir en toute urgence, pour que notre population se sente sécuriser en passant des nuits paisibles » a fait savoir CHITO DANIEL.

Signalons que c’est après le constat fait par les éléments de l’ordre dans cette entité, que le reste du corps de la victime a été dépêché à la morgue avant son inhumation.

Pour rappel, c’est depuis le début de l’année que plusieurs cas de justice populaire sont observés dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Richard Kubuya

RDC: Après la loi Tshiani, F. Ndondoboni annonce sa proposition de Loi qui exclut au poste de gouverneur les originaires des provinces

Fiyou Ndondoboni, président du parti Orange, membre de l’union Sacrée, a annoncé mardi 04 avril 2023, le dépôt pour bientôt à l’Assemblée Nationale, d’une proposition de Loi sur le Tribalisme, qui fera que « plus jamais les gouverneurs ne soient originaires des provinces ».

C’était lors d’une rencontre avec le Docteur Noël Tshiani initiateur de la proposition de Loi dite de père et de mère.

Sur place, le président du parti Orange a réitéré son soutien à la loi Tshiani qu’il qualifie « de fondement pour une nation forte et puissante ».

« Nous sommes ici pour 4 raisons fondamentales. La première raison, c’est pour féliciter d’abord le Docteur Noël Tshiani pour cette détermination et la volonté de poser des fondements pour une nation forte et puissante. Parce que vous savez que cette question est une question qui va beaucoup plus garder notre Congo fort pour des générations futures. Nous, aujourd’hui nous devons déjà préparer ce futur-là. Et deuxième raison, c’est pour l’encourager, lui dire qu’il n’est pas seul, il y a beaucoup de personnes autour de lui qui le soutiennent et qui l’accompagnent non pas parce qu’on aime sa tête, mais tout simplement parce qu’il défend quelque chose de valeureux, quelque chose qui va faire avancer notre pays », a déclaré Fiyou Ndondoboni.

Et d’ajouter, « troisième chose, on avait besoin de certaines précisions par rapport à la loi, il nous les a données et nous sommes très satisfaits par rapport à
toutes ces précisions-là ».

« Et enfin, nous lui avons également dit ce que nous nous avons comme projet de loi sur le tribalisme, et nous avons dit que nous allons proposer également que dans toutes les provinces, pour consolider l’unité nationale de notre pays, que les gouverneurs ne soient plus jamais des originaires de provinces, alors quand on aura une situation où les gouverneurs ne sont plus originaires de province, nous allons consolider notre unité nationale et négliger le tribalisme. Il a appuyé également cette vision, il a dit que c’est comme ça qu’il voit aussi les choses. C’est l’ensemble de toutes ces choses qui ont fait l’objet de notre entretien, et nous l’avons encouragé, et l’ensemble du parti Orange et la population congolaise sont avec lui », a-t-il indiqué.

C’est depuis quelques semaines que cette question de Loi sur la congolité, loi proposée par le Dr Noël Tshiani et introduite à l’Assemblée nationale par le député Singi Pululu; défraie la chronique en RDC, après avoir été classée parmi les sujets à examiner lors de la session de mars en cours. Pendant que plusieurs s’alignent derrière l’adoption de cette Loi, nombreuses voix s’élèvent pour appeler les parlementaires à rejeter cette proposition de Loi, la jugeant discriminatoire et d’exclusion vis-à-vis d’un potentiel candidat aux prochaines élections présidentielles prévues en décembre 2023.

La rédaction

Insecurité à Nyiragongo : Un jeune homme tué en groupement de Rusayo

Ce nouvel assassinat a été enregistré la nuit du dimanche 26 mars au matin de ce lundi 27 mars de l’année en cours dans le groupement de Rusayo en territoire de Nyiragongo, indiquent nos sources .

D’après Emmanuel Kanane, président du conseil local de la jeunesse en groupement Rusayo, la victime est un jeune garçon du nom de Ajuamungu (25ans), fils de Makuta, qui a été tué par balles par des hommes porteurs d’armes à son domicile, situé non loin du Camp des déplacés de Rusayo en village Karambi dans le territoire de Nyiragongo.

 » Suite à cette situation le conseil local de la jeunesse du groupement Rusayu condamne avec toutes ses dernières énergies cet acte odieux et demande que les enquêtes soient diligentées afin que les criminels soient identifiés. La sécurité des citoyens étant un droit, nous demandons aux autorités compétentes de faire tout pour sécuriser cette entité en vue de limiter les dégâts et tueries ainsi que les crépitement des balles qui se font entendre du jour au lendemain » a fait savoir Emmanuel Kanane, président du conseil local de la jeunesse groupement Rusayu.

A lui d’ajouter que le groupement de Rusayu, étant une entité qui compte environ plus 100000 habitants autochtones, y compris les déplacés de guerres; ne dispose actuellement d’aucun élément de la police commis à sa garde.

Richard kubuya

Nyiragongo: l’autonomisation des femmes au centre d’une journée de réflexion initiée par DYFED

Les femmes du territoire de Nyiragongo ont réfléchi ce lundi 23 janvier 2023,avec les autorités de la place ainsi que plusieurs autres cadres du milieu, dont la société civile locale; sur « les freins de l’autonomisation socio-économique des femmes et jeunes filles en situation difficile« .

Organisée par la DYFED(Dynamique des Femmes Engagées pour un Environnement sein et Durable), l’activité avait pour objectif d’après Madame Aimée Kataliko, coordinatrice de cette structure, d’identifier « les obstacles à l’émergence des femmes dans leur vie socio-économique mais également dans leur foyer ».

Séance tenante, les femmes participantes ont d’abord suivi la présentation de Madame Nelly Keya de l’organisation « Rien sans les femmes », facilitatrice du jour ; présentation axée sur l’importance de l’autonomisation de la femme dans le foyer.

Ensuite elles ont énuméré quelques freins à l’autonomisation des femmes notamment « le manque de confiance en soi, le manque d’emploi et d’accès aux capitaux, les us et coutumes, le mariage precose et bien d’autres ».

Après avoir noté toutes les réclamations de ces femmes, assure la coordinatrice de DYFED, « notre organisation compte revenir vers elles pour apporter, notre petite contribution, tant soit peu, pour résoudre quelques défis évoqués ».

« Il y a beaucoup de femmes qui ont des petits commerces, d’autres qui font la coupe et couture, des salons de coiffure et plein d’autres initiatives et métiers. Nous verrons comment les accompagner afin de faire avancer leurs activités » a indiqué Madame Aimée Kataliko.

Les autorités politiques et coutumières du milieu promettent d’accompagner DYFED dans ses actions, qu’elles jugent très utiles pour le développement du territoire de Nyiragongo.

« Vous connaissez tous la période que nous traversons. Il est important que les mamans aussi puissent se prendre en charge pour subvenir aux besoins de la famille. Puisque l’homme seul ne saura pas supporter toutes les charges ou les coûts des besoins familiaux. Si les mamans s’autonomisent, elles vont contribuer tant soit peu sur l’accomplissement des lourdes tâches dans le foyer » a déclaré Monsieur Lievain Kinyere, représentant l’autorité coutumière.

Appuyée financièrement par l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre de cette activité, DYFED est une organisation qui intervient dans le domaine de protection de l’environnement, les droits humains, la santé alimentaire, et l’éducation.

Emmanuel Barhebwa

Masisi: les affrontements près de Kitshanga entraînent des déplacement massifs de la population

Une grande psychose règne au sein de la population de Kitshanga dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu ce mardi 24 janvier 2023. Ceci fait suite, selon les sources locales, au retentissement des armes lourdes et légères qui dans plusieurs villages du Groupement Bishusha en territoire de Rutshuru.

Sur place un mouvement de la population s’observe, certains prenant la direction de Mweso, d’autres la base de Monusco de Kitshanga, dans les structures sanitaires de la place et d’autres partie dans d’autres localités jugées plus sécurisées.

« Kitshanga se réveille sous une vive tension suite à la musique des grosses armes du côté de Bwiza. La population est en train de se déplacer massivement. Présentement la situation commence à s’apaiser et nous croyons que l’ennemi ne va pas nous infiltrer, les jeunes sont vigilants et nos soldats se battent pour sécuriser notre territoire menacé » témoigne un habitant de Kitshanga, joint par KivuNyota.

Les sources de la société civile renseignent que cette situation est consécutive aux attaques des terroristes M23 qui ont fait l’assaut aux positions des FARDC et l’auto-défense depuis 5h passé de 45 minutes.

Il faut le retenir, la population de kitshanga, Kilolirwa, Mwesso dans la chefferie de Bashali traverse une période de peur à cause de ses affrontements et accueille les déplacés des beaucoup de villages de Rutshuru depuis l’accélération des atrocités dans cette partie de la province.

David USHINDI à Masisi

Mgr Muheria après l’ordination d’un prêtre aveugle: « l’handicap n’est pas un obstacle pour répondre à l’appel de Dieu »

L’ordination du tout premier prêtre catholique aveugle au Kenya contribuera à donner une haute opinion des capacités des personnes vivant avec un handicap, a déclaré l’archevêque de Nyeri.

Dans un message partagé avec ACI Afrique, Mgr Anthony Muheria, archevêque de l’archidiocèse catholique de Nyeri, revient sur l’ordination sacerdotale du père Michael Mithamo King’ori qu’il a présidée le samedi 14 janvier.

« Ce nouveau prêtre, le P. Michael, nous aidera à apprécier, d’une manière très nouvelle, la capacité, l’aptitude des personnes qui peuvent avoir un manque d’aptitude à cause de certaines situations », a déclaré Mgr Muheria dans son message du dimanche 15 janvier.

Il ajoute que l’ordination sacerdotale du Père Michael « est un motif de grande joie car, malgré ses limitations, malgré les obstacles qu’il a dû traverser, il est venu témoigner que le handicap n’est pas un obstacle pour répondre à l’appel de Dieu, que le handicap n’est pas une incapacité ».

L’archevêque catholique kényan affirme que l’ordination sacerdotale du tout premier prêtre catholique aveugle au Kenya « est un grand signal d’alarme » pour que tout le monde donne sa chance aux personnes vivant avec un handicap.

 

« De nombreuses personnes qui n’ont pas les capacités, les capacités normales que nous apprécions, sont très douées à bien d’autres égards, ce qui les rend très efficaces dans le ministère, dans l’évangélisation et dans l’accomplissement de l’appel qu’elles ont reçu. Bien entendu, il nous appartient de veiller à ce qu’ils soient bien préparés », a-t-il déclaré.

Le père Michael a été ordonné prêtre aux côtés de cinq autres diacres au cours d’une messe célébrée sur les terrains de l’école primaire St. John Bosco Kiamuiru, à laquelle ont participé l’archevêque émérite de Nyeri, Peter Kairu, des membres du clergé en service dans l’archidiocèse du Kenya, des religieux et religieuses et des laïcs.

Dans son message audio du 15 janvier, Mgr Muheria déclare que l’ordination sacerdotale historique dans cette nation d’Afrique de l’Est offre l’occasion de reconnaître le fait que les personnes vivant avec des handicaps particuliers ont la capacité de « développer de nouveaux autres dons » et qu’elles peuvent « enrichir notre société ».

« C’est un moment pour reconnaître également que les handicaps sont des dons que Dieu donne afin que ces personnes puissent développer de nouveaux autres dons et enrichir notre société », a-t-il déclaré, avant d’expliquer :

« Lorsque notre Seigneur marchait dans les rues de Jérusalem, de Galilée, de Nazareth, où il parlait aux foules, il avait toujours un regard particulier pour ceux qui étaient dans le besoin. »

Le membre de l’Opus Dei, qui a commencé son ministère épiscopal en janvier 2004 en tant qu’évêque du diocèse d’Embu au Kenya, dit qu’il trouve regrettable qu’une partie des personnes vivant avec un handicap soient discriminées, « ne reçoivent pas la dignité qui leur est due ».

« Beaucoup de nos enfants dans ces endroits, dans les écoles, ne reçoivent pas la dignité qui leur est due. Les toilettes sont mal faites, les gardiens sont peu nombreux, les enseignants envoyés sur place sont très peu nombreux, ils ne peuvent pas s’en occuper », explique l’archevêque Muheria, ajoutant que de nombreux obstacles limitent la supervision des écoles et institutions spéciales.

Les familles dont les enfants vivent avec un handicap ont été oubliées alors qu’elles ont besoin d’un soutien social et financier, déplore-t-il.

« Nous, dans l’église, vous, dans la paroisse, relevez au moins ce défi. Au moins, visitons régulièrement les maisons des familles handicapées et les écoles des enfants handicapés pour aider, pas seulement pour donner de la nourriture, mais pour aider à améliorer les infrastructures, pour marcher avec eux, pour nettoyer, pour leur donner de nouvelles teintes », dit Mgr Muheria dans son message du 15 janvier partagé avec ACI Afrique.

Il poursuit : « Accordons plus d’attention aux personnes handicapées, alors nous verrons effectivement le visage du Christ en elles. Tendez la main à ceux qui se trouvent dans des zones marginalisées de toutes les manières possibles, ne passez pas à côté. Soyons présents, car le Christ nous appelle à tendre la main à nos frères et sœurs. »

 

Texte: Aciafrique

Titre: KivuNyota