Goma: Une fusillade coûte la vie à une jeune fille à Katoy

Alice Béatrice, c’est le nom de cette jeune fille atteinte par balle et morte sur place lors d’une fusillade dans la nuit de lundi 12 à ce mardi 13 septembre 2022, sur avenue Visoke au quartier Katoyi, dans la commune de Karisimbi à Goma (Nord-Kivu).

La victime a reçu des coups de balles tirées par des bandits armés, selon Claude Rugo à nos confrères de lesvolcansnews.net. Ceux-ci ont également, ajoute la même source, blessé grièvement par balle un homme au même endroit et au même moment.

« C’était aux environs de 20heures 30 quand ces bandits ont surpris les gens sur avenue visoke. Ils ont tiré sur eux et les balles ont atteint plusieurs personnes. La fille est décédée sur le champ et l’homme grièvement blessé. Nous condamnons avec la dernière énergie cet acte et demandons que les enquêtes sérieuses soient ouvertes en vue de retrouver et juger de manière sévère les auteurs », a dit Claude Rugo, président du conseil communal de la jeunesse de Karisimbi.

D’autres sources révèlent également que le père de la victime a été aussi touché par les coups de feu et poursuit des soins en ce moment.

Des cas de fusillade se multiplient en ville de Goma ces dernières semaines. Il n’y a pas longtemps un changeur de monnaie s’est fait tué en pleine journée dans la même commune (Karisimbi) et dans des conditions presque similaires…  Les auteurs de tous ces crimes restent toujours introuvables, s’indigne la population.

La rédaction

Rutshuru: la Sociv/Rumangabo dénonce le meurtre d’une fille de 18 ans par un militaire FARDC

Pascasie Mastaki(image en avant de l’article) , c’est le nom de la jeune fille de 18 ans, habitante de Buvunga en localité de Rumangabo, territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu, tué par un militaire FARDC vers Rutshuru centre ce mardi 30 août 2022.

D’après la société civile, force vive de de Rumangabo, qui rapporte la nouvelle ; c’est après une bousculade aux alentours de la maison où se situait la victime que le soldat a ouvert le feux ayant conduit à la mort de cette jeune fille.

« Après avoir semé des troubles toute la journée du mardi 30 août 2022, ce soldat a tenté de s’introduire par force dans la maison qui abritait la victime et cette dernière a fermé directement la porte. C’est dans cette bousculade que ce militaire a pointé et tiré des coups de balles sur la porte jusqu’à ce qu’une balle atteigne la victime qui est morte sur place » témoigne la société civile dans un Communiqué datant de ce mercredi 31 août 2022.

Après avoir commis ce forfait ajoute le Communiqué, il (le militaire, ndlr) s’est volatilisé dans la nature.

Condamnant ce comportement « qui risque d’empierter la cohésion sociale entre population et militaire dans une période très sensible comme celle-ci, où la population est appelée et déterminée à collaborer avec les forces de l’ordre pour combattre l’ennemi à la porte de Rutshuru… », la société civile demande à la hiérarchie militaire « d’identifier cet indiscipliné pour qu’il réponde de ses actes ».

Nos efforts pour joindre l’administration militaire du territoire de Rutshuru pour sa version des faits n’ont pas encore payé.
Dossier donc à suivre.

Emmanuel Barhebwa

Goma: Cinq ménages visités par des bandits à Katindo non loin de Kinyumba

Au total Cinq ménages d’une même parcelle ont été visités par des bandits armés dans la nuit de ce vendredi 19 à ce samedi 20 août 2022 au quartier Katindo, avenue lac vert en diagonale avec la chapelle catholique Sainte Famille, non loin du campus du lac dit Kinyumba.
D’après un des membres des familles victimes, qui nous livre la nouvelle; le fait s’est passé aux environs de 00 heure,  quand ces bandits, assimilés aux membres du fameux groupe de « quarante voleurs » ; ont débarqué, ont intimidé les gens et emporté plusieurs biens des valeurs dans leurs ménages.

« Ils sont arrivés vers de 00h six minutes. Ils ont détruit les portails des maisons et ont commencé à nous maltraiter avant d’emporter plusieurs biens de valeur. Ils sont entrés dans toutes les cinq maisons de la parcelle… » témoigne-t-il indiquant qu’ils ont alerté les services de sécurité mais sans succès.

Notre source renseigne également qu’aucune perte en vies humaines n’a été enregistré pendant ce forfait, exhortant les autorités à réactiver les efforts pour sécuriser la population de ces coins de la ville.

La rédaction

Nord-Kivu: L’évêque de Goma, victime de Cybercriminalité

Dans un Communiqué rendu public ce jeudi 18 août 2022, dont une copie est parvenue à KivuNyota, la chancellerie diocésaine du diocèse de Goma a informé le public sur le piratage du numéro Airtel de Mgr Willy Ngumbi, évêque du diocèse de Goma.

Il se trouve, révèle le Communiqué, que ce numéro Airtel (+243994283611) est utilisé par l’arnaqueur qui demande, au nom de l’évêque, de l’argent à ses correspondants.

« L’arnaqueur demande de l’argent au nom de Monseigneur. Nous demandons à quiconque recevra un SMS ou un appel vocal venant de ce numéro, de ne pas y prêter attention » indique la chancellerie du diocèse de Goma.

Notons que des cas similaires des cybercriminalité sont devenus fréquents à Goma et dans plusieurs villes de la RDC.

Un appel à la vigilance est donc lancé, les réseaux de communication étant appelé à renforcer leur cybersecurité pour protéger les données de leurs abonnés.

Les services de sécurité devront également s’activer pour démanteler ce réseau de cybercriminels et d’arnaqueurs qui inquiètent les activités Virtuelles(en ligne) des paisibles citoyens.

Lire aussi: Goma:Une autorité du secteur de l’éducation victime de Cybercriminalité

Emmanuel Barhebwa

Inhumation des manifestants anti-Monusco tués à Goma: « on peut tuer un révolutionnaire mais pas la Révolution »(militant de la LUCHA)

Les corps de 10 des 13 civils congolais tués pendant les manifestations anti-Monusco dernièrement organisées à Goma ont été inhumés ce vendredi 05 août 2022, après avoir reçu les derniers hommages de leurs membres de famille, des autorités locales ainsi que toute la population de la ville de Goma.
Sous une vive émotion marquée par des larmes, et des cris de détresse aussi bien des familles des victimes que du public venu en masse assister à cette cérémonie, toute la ville s’est mobilisée pour honorer la mémoire de ces jeunes  congolais morts entrain de réclamer le départ de la Mission onusienne jugée d’inefficace, plus de vingt ans après son déploiement en RDC, dans le maintien de la Paix et la sécurité au pays.
Pour Monsieur Joe WALLAY, militant de la LUCHA, les auteurs de ces tueries devront comprendre qu’on peut tuer un révolutionnaire mais pas la Révolution. Il indique que la lutte va continuer.

« la lutte continue. C’est une lutte qui est vraiment grande et nobles. On ne peut pas tuer nos frères et nos amis et nous, on les enterre et rester bras croisés. C’est une motivation qu’on vient de nous donner. Après enterrement ce sera encore une grande lutte. Nous tous nous allons nous mobiliser…On n’a pas besoin des observateurs de la mort et des massacres chez nous. On n’a pas besoin de ces personnes qui prétendent venir nous sécuriser  pourtant ils sont là pour nous tuer, pourtant ils sont là pour armer ceux-là qui nous tracassent. On n’a pas besoin des observateurs aux cotés de nos FARDC… » a-t-il tonné.

Le Député national Jean-Baptiste MUHINDO KASEKWA, présent à cette cérémonie, propose pour sa part « que les familles des victimes soient dédommagées comme on l’a toujours fait pour les casques bleus »
Des célèbres chants de la Révolution Africaine comme « Freedom is Coming tomorrow »,  « Siyelele mama » et autres, ont été entonnés lors de l’accompagnement de ces congolais au cimetière de Makao où ils reposent désormais pour l’éternité. Un geste interprété par plus d’un observateur,  comme un début de la révolte des Africains face au Néocolonialisme.
Emmanuel BARHEBWA

Nord-Kivu / Massacres de Beni: Record des tueries en un mois, Ces chiffres qui choquent!

161 civiles sont morts et 29 autres sont portés par les terroristes ADF dans la région de Beni, du 28 Mai au 27 Juin 2022. À ce drame, s’ajoute des villages incendiés et des dégâts matériels énormes.
 
Ce bilan est couché dans un rapport de monitoring établi par un élu de Goma, l’honorable Jean-Baptiste MUHINDO KASEKWA, rendu public le 27 Juin 2022 dernier et dont Radio Moto a reçu copie la soirée de ce mardi 29 Mai 2022.
 
Dans ce document, l’auteur répertorie 17 incursions en 30 jours, signées dans une dizaine de villages de Beni. Dans les détails consignés dans ledit rapport, KASEKWA joint les dates d’incursions aux villages visités et les vies perdues.
 
En date du
 
Le 28 Mai: 37 personnes sont mortes à BEU-MANYAMA;
Alors qu’en date du 30 Mai, 16 personnes ont perdu la vie à BULONGO.
Le 1er juin, 09 civiles ont été massacrés à BEU-MANYAMA, Mangungu et KARESEAU;
Alors que du 05 au 06 Juin: 27 autres ont perdu la vie à OTOMABERE.
Le 11 Juin: 06 morts ont été enregistrés à LINZOSISENI et KOKOLA.
Tandis qu’en date du 12 Juin: 4 autres personnes sont mortes à KISIKI et KIJEKI.
Le 13 Juin: une personne est morte à MUKOKO;
Avant que 4 autres ne meurent le 14 Juin à MAMBANIKI.
Le même rapport précise qu’en date du 15 Juin: 02 morts ont été enregistrées à MAMIKI.
Tandis qu’une autre est morte le 16 Juin cette-fois ci à PK7 sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 20 Juin: une personne est morte et 04 portées disparues à KISIKI et MAKELE.
Le 21 Juin: 5 civiles sont morts et 5 autres portés disparus à MABASELE en pleine commune d’OÏCHA.
À KIJEKI par contre, l’on a signalé 1 mort à en date du 22 Juin, dans les environs de MAIMOYA.
Le 23 Juin, 4 personnes sont porteés disparues à WIKEMO/PK7, sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 24 Juin, 7 civils sont morts et 7 autres entrainés en destination inconnue, à TSANI-TSANI.
Et juste après, cette fois du 25 au 26 Juin 16 personnes sont mortes massacrées à KISIMA.
et
En fin, du 25 au 27 Juin, 24 civiles ont été fauchés et 8 d’entre eux ont été brûlés dans une huilerie à MAMOVE, MABUO, MATADI, CEPAC et PASIYA.
Ce tableau macabre qui révolte, fait constater qu’en moyenne, 5 personnes meurent par jour dans la région de Beni.
 
Ce député membre de la commission défense et sécurité à l’assemblée nationale, se dit choqué et déplore je cite << la liberté avec laquelle les présumés ADF opèrent en ces jours…>>.
 
Cela, estime-t-il, est une << source des frustrations aiguës dans le chef de nombreux habitants du territoire de Beni >>.
 
Dans ses termes de conclusion, KASEKWA soutient << qu’il est impérieux que la lutte contre l’agression rwando-Ougandaise sous couvert du M23 ne soit pas un piège pour se méfier de la cruauté des présumés ADF…>>.
 
La même vigilance dont le gouvernement fait preuve dans le traitement de la question des terroristes du M23 dans les territoires de Rutshuru, du Nyiragongo et dans la ville de Goma, doit tout de même, se faire voir << dans les zones opérationnelles de Beni, Ituri et Fizi-Uvira >>.
 
Jeudi 30 novembre 2021, avaient débuté dans la région de Beni, les opérations Shujaa, qui incluent les FARDC et l’UPDF deux armées respectives à la RDC et à l’Ouganda.
 
Aujourd’hui 7 mois d’opérations plus tard, plusieurs habitants estiment qu’en lieu et place d’éradiquer la crise, l’opération Shujaa a plutôt enfoncé l’ennemi dans les profondeurs des forêts de la zone, une façon pour l’Ouganda de s’éloigner de la menace ; pour mieux exploiter le pétrole du lac Édouard.
 
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC