Journée du livre: « 85,4% de jeunes de Goma ne lisent plus les livres… » s’inquiète le prof Butoa Balingene

raffi888 naga368

Ce professeur d’université et Directeur Général de l’Institut Supérieur et Pédagogique de Goma a présenté ces statistiques, qu’il considère « alarmants », lors d’une conférence organisée ce mardi 27 février 2024 à Goma dans le cadre de la journée du livre.

Selon Butoa Balingene, ces statistiques résultent d’une étude réalisée en ville de Goma, il y a quelques semaines, sur un échantillon de 150 jeunes intellectuels dont les étudiants, les élèves et quelques écoliers.

« Sur un total de 150 jeunes interrogés, nous avons trouvé que c’est seulement 22 personnes qui lisent encore les livres, soit 14,66% » regrette le professeur Butoa Balingene.

C’est ce faible pourcentage des lecteurs qui a poussé l’Institut supérieur et pédagogique de Goma à organiser, sous le haut patronage du Gouvernement provincial, une journée de sensibilisation de la jeunesse sur « le goût la lecture ».

« Bien-sûr ils ont donné beaucoup d’explications disant qu’ils n’ont pas où lire, les écoles n’ont pas de bibliothèques, les enseignants ne donnent pas de modèles, les parents ne les suivent pas, l’État ne met pas à leur disposition des livres, le téléphone ou l’internet qui les dérange,etc..Mais en réalité les jeunes ne lisent plus. Voilà pourquoi nous avons préféré venir leur parler, les sensibiliser pour qu’ils aient encore le goût de la lecture* a déclaré le prof Butoa.

Il invite ainsi les uns et les autres à prendre leur responsabilité en main pour ramener le goût de la lecture dans la jeunesse puisque « la lecture est une autre de manière transmettre l’éducation de s’auto-éduquer ».

Mme Prisca Luanda , représentante du Gouverneur de province dans cette activité, a pour sa part réitéré l’engagement du Gouvernement à soutenir toute initiative visant à améliorer la formation de la jeunesse en mettant à la disposition des écoles des livres pour faciliter l’apprentissage.

Les élèves de plusieurs écoles de Goma ont pris part à cette séance de sensibilisatiion aux côtés de leurs enseignants et chefs d’établissements.

Emmanuel Barhebwa

Combats contre les M23: Une nouvelle bombe larguée par les rebelles fait 1 mort et 4 blessés à Sake

C’est la société civile locale qui présente ce bilan après un nouveau cas de bombardement ayant ciblé l’après-midi de ce lundi 19 février 2024 quelques habitants de Sake retournés dans la zone à la recherche des quelques biens laissés au moment de la fuite.

Norbert Kazaroho président de cette structure citoyenne indique que ces habitants résident a Lutobogo et Kimoka dans la cité de Sake et « ont été touchés par les éclats de la bombe lorsqu’ils sont partis récupérer leurs biens restés ».

À l’en croire une personne a succombé de ses blessures pendant que les quatre autres blessés ont été évacués pour poursuivre des soins appropriés dans une structure sanitaire de la place.

Notre source souligne toutefois que les affrontements entre la Coalition FARDC-Wazalendo et celle de M23-RDF-AFC, sont signalés sur l’axe Mushaki à environ 3 kilomètres de la cité de Sake, cette cité qui a déjà résisté à l’occupation des rebelles malgré leurs multiples tentatives.

Emmanuel Barhebwa

Port de brassards noirs par les léopards : La CAF enfin favorable à la demande de la FECOFA

La Confédération Africaine de Football aurait enfin autorisé les léopards de la RDC à porter un brassard noir à l’avant-bras en mémoire des victimes de l’agression Rwandaise à l’Est de la RDC.

Cette dernière qui avait déjà rejeté la demande de la FECOFA, selon plusieurs sources proches de cette instance Africaine de Football, en raison du principe de la dissociation du sport à la politique; serait enfin revenu à sa décision « pour des raisons d’ordres humanitaires ».

À en croire le Ministre Congolais des Sports et Loisirs, « nos tractations vont jusqu’à obtenir une minute de silence avant le coup d’envoie du match de ce soir RDC vs COTE D’IVOIRE et ce geste sera fait par tous les joueurs et les supporters de la RDC au cours de l’hymne national ».

Les Léopards de la RDC affrontent ce mercredi 07 février 2024 à 22h (heure de Goma) les éléphants de la Côte d’Ivoire en demi-finale de la 34 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2023.

En conférence de presse d’avant match les entraîneurs de deux nations ont tous révélé leur détermination à se qualifier en finale.

La Rédaction

Festivité du nouvel an: Dans les camps de déplacés à Masisi, seuls ceux qui ont reçu de l’assistance ont pu fêter

Alors que l’ambiance de la fête du nouvel an se poursuit depuis la Saint Sylvestre dans plusieurs coins et recoins de la RDC, la situation est restée presque au statuquo dans différents sites de déplacés en territoire de Masisi ce lundi 1er janvier 2023, a constaté le reporter de KivuNyota après y avoir effectué une ronde.

Faute de moyens, et d’incertitude plusieurs déplacés ont eu du mal à célébrer la fête de l’an ce lundi.
Asifiwe Nelson secrétaire du site Mater-Dei dit ne pas trouver de différences entre cette date et les autres étant donné qu’il ne voit pas comment peut-on fêter dans des conditions aussi difficiles que traversent les déplacés.

« Il n’est pas possible de fêter quand on passe nuit dans des tentes, quand on manque à manger, ou à se vêtir. Ceux qui essayent de faire la fête ici, ce sont ceux qui ont reçu des dons des personnes de bonne volonté. Mais en général ici,les déplacés n’ont pas d’argent pour organiser la fête comme vous le voyez. Je pense que la seule chose que nous pouvons demander c’est la paix, afin que tout le monde rentre chez lui. C’est cela la plus grande fête pour nous » souligne-t-il.

Dans les sites Kisoko, Kalinga, Bihito, Bihambwe,Bukombo etc, certains déplacés ont pu s’organiser en groupe pour partager le peu qu’ils ont mis ensemble. Et pour agrémenter le moment, d’autres ont pu jouer de la musique à l’intérieur du camps, offrant un petit spectacle aux enfants. Certains on pu effectuer quelques pas de danses à l’occasion.

Senga Twizere, ressortissante de Kitshanga estime que malgré la souffrance qu’ils traversent dans ce Camp, il n’est pas interdit de s’offrir des petits moments de détente pour essayer d’oublier la triste réalité dans laquelle ils sont plongés depuis plus d’une année.
« Malgré les moments difficiles, la fête s’est bien passée sous un rythme timide. La fête du nouvel an est une occasion de rendre grâce à Dieu pour nous avoir gardé en vie durant l’année précédente. Voilà pourquoi ça ne doit pas passé inaperçu peu importe la situation qu’on traverse. Voilà pourquoi nous, on a pu fêter avec le peu qu’on a reçu par-ci par-là  » a-t-elle souligné.

De son côté, la société civile forces vives de la commune rurale de Masisi dit placer un mot de remerciement à tous les bienfaiteurs qui ont pu songer aux déplacés durant cette période des festivités

« Si l’on peut évaluer la manière dont les fêtes se déroulent du côté des déplacés, on peut dire que plusieurs d’entre eux ont trouvé quelque chose venue du côté des familles d’accueil et des bienfaiteurs. C’est ici l’occasion de remercier tous ceux qui ont pensé à ces gens. Grâce à vos gestes, de nombreuses familles ont pu au-moins retrouver le sourire à la fête de Noël et aujourd’hui à la fête du Nouvel an » a dit David Muisha Kasiswa.

Il faut dire que plusieurs parmi ces déplacés de guerre sont à leur deuxième expérience de fêter les festivités de fin d’année dans les camps, après celles de l’année passée. Triste réalité !

Lee Sadiki Kajibwami

Hausse vertigineuse de produits de première nécessité à Masisi: Le notable Blaise Baibonge hausse le ton

Au cours d’ un échange accordé ce vendredi 22 décembre à la rédaction centrale de KivuNyota, ce notable et analyste politique de la région, dit ne pas comprendre cette situation et appelle les autorités congolaises à s’investir dans cette affaire pour alléger la tâche aux paisibles populations de ce coin du pays, touchées par la guerre d’agression Rwandaise via le M23.

Celui-ci note également la disparition de certains produits dans la zone faute de l’état délabré la route en cette période pluvieuse.

À Lushebere,Masisi centre , katale , Nyabiondo, des entités du Territoire de Masisi, vous pouvez remarquer une hausse exorbitante de prix des produits .

Dans la commune rurale Masisi par exemple, un sachet de sel est passé de 800 à 1000 FC pendant qu’il était liquidé à 500 FC bien avant. Un verre d’omo qui coûtait 500 FC passe aujourd’hui à 800 FC.

Selon Blaise Baibonge, ce phénomène explique une autre menace contre les vies civiles dans cette partie du Nord-Kivu frappée par la guerre d’agression.

« Le prix de plusieurs produits a pris de l’ascenseur dans ce territoire comme si on n’était pas dans notre pays. À cela s’ajoute l’état de délabrement très avancé de la route Sake-Masisi-Walikale, qui occasionne une misère absolue de la population. On compte à ce jour des pertes en vies humaines suite à cette situation.
Que le Gouvernement pense à cette population qui, aujourd’hui n’est défendue ni par aucun sénateur, moins encore par aucun parlementaire national que provincial. Il faut prendre acte sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le Territoire de Masisi afin que le prix de produits de première nécessité soit allégé et que Les populations civiles vaquent librement à leurs occupations
 » a-t-il déclaré.

De leur côté,Quelques habitants disent être extrêmement préoccupés face à cette situation qui vient alourdir leurs peines.

Evelyne Kikandi l’une de ces Citoyens, estime qu’il est urgent de chercher des solutions palliatives pour atténuer les difficultés qu’ils endurent actuellement.

« La vie devient de plus en plus chère ici. Même le prix de la tomate a pris de la hausse. Il en est de même pour plusieurs aliments de base. Au marché la nourriture n’a plus un prix fixe.Les poissons ne sont plus visibles au marché comme avant. Tout cela, suite à la route qui se dégrade ce dernier temps, et à la guerre qui ne cesse d’avancer. Que les autorités nous viennent en aide pour que cette situation cesse » plaide-t-elle.

Notons que les hostilités entre les éléments M23 et les FARDC ont repris dans cette partie du pays depuis ce 21 decembre, en violation du cessez-le-feu observée quelque temps avant. On signale l’occupation par les rebelles de Busumba ,Rugogwe et Kibarizo etc dans le territoire de Masisi.

Lee Sadiki Kajibwami.

ELECTIONS RDC: La MONUSCO restreint son appui logistique à la CENI

À moins d’une semaine du scrutin electoral, prévu ce 20 décembre 2023, en République Démocratique du Congo, la CENI éprouve toujours de difficultés de déployer les kits électoraux dans toutes les provinces.

Le 07 décembre dernier, dans une lettre ouverte, la CENI a demandé à la présidence de la république de dispobiliser des moyens nécessaires pour le déploiement des kits electoraux dans différents centres des provinces. À son tour, le gouvernement congolais a poser la même requête au conseil de sécurité des nations unis le lundi 11 décembre demandant un appui logistique de la monusco dans ce processus électoral. Celà c’est en plus de la volonté manifeste du gouvernement Angolais à disponibiliser quelques engins volants pour soutenir les élections en RDC.

La MONUSCO à son tour dit pouvoir intervenir dans les 3 régions de la RDC où elle est presente, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la province de l’ituri. Cette intervention sera d’ordre logistique limité sans préjudice de la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires, selon le document officiel du responsable des Nations unies.
Selon le même document, cette intervention partiale de la mission onusienne est justifiée par le faut que mandat sur lequel roule la monusco à ce jour, limite ses actions sur les 3 regions précitées.

Il sied de rappeler que, la CENI a réceptionné à Kinshasa le dernier lot du matériel électoral le samedi 09 décembre 2023. Jusqu’à preuve du contraire, la date du 20 décembre 2023 reste maintenue pour les élections en RDC.

Silva KANDUKI