Le Général-major Peter Chirimwami Nkuba a réagi face au récent bombardement des civils à Mugunga, dans la ville de Goma, ayant occasionné vendredi 03 mai dernier 14 morts et 35 blessés.
Qualifiant cet acte de « crime de guerre et crime contre l’humanité », l’autorité provinciale a assuré qu’il ne sera pas impuni.
Tout en déplorant ce bilan encore provisoire et en présentant ses compassions envers les victimes, Peter Chirimwami condamne avec fermeté ces actions meurtrières commises par les rebelles contre les civils.
« Le pays est agressé par les terroristes et le terrorisme a comme pilier principal, la terreur. Comme d’habitude, dans les actions des terroristes, le Rwanda et ses supplétifs du M23 ont lancé une dizaine des bombes sur les camps de Lushagala et CEPAC, à Mugunga. C’est déplorable. C’est un crime de guerre, parce que les victimes sont des populations déplacées qui viennent des zones sous l’emprise de l’ennemi, qui sont venues se réfugier dans des milieux sécurisés. Curieusement, elles sont victimes de la barbarie des agresseurs ».
Notons que la majorité des victimes sont des enfants et les femmes, ont indiqué les sources médicales.
Investi président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu vendredi 26 avril 2024 aux côtés de ses quatre collègues du nouveau bureau de l’hémicycle provincial, Robert Habinshuti Seninga est revenu lors de son discours, sur le régime spécial de l’État de Siège, dans lequel est contrainte de fonctionner son institution, au lendemain des élections générales en RDC.
Selon lui, les députés provinciaux et la population du Nord-Kivu qu’ils représentent restent unis derrière les Forces Armées de la RDC et les jeunes patriotes qui les soutiennent dans les combats pour le retour de la paix dans cette région.
« La population du Nord-Kivu, représentée par les honorables députés provinciaux, ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien indéfectible aux efforts des FARDC dans leur noble mission régalienne » a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Nous devons nous liguer comme un seul homme afin de travailler en synergie, chacun dans ses limites et ses compétences pour mutualiser nos réflexions en vue de trouver des solutions.À cet effet nous encourageons nos Forces de Défense et sécurité à doubler les efforts dans la défense de l’intégrité nationale, afin de libérer toutes les zones occupées par les terroristes M23/RDF et permettre le retour des déplacés dans leurs entités «
En attendant la levée de l’État de siège, a précisé Robert Habinshuti, l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu continuera à fonctionner dans un cadre purement administrative.
« Il y a des tâches à faire et qui ne peuvent pas se dérouler en dehors de l’hémicycle. C’est notamment la mise en place des groupes parlementaires, la mise en place des commissions permanentes, du comité des sages, mais aussi l’élection des sénateurs ».
Pour ce qui est de l’élection du gouverneur, Celui-ci indique qu’elle ne sera pas possible avant la levée de l’État de siège.
C’est depuis plus de deux ans que la province du Nord-Kivu et sa voisine de l’Ituri sont sous la gestion des militaires suite à une ordonnance du chef de l’État, dans le but de restaurer la paix et la sécurité dans cette zone en guerre.
Ce professeur d’université et Directeur Général de l’Institut Supérieur et Pédagogique de Goma a présenté ces statistiques, qu’il considère « alarmants », lors d’une conférence organisée ce mardi 27 février 2024 à Goma dans le cadre de la journée du livre.
Selon Butoa Balingene, ces statistiques résultent d’une étude réalisée en ville de Goma, il y a quelques semaines, sur un échantillon de 150 jeunes intellectuels dont les étudiants, les élèves et quelques écoliers.
« Sur un total de 150 jeunes interrogés, nous avons trouvé que c’est seulement 22 personnes qui lisent encore les livres, soit 14,66% » regrette le professeur Butoa Balingene.
C’est ce faible pourcentage des lecteurs qui a poussé l’Institut supérieur et pédagogique de Goma à organiser, sous le haut patronage du Gouvernement provincial, une journée de sensibilisation de la jeunesse sur « le goût la lecture ».
« Bien-sûr ils ont donné beaucoup d’explications disant qu’ils n’ont pas où lire, les écoles n’ont pas de bibliothèques, les enseignants ne donnent pas de modèles, les parents ne les suivent pas, l’État ne met pas à leur disposition des livres, le téléphone ou l’internet qui les dérange,etc..Mais en réalité les jeunes ne lisent plus. Voilà pourquoi nous avons préféré venir leur parler, les sensibiliser pour qu’ils aient encore le goût de la lecture* a déclaré le prof Butoa.
Il invite ainsi les uns et les autres à prendre leur responsabilité en main pour ramener le goût de la lecture dans la jeunesse puisque « la lecture est une autre de manière transmettre l’éducation de s’auto-éduquer ».
Mme Prisca Luanda , représentante du Gouverneur de province dans cette activité, a pour sa part réitéré l’engagement du Gouvernement à soutenir toute initiative visant à améliorer la formation de la jeunesse en mettant à la disposition des écoles des livres pour faciliter l’apprentissage.
Les élèves de plusieurs écoles de Goma ont pris part à cette séance de sensibilisatiion aux côtés de leurs enseignants et chefs d’établissements.
C’est la société civile locale qui présente ce bilan après un nouveau cas de bombardement ayant ciblé l’après-midi de ce lundi 19 février 2024 quelques habitants de Sake retournés dans la zone à la recherche des quelques biens laissés au moment de la fuite.
Norbert Kazaroho président de cette structure citoyenne indique que ces habitants résident a Lutobogo et Kimoka dans la cité de Sake et « ont été touchés par les éclats de la bombe lorsqu’ils sont partis récupérer leurs biens restés ».
À l’en croire une personne a succombé de ses blessures pendant que les quatre autres blessés ont été évacués pour poursuivre des soins appropriés dans une structure sanitaire de la place.
Notre source souligne toutefois que les affrontements entre la Coalition FARDC-Wazalendo et celle de M23-RDF-AFC, sont signalés sur l’axe Mushaki à environ 3 kilomètres de la cité de Sake, cette cité qui a déjà résisté à l’occupation des rebelles malgré leurs multiples tentatives.
La Confédération Africaine de Football aurait enfin autorisé les léopards de la RDC à porter un brassard noir à l’avant-bras en mémoire des victimes de l’agression Rwandaise à l’Est de la RDC.
Cette dernière qui avait déjà rejeté la demande de la FECOFA, selon plusieurs sources proches de cette instance Africaine de Football, en raison du principe de la dissociation du sport à la politique; serait enfin revenu à sa décision « pour des raisons d’ordres humanitaires ».
À en croire le Ministre Congolais des Sports et Loisirs, « nos tractations vont jusqu’à obtenir une minute de silence avant le coup d’envoie du match de ce soir RDC vs COTE D’IVOIRE et ce geste sera fait par tous les joueurs et les supporters de la RDC au cours de l’hymne national ».
Les Léopards de la RDC affrontent ce mercredi 07 février 2024 à 22h (heure de Goma) les éléphants de la Côte d’Ivoire en demi-finale de la 34 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2023.
En conférence de presse d’avant match les entraîneurs de deux nations ont tous révélé leur détermination à se qualifier en finale.
Alors que l’ambiance de la fête du nouvel an se poursuit depuis la Saint Sylvestre dans plusieurs coins et recoins de la RDC, la situation est restée presque au statuquo dans différents sites de déplacés en territoire de Masisi ce lundi 1er janvier 2023, a constaté le reporter de KivuNyota après y avoir effectué une ronde.
Faute de moyens, et d’incertitude plusieurs déplacés ont eu du mal à célébrer la fête de l’an ce lundi. Asifiwe Nelson secrétaire du site Mater-Dei dit ne pas trouver de différences entre cette date et les autres étant donné qu’il ne voit pas comment peut-on fêter dans des conditions aussi difficiles que traversent les déplacés.
« Il n’est pas possible de fêter quand on passe nuit dans des tentes, quand on manque à manger, ou à se vêtir. Ceux qui essayent de faire la fête ici, ce sont ceux qui ont reçu des dons des personnes de bonne volonté. Mais en général ici,les déplacés n’ont pas d’argent pour organiser la fête comme vous le voyez. Je pense que la seule chose que nous pouvons demander c’est la paix, afin que tout le monde rentre chez lui. C’est cela la plus grande fête pour nous » souligne-t-il.
Dans les sites Kisoko, Kalinga, Bihito, Bihambwe,Bukombo etc, certains déplacés ont pu s’organiser en groupe pour partager le peu qu’ils ont mis ensemble. Et pour agrémenter le moment, d’autres ont pu jouer de la musique à l’intérieur du camps, offrant un petit spectacle aux enfants. Certains on pu effectuer quelques pas de danses à l’occasion.
Senga Twizere, ressortissante de Kitshanga estime que malgré la souffrance qu’ils traversent dans ce Camp, il n’est pas interdit de s’offrir des petits moments de détente pour essayer d’oublier la triste réalité dans laquelle ils sont plongés depuis plus d’une année. « Malgré les moments difficiles, la fête s’est bien passée sous un rythme timide. La fête du nouvel an est une occasion de rendre grâce à Dieu pour nous avoir gardé en vie durant l’année précédente. Voilà pourquoi ça ne doit pas passé inaperçu peu importe la situation qu’on traverse. Voilà pourquoi nous, on a pu fêter avec le peu qu’on a reçu par-ci par-là » a-t-elle souligné.
De son côté, la société civile forces vives de la commune rurale de Masisi dit placer un mot de remerciement à tous les bienfaiteurs qui ont pu songer aux déplacés durant cette période des festivités
« Si l’on peut évaluer la manière dont les fêtes se déroulent du côté des déplacés, on peut dire que plusieurs d’entre eux ont trouvé quelque chose venue du côté des familles d’accueil et des bienfaiteurs. C’est ici l’occasion de remercier tous ceux qui ont pensé à ces gens. Grâce à vos gestes, de nombreuses familles ont pu au-moins retrouver le sourire à la fête de Noël et aujourd’hui à la fête du Nouvel an » a dit David Muisha Kasiswa.
Il faut dire que plusieurs parmi ces déplacés de guerre sont à leur deuxième expérience de fêter les festivités de fin d’année dans les camps, après celles de l’année passée. Triste réalité !