Hausse vertigineuse de produits de première nécessité à Masisi: Le notable Blaise Baibonge hausse le ton

Au cours d’ un échange accordé ce vendredi 22 décembre à la rédaction centrale de KivuNyota, ce notable et analyste politique de la région, dit ne pas comprendre cette situation et appelle les autorités congolaises à s’investir dans cette affaire pour alléger la tâche aux paisibles populations de ce coin du pays, touchées par la guerre d’agression Rwandaise via le M23.

Celui-ci note également la disparition de certains produits dans la zone faute de l’état délabré la route en cette période pluvieuse.

À Lushebere,Masisi centre , katale , Nyabiondo, des entités du Territoire de Masisi, vous pouvez remarquer une hausse exorbitante de prix des produits .

Dans la commune rurale Masisi par exemple, un sachet de sel est passé de 800 à 1000 FC pendant qu’il était liquidé à 500 FC bien avant. Un verre d’omo qui coûtait 500 FC passe aujourd’hui à 800 FC.

Selon Blaise Baibonge, ce phénomène explique une autre menace contre les vies civiles dans cette partie du Nord-Kivu frappée par la guerre d’agression.

« Le prix de plusieurs produits a pris de l’ascenseur dans ce territoire comme si on n’était pas dans notre pays. À cela s’ajoute l’état de délabrement très avancé de la route Sake-Masisi-Walikale, qui occasionne une misère absolue de la population. On compte à ce jour des pertes en vies humaines suite à cette situation.
Que le Gouvernement pense à cette population qui, aujourd’hui n’est défendue ni par aucun sénateur, moins encore par aucun parlementaire national que provincial. Il faut prendre acte sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le Territoire de Masisi afin que le prix de produits de première nécessité soit allégé et que Les populations civiles vaquent librement à leurs occupations
 » a-t-il déclaré.

De leur côté,Quelques habitants disent être extrêmement préoccupés face à cette situation qui vient alourdir leurs peines.

Evelyne Kikandi l’une de ces Citoyens, estime qu’il est urgent de chercher des solutions palliatives pour atténuer les difficultés qu’ils endurent actuellement.

« La vie devient de plus en plus chère ici. Même le prix de la tomate a pris de la hausse. Il en est de même pour plusieurs aliments de base. Au marché la nourriture n’a plus un prix fixe.Les poissons ne sont plus visibles au marché comme avant. Tout cela, suite à la route qui se dégrade ce dernier temps, et à la guerre qui ne cesse d’avancer. Que les autorités nous viennent en aide pour que cette situation cesse » plaide-t-elle.

Notons que les hostilités entre les éléments M23 et les FARDC ont repris dans cette partie du pays depuis ce 21 decembre, en violation du cessez-le-feu observée quelque temps avant. On signale l’occupation par les rebelles de Busumba ,Rugogwe et Kibarizo etc dans le territoire de Masisi.

Lee Sadiki Kajibwami.

ELECTIONS RDC: La MONUSCO restreint son appui logistique à la CENI

À moins d’une semaine du scrutin electoral, prévu ce 20 décembre 2023, en République Démocratique du Congo, la CENI éprouve toujours de difficultés de déployer les kits électoraux dans toutes les provinces.

Le 07 décembre dernier, dans une lettre ouverte, la CENI a demandé à la présidence de la république de dispobiliser des moyens nécessaires pour le déploiement des kits electoraux dans différents centres des provinces. À son tour, le gouvernement congolais a poser la même requête au conseil de sécurité des nations unis le lundi 11 décembre demandant un appui logistique de la monusco dans ce processus électoral. Celà c’est en plus de la volonté manifeste du gouvernement Angolais à disponibiliser quelques engins volants pour soutenir les élections en RDC.

La MONUSCO à son tour dit pouvoir intervenir dans les 3 régions de la RDC où elle est presente, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la province de l’ituri. Cette intervention sera d’ordre logistique limité sans préjudice de la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires, selon le document officiel du responsable des Nations unies.
Selon le même document, cette intervention partiale de la mission onusienne est justifiée par le faut que mandat sur lequel roule la monusco à ce jour, limite ses actions sur les 3 regions précitées.

Il sied de rappeler que, la CENI a réceptionné à Kinshasa le dernier lot du matériel électoral le samedi 09 décembre 2023. Jusqu’à preuve du contraire, la date du 20 décembre 2023 reste maintenue pour les élections en RDC.

Silva KANDUKI

FATSHI aux habitants de Goma : « Vous êtes un peuple brave, vous avez réussi à résister jusqu’ici… »

Ces paroles d’encouragement ont été adressés à des milliers d’habitants de la ville touristique de Goma réunis ce dimanche 10 décembre 2023 au stade Afia, pour suivre le meeting du candidat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre de sa campagne électorale pour la Présidence de la RDC.

À en croire le président sortant et candidat à sa propre succession, il lui faut un second mandat pour la libération totale de la province du Nord-Kivu qui fait face actuellement à l’agression Rwandaise, via la guerre du M23.

« Je compte sur votre soutien pour que le combat continue. Peuple de Goma, vous avez réussi à résister jusqu’ici; il ne reste plus grand chose sur notre parcours pour vaincre définitivement cet agresseur et ce combat nous allons le mener le 20 décembre à travers les urnes. Donnez-moi votre confiance, et moi je vais vous donner la libération totale…” a-t-il déclaré, sous des vifs applaudissements du public gomatracien.

Félix Tshisekedi s’est montré ainsi rassurant face à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en province du Nord-Kivu et qui fait l’objet des critiques de la part des nombreux parmi ses adversaires.

Il a fait savoir à la population de Goma,que la question de la restauration de la paix définitive dans cette région, le préoccupe autant étant donné que le pays a besoin de la paix pour se développer.

« Nous voulons libérer notre pays pour le développer.Nous avons commencé le développement de notre pays, nous voulons la Paix qui doit nous permettre de continuer ce développement. Nous avons commencé avec la Gratuité de l’enseignement primaire. Au cours du deuxième mandat, je m’engage à apporter la Gratuité de l’enseignement au niveau du secondaire aussi (…)Nous avons commencé avec le projet de développement local de 145 territoires. Nous avons également besoin de paix pour continuer à construire les routes, les écoles et les centres de santé comme ça a commencé… » a poursuivi le candidat Numéro 20 à la Présidence de la RDC, bénéficiant d’une interprétation en kiswahili bien assurée par Vital Kamerhe, l’un de ses principaux alliés durant cette campagne électorale à l’Est.

Face à la question de la hausse du taux de change pour le dollars, Félix Tshisekedi a attribué la responsabilité à tous les Congolais justifiant que cette monnaie étrangère a pris de la valeur étant donné que « nous l’avons beaucoup sollicité pour plusieurs opérations en négligeant les francs Congolais… »

Au sujet de la MONUSCO et de forces étrangères au pays, Félix Tshisekedi a promis que dans peu de temps « nous allons saluer leur départ avec honneur ».
Il a ainsi encouragé les jeunes à s’engager massivement au sein de l’Armée mais aussi au sein de la réserve nationale de l’Armée, structures en pleine réforme pour renforcer la défense de l’intégrité territoriale.

Après l’étape de Goma, Félix Tshisekedi et sa suite vont se rendre dans le Grand Nord, notamment à Beni et Butembo pour rencontrer d’autres couches de la population souffrante de l’Est du pays.

Emmanuel Barhebwa

16 Jours d’activisme : L’organisation GAARJ déterminée à transformer Les femmes déplacées en entrepreneures en pâtisserie

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre (VBG), le Groupe d’Action Assemblée pour la Résilience Juvénile, Gaarj, une organisation locale engagée dans la lutte pour le changement sociale, a lancé une série de formations destinées aux femmes déplacées de kanyaruchinya. L’accent est mis sur l’autonomisation des femmes en tant qu’élément clé pour mettre fin aux VBG. Ainsi, donc la nécessité est de s’attaquer aux causes profondes de ce fléau plutôt qu’aux conséquences.

« En venant ici avec cette guerre, nous nous sommes rendu compte qu’il y a des causes. Et au lieu de s’attaquer aux conséquences, il faudrait s’attaquer aux causes et l’une des plus grandes causes de VBG dans les camps, c’est qu’il n’y a pas d’autonomisation financière des femmes.» a souligné Grâce ANSIMA, chargé de programme de gaarj.

Quid de la prévention ?

Se trouvant dans une situation précaire causée par la guerre, les femmes déplacées ont toujours subi des diverses formes de VBG, notamment des violences physiques, sexuelles et psychologiques. Face à cette réalité alarmante, Gaarj a décidé d’agir en offrant des formations pratiques pour aider ces femmes à acquérir des compétences et à trouver des opportunités économiques afin de s’émanciper de la violence et devenir autonomes.

Ces formations avec des ateliers axés sur l’entrepreneuriat et plus précisément sur la pâtisserie, les participantes apprennent les bases de la préparation de diverses pâtisseries, allant des beignets aux galettes en passant par les crêpes. L’objectif est de leur donner les compétences nécessaires pour créer des activités génératrices de revenus et ainsi devenir financièrement indépendantes

Outre ces formations pratiques, Gaarj mène également un travail de sensibilisation sur les causes profondes de la VBG. En mettant l’accent sur l’éducation et la sensibilisation des communautés, l’organisation vise à changer les mentalités et à lutter contre les normes sociales qui perpétuent la violence.

Silva KANDUKI et Jospin KANANE

J.Mondiale du SIDA: Pour le PNMLS/Nord-Kivu, les interventions cette année se focaliseront dans les sites des déplacés

C’est au cours de la réunion préparatoire de la journée mondiale du SIDA ce jeudi 30 novembre à Goma, que le Secrétaire exécutif provincial du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA(PNMLS/Nord-Kivu), a annoncé ce que prévoit sa structure dans le cadre non seulement de cette journée, mais aussi de tous les mois de décembre, consacré à la sensibilisation sur la lutte contre cette dangereuse maladie.

Selon Aubin MONGILI N’KOLI, le PNMLS a décidé de concentrer ses activités dans ces zones, pour recueillir les données Claire sur le niveau de contamination du VIH en période de crise en province, afin de mieux organiser la riposte et sensibiliser les communautés locataires des camps des déplacés autour du SIDA.

« Comme vous le savez, nous n’avons pas de données exactes des personnes vivant avec le VIH dans les différents sites, mais néanmoins nous connaissons combien ils sont sortis par zone de santé occupée par l’ennemi. Nous voulons garantir une amélioration de la bonne qualité de santé des personnes vivant avec le VIH et cela nécessite une grande sensibilisation couplée au service de dépistage volontaire pour avoir le plus de données possible. Nous devons travailler durablement pour éviter que les sites des déplacés ne soient les bastions de propagation du VIH… » a dit Aubin MONGILI.

Revenant sur le thème mondial de cette 35ème célébration de la journée mondiale du SIDA, qui souhaite placer les communautés au centre de la lutte, celui-ci demande aux habitants de Goma et de toute la RDC de pérenniser cette lutte et que tout le monde prenne conscience « que le VIH est toujours présent et qu’il ne prend jamais de congé technique quand il y a une autre épidémie ».

Nous devons tous nous prévenir, insiste-t-il, afin que toute la communauté ne soit pas infecté par cette épidémie qui nous attaque de façon sournoise.

Il faut dire que pour des raisons pratiques, la cérémonie officielle la célébration de la JMS et d’ouverture de la campagne de la lutte contre le SIDA se tiendra mercredi 06 décembre prochain dans un des sites des déplacés.

Emmanuel Barhebwa

Bahati Lukwebo à Goma: « Voter utile c’est voter pour Félix Tshisekedi à la présidence, et pour les candidats de l’AFDC et AEDC »

Le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a tenu ces propos lors de son meeting ce mercredi 29 novembre 2023 à la tribune de l’ONC à Goma, après l’accueil chaleureux lui réservé par des milliers de ses partisans à sa descente de l’avion à l’aéroport international de Goma.

Dans son message, l’autorité morale du parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, est revenue essentiellement sur la processus électoral en cours et la situation sécuritaire actuelle dans la province du Nord-Kivu marquée par la guerre d’agression imposée par le Rwanda.

Pour Bahati Lukwebo, voter utile c’est voter pour Félix Tshisekedi, président sortant et candidat à sa propre succession.
À l’en croire, cet homme a montré l’amour profond qu’il a pour ce pays.

« Ce qui compte ce sont les œuvres. Il faut croire quelqu’un par ses œuvres. Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a démontré sa bonne volonté et sa détermination à changer le cours de l’histoire de notre pays, à sortir le pays de la pauvreté et de la domination économique, et à sécuriser le pays. C’est une tâche immense qu’il a commencé et nous souhaitons qu’il puisse la poursuivre jusqu’à ce que la situation se normalise et que nous devenions un pays paisible et prospère … » a souligné Bahati Lukwebo.

Parlant de la situation sécuritaire, Bahati Lukwebo estime que seul Félix Antoine Tshisekedi pourra finir cette guerre imposée par les voisins de la RDC, voilà pourquoi il mérite un second mandat pour y arriver.

Il a par ailleurs exhorté les habitants de Goma à voter massivement pour les candidats alignés au compte des regroupements politiques AEDC-A et AFDC et Alliés dont il est autorité morale.

Après Goma, Le président du Sénat est attendue en ville de Bukavu où il est d’ailleurs candidat député national.

Après Muhindo Nzangi, Julien Paluku, ou encore le Ministre Désiré Birianze, Lukwebo est le quatrième leader de l’Est, membre de l’Union Sacrée de la Nation , à sensibiliser les habitants de Goma à voter massivement pour le candidat Numéro 20 à la présidence du pays.

Emmanuel Barhebwa