Le Prix Eric de la Motte annoncé pour Célébrer l’Engagement au Kivu

Le 31 octobre 2023, lors d’une conférence de presse à Goma Innovation, Brieuc de la Motte, fils d’Eric de la Motte, a officiellement annoncé la création du Prix Eric de la Motte. Ce prix vise à reconnaître et récompenser des Congolaises et Congolais exceptionnels issus du secteur privé (culturel, économique, associatif, etc.) qui œuvrent pour le développement du Sud et du Nord Kivu. Il porte le nom d’Eric de la Motte, un homme qui a profondément marqué la région par ses projets ambitieux et sa vision inspirante.

Critères d’Éligibilité

Pour être éligible au Prix Eric de la Motte, les candidats doivent remplir les conditions suivantes :

  • Être Congolais.
  • Être initiés et porteurs d’un projet au Sud ou Nord Kivu.
  • Être peu (re-)connus du public.
  • Être au service du développement de leur région.
  • Avoir la capacité de prendre des risques au profit de leur projet en toute intégrité.
  • Avoir une réputation exemplaire.

Critères de Sélection

Le comité de sélection évaluera les candidats en se basant sur les critères suivants :

  • La contribution significative à l’atteinte de résultats concrets au sein de leur organisation.
  • Le leadership, le dynamisme et la transparence dans leur travail.
  • L’influence bénéfique qu’ils exercent sur leurs pairs et leur communauté.
  • Le dévouement exceptionnel dans le cadre de leur travail, avec un haut niveau d’engagement envers les valeurs positives et l’éthique.

Récompense

Le Prix Eric de la Motte vise à reconnaître l’excellence et l’impact des lauréats sur leur communauté et leurs pairs. En plus de cette reconnaissance, les lauréats recevront un montant de 10 000 USD. Le financement du prix provient entièrement de l’épouse d’Eric, Françoise de la Motte, et de ses deux enfants, Aymeric et Brieuc de la Motte. Les candidatures sont ouvertes en continu, mais le prix sera remis une fois par an, en février.

Eric de la Motte a été un acteur incontournable du Sud et du Nord Kivu, notamment en tant que promoteur du Festival Amani et de la SIMICO, une société de transfert d’argent opérant en RDC. Sa vision et son dévouement ont laissé une empreinte durable dans la région, et ce prix vise à perpétuer son héritage.

Un Hommage à Eric de la Motte

Eric de la Motte était bien plus qu’un homme d’affaires et un visionnaire. Il a marqué la région du Sud et du Nord Kivu de manière indélébile. Sa passion pour cette région, où il s’est marié et a mené de nombreuses initiatives, a été un moteur de changement positif.

Eric était non seulement un créateur de projets audacieux, mais aussi une personne capable de déceler le potentiel insoupçonné chez d’autres et de les encourager à atteindre leur meilleur niveau. À travers ses projets et son soutien, il est devenu une source d’inspiration, de courage et d’ambition pour de nombreuses personnes, jeunes et moins jeunes.

Le Prix Eric de la Motte perpétue son engagement envers la région du Sud et du Nord Kivu et célèbre les individus qui, comme Eric, travaillent sans relâche pour le développement de leur communauté et de la RDC dans son ensemble. Eric de la Motte nous a quittés en 2020, mais son héritage perdure à travers ce prix et les nombreuses initiatives qu’il a lancées.

Le questionnaire de candidature pour le Prix Eric de la Motte est disponible en ligne et peut être rempli par les candidats eux-mêmes ou par des tiers souhaitant proposer la candidature d’une personne exceptionnelle. Le comité de sélection, composé de personnes ayant bien connu Eric et disposant d’un vaste réseau dans la région, étudiera les candidatures avec soin.

Le Prix Eric de la Motte représente un hommage bien mérité à un homme dont l’impact positif perdurera dans le temps, tout en encourageant de nouvelles générations à suivre ses traces pour bâtir un avenir meilleur pour le Sud et le Nord Kivu.

La redaction

Mbenga Mofilinga Daniel sur les élections législatives à Goma: « Nous ne voulons plus de députés qui n’ont pas de visions »

Ce jeune candidat Député National en ville de Goma pour les élections législatives de décembre 2023, a révélé à KivuNyota samedi 30 septembre ses motivations à se lancer dans la course électorale cette année.

Selon lui, la jeunesse est révoltée de voir que les élus qu’elle a envoyé les représenter aux échéances électorales passées ont failli à leur mission.

Juriste de formation, il fonde son combat sur l’encadrement de la jeunesse, et l’amélioration du social des familles des militaires, des veuves, orphelins et fils des militaires.

« Vous savez que nos militaires sont nos héros. Mais il est déplorable que la plupart de fois un militaire meurt au front mais sa famille n’est pas encadré. J’estime que si on encadrait les familles de ces militaires-là ça va encourager les jeunes d’intégrer l’armée et les services de l’État  » a-t-il déclaré.

Daniel Mofilinga appelle ainsi la jeunesse de Goma à la vigilance en cette période électorale afin de ne pas tomber une fois de plus, dans des mensonges des politiciens.

« Nous ne voulons plus que les jeunes élisent des politiciens qui n’ont pas d’objectifs et qui n’ont pas de visions. Qu’ils choisissent un candidat utile capable de défendre leur cause  » souligne-t-il.

Daniel Mbenga Mofilinga est l’un des plus anciens jeunes combattants de l’UDPS depuis les années 2006.

La Rédaction

Masisi: Rushebeshe et la colline de Ndalinga près de Burungu désormais sous contrôle des Wazalendo

La nouvelle est confirmée par par plusieurs sources locales, après d’intenses combats qui se sont poursuivis depuis le matin de ce mercredi 04 octobre entre les jeunes patriotes ( Wazalendo) et les rebelles du M23 dans plusieurs localités du territoire de Masisi, notamment Tebero, Katovu près de Kilolirwe, Nturo et Burungu et Rugetsi dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu,

La localité de Rushebeshe et la colline stratégique surplombant Burungu près de Kitshanga sont passés sous contrôle des jeunes patriotes Wazalendo.

D’après les sources de la société civile locale, les rebelles du M23 seraient fortement frappés par les wazalendo jusqu’à être repoussés dans certaines zones où ils étaient déjà visibles.

La situation reste tendue ce mercredi dans cette partie de la chefferie des Bashali, indique la société Civile et a entraîné, des déplacements massifs de la population. La grande majorité je dirige vers Kitshanga.

Toutefois, dans un communiqué qui vient de nous parvenir, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo nient toute responsabilité dans les affrontements de ce mercredi au niveau des localités environnants Kilolirwe.

À travers des messages véhiculés dans les réseaux sociaux, les rebelles du M23 tentait d’impliquer l’Armée congolaise dans ces violents combats de ce mercredi. Cette dernière rejette en bloc ces accusations, qu’elle considère comme manœuvre dilatoire, et informe qu’elle observe le cessez-le-feu comme l’exigent les accords des chefs d’États de la sous-région.

Bahati Amuli Faustin

Goma: À travers des chants, les petits chanteurs expriment leur rêve de voir la paix revenir dans leur région

Ils étaient une centaine, ces enfants et jeunes, membres du Chœur des Petits Chanteurs « Jésus Miséricordieux » de la paroisse Saint Joseph Cathédrale de Goma, qui ont produit un spectacle inédit ce dimanche 1er Octobre dans le cadre de la troisième édition du Concert pour la Paix, organisée par leur comité.

En présence de plusieurs invités, dont le Vice-Gouverneur du Nord-Kivu, l’évêque du diocèse de Goma et plusieurs hautes personnalités de la Province, ce concert parrainé par l’honorable Elvis Mutiri Wabashara; a été une occasion pour ces petits chanteurs de réclamer le retour de la paix dans l’Est de la RDC, cette région où la période de guerre est largement supérieure à l’âge de la plupart d’entre eux.

Des styles classiques, traditionnels et modernes ont été au rendez-vous dans cette activité culturelle à laquelle ont été conviés d’autres artistes locaux pour sensibiliser la masse sur la culture de la Paix et de la résilience dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Motif de satisfaction et d’interpellation des adultes, selon Mgr Willy Ngumbi, évêque de Goma, qui encourage l’initiative et les talents de ces jeunes, leur indiquant que « vos demandes et votre soucis sont aussi les nôtres, nous vos parents et vos autorités tant ecclésiales que politico-administratives ».

Nous voulons tous voir, indique Willy Ngumbi, la Paix revenir chez nous, voir les déplacés de guerre retourner vivre paisiblement dans leur milieu; raison pour laquelle nous devons conjuguer ensemble les efforts pour y arriver.

Dans le même angle d’idée, l’autorité Provinciale estime que des rendez-vous comme ceux-ci sont des rendez-vous qu’il faut privilégier.
Pour lui, voir des enfants et des jeunes avec autant de talents et d’énergies dans une région marquée par des guerres depuis trente ans, est un élément qui doit faire réfléchir.

« Nous devons réfléchir sur la manière dans laquelle nous pouvons corriger les choses. Car Si la jeunesse est corrompue par la guerre, les troubles à la République, si elle est corrompue par la misère, ou les affres de la vie, elle ne comprendra rien du tout… » a souligné le Commissaire Divisionnaire Jean Romuald Ekuka LIPOPO, vice-gouverneur du Nord-Kivu.
Il en appelle à la responsabilité de chaque acteur social, de contribuer au retour de la paix dans notre région.

Nous sommes à notre 3ème édition, rappelle pour sa part, Germain Musondoli, Coordinateur de ce Chœur; et « nous avons pour rêve de continuer et jusqu’à organiser la 25ème ou 30ème édition, si Dieu nous prête vie ».

Remerciant tous les invités, en particulier les autorités ecclésiales et administratives de la province, d’avoir rehaussé de leurs présences; celui-ci réitère que ce concert a été conçu pour sensibiliser sur la Paix et la Cohabitation pacifique.

« Ces jeunes que vous voyez ici, ne savent pas l’origine ethnique de leurs voisins mais travaillent et chantent ensemble. C’est cela notre vision, dire au monde que c’est possible de se mettre ensemble pour une bonne cause sans savoir les différences ethniques qui nous opposent… » a souligné Germain.

Désigné Parrain de cette activité, l’honorable Elvis Mutiri Wabashara, élu de Goma remercie sincèrement ces choristes signifiant que « les chants de cet après-midi viennent de consolider notre foi, nous donnent espoir et nous rappellent que Dieu ne nous a pas abandonné et qu’il ne nous abandonnera jamais… »

L’activité a été sanctionnée par une tombola sponsorisée par les partenaires de l’activité dont la Maison Bralima et d’autres entreprises locales.

Le prochain rendez-vous est fixé pour l’an prochain, une quatrième édition qui réservera encore des meilleurs surprises, selon l’organisation.

Emmanuel Barhebwa

RDC: De l’injure vers la haine contre les autorités

Depuis un temps, il s’observe sur les réseaux sociaux, une montée des messages nuisibles et haineux contre certaines autorités en fonction en République Démocratique du Congo. Cas d’un message posté le 23 septembre 2023 sur Facebook, dans lequel l’auteur injurie le président Félix Tshisekedi, et va  jusqu’à souhaiter le voir mourrir. Ce message dangereux qui dans son essence, resulte d’une colère démesurée de son auteur contre cette autorité établie. Un message qui se transforme en une haine contre la personne du président.

Ne pas aimer quelqu’un ne doit pas se transformer en une haine contre lui

Toute personne a droit à la vie. Souhaiter la mort à quelqu’un et le déclarer, n’est rien d’autre qu’une pulsion qui résulte d’une haine manifeste contre la personne citée. Cette attitude est irresponsable et condamnable. Au-delà de tout, la vie humaine est sacrée. Tous les instruments juridiques nationaux et internationaux, rappellent ce principe. Vous pouvez ou ne pas aimer quelqu’un et ses agissements, mais vous n’êtes pas obligé de le haïr pour autant.

Des tels messages, sont susceptibles de créer de tensions entre leurs auteurs et les membres du camp présidentiel en République Démocratique du Congo. Voulant défendre leur leader, les proches du président cité, risquent de s’emprendre aux auteurs de ce message et créer une situation aux multiples consequences surtout dans un contexte électoral comme celui de la République Démocratique du Congo.

Les journalistes et blogueurs réunis au sein du forum Non aux Discours de Haine dans la région de grands lacs, condamnent ce message inapproprié publié sur Facebook et ciblant une haute autorité de la RDC. Ce message haineux contre cette autorité est irrespectueux. Le reste de la population devrait s’abstenir de publier ou partager ces genres de messages par respect à la vie et la dignité humaine.

John Mukengere

RDC: Les élections ne doivent pas nous tourner les uns contre les autres

A l’approche des élections prévues en décembre 2023 en République Démocratique du Congo, les esprits commencent petit à petit à s’échauffer au sein des communautés. C’est dans sens qu’un audio portant des germes discriminatoires et haineux, circule depuis le 10 Septembre 2023 sur les réseaux sociaux. Son auteur qui se nomme « notable Mimy », appelle la population de la province de l’Ituri à ne pas voter pour les gens venus d’autres provinces du pays, elle met en garde de manière explicite, les ressortissants du Nord-Kivu. Ces propos sont dangereux et risquent de créer de tensions entre les populations de l’Ituri et les communautés venues d’autres provinces.

Évitons des propos discriminatoires et haineux pour garantir la paix

Sachant que tout congolais remplissant les conditions requises, a le droit de postuler et se faire élire partout sur l’étendu du territoire national selon la loi électorale, il est mal placé et d’indexer une certaine couche de la population ou la cibler négativement en période préélectorale, électorale et post électorale. Des telles tendances remettent en cause le principe d’inclusivité des élections qui veut qu’aucun congolais ne soit écarté du processus électoral, sur base de sa provenance, de ses origines ethniques, de ses convictions religieuses ou politiques. Demander à la population de ne pas voter pour des gens venus d’autres provinces est une forme de discrimination, qui dénote une haine nourrie contre cette couche de la population. Ce qui est très dangereux, car de tels propos menacent même l’unité nationale de la République Démocratique du Congo.  

Les journalistes et blogueurs réunis dans le forum Non aux Discours de Haine rappellent à l’intention de tous les congolais, la nécessité de s’abstenir des propos discriminatoires, haineux et revoltants en cette période électorale. Cela va de l’intérêt de tous, que ce processus se passe dans un climat apaisé pour garantir la paix et le vivre ensemble. Les élections ne doivent pas déchirer le tissus social et les valeurs sociétales qui prônent l’acceptation de l’autre. Nous condamnons donc ces appels qui risquent de monter les populations les unes contre les autres.

John Mukengere