RDC: De l’injure vers la haine contre les autorités

Depuis un temps, il s’observe sur les réseaux sociaux, une montée des messages nuisibles et haineux contre certaines autorités en fonction en République Démocratique du Congo. Cas d’un message posté le 23 septembre 2023 sur Facebook, dans lequel l’auteur injurie le président Félix Tshisekedi, et va  jusqu’à souhaiter le voir mourrir. Ce message dangereux qui dans son essence, resulte d’une colère démesurée de son auteur contre cette autorité établie. Un message qui se transforme en une haine contre la personne du président.

Ne pas aimer quelqu’un ne doit pas se transformer en une haine contre lui

Toute personne a droit à la vie. Souhaiter la mort à quelqu’un et le déclarer, n’est rien d’autre qu’une pulsion qui résulte d’une haine manifeste contre la personne citée. Cette attitude est irresponsable et condamnable. Au-delà de tout, la vie humaine est sacrée. Tous les instruments juridiques nationaux et internationaux, rappellent ce principe. Vous pouvez ou ne pas aimer quelqu’un et ses agissements, mais vous n’êtes pas obligé de le haïr pour autant.

Des tels messages, sont susceptibles de créer de tensions entre leurs auteurs et les membres du camp présidentiel en République Démocratique du Congo. Voulant défendre leur leader, les proches du président cité, risquent de s’emprendre aux auteurs de ce message et créer une situation aux multiples consequences surtout dans un contexte électoral comme celui de la République Démocratique du Congo.

Les journalistes et blogueurs réunis au sein du forum Non aux Discours de Haine dans la région de grands lacs, condamnent ce message inapproprié publié sur Facebook et ciblant une haute autorité de la RDC. Ce message haineux contre cette autorité est irrespectueux. Le reste de la population devrait s’abstenir de publier ou partager ces genres de messages par respect à la vie et la dignité humaine.

John Mukengere

RDC: Les élections ne doivent pas nous tourner les uns contre les autres

A l’approche des élections prévues en décembre 2023 en République Démocratique du Congo, les esprits commencent petit à petit à s’échauffer au sein des communautés. C’est dans sens qu’un audio portant des germes discriminatoires et haineux, circule depuis le 10 Septembre 2023 sur les réseaux sociaux. Son auteur qui se nomme « notable Mimy », appelle la population de la province de l’Ituri à ne pas voter pour les gens venus d’autres provinces du pays, elle met en garde de manière explicite, les ressortissants du Nord-Kivu. Ces propos sont dangereux et risquent de créer de tensions entre les populations de l’Ituri et les communautés venues d’autres provinces.

Évitons des propos discriminatoires et haineux pour garantir la paix

Sachant que tout congolais remplissant les conditions requises, a le droit de postuler et se faire élire partout sur l’étendu du territoire national selon la loi électorale, il est mal placé et d’indexer une certaine couche de la population ou la cibler négativement en période préélectorale, électorale et post électorale. Des telles tendances remettent en cause le principe d’inclusivité des élections qui veut qu’aucun congolais ne soit écarté du processus électoral, sur base de sa provenance, de ses origines ethniques, de ses convictions religieuses ou politiques. Demander à la population de ne pas voter pour des gens venus d’autres provinces est une forme de discrimination, qui dénote une haine nourrie contre cette couche de la population. Ce qui est très dangereux, car de tels propos menacent même l’unité nationale de la République Démocratique du Congo.  

Les journalistes et blogueurs réunis dans le forum Non aux Discours de Haine rappellent à l’intention de tous les congolais, la nécessité de s’abstenir des propos discriminatoires, haineux et revoltants en cette période électorale. Cela va de l’intérêt de tous, que ce processus se passe dans un climat apaisé pour garantir la paix et le vivre ensemble. Les élections ne doivent pas déchirer le tissus social et les valeurs sociétales qui prônent l’acceptation de l’autre. Nous condamnons donc ces appels qui risquent de monter les populations les unes contre les autres.

John Mukengere

Goma: Éric Chimeshula et son équipe présentent « Chik Soft », un logiciel indispensable pour l’amélioration du système éducatif

C’est au cours d’une conférence samedi 26 août 2023 que cet Ingénieur A0 en Génie Électrique et Informatique, a présenté ce nouveau logiciel qui apporte de nombreuses solutions aux problèmes de la gestion des écoles.

La conception de Chik Soft, indique le Fondateur et Gérant de « Ehula Technologies », Entreprise qui porte toute sa pensée novatrice, fait suite à plusieurs problèmes auxquels il a été personnellement confronté aux cours de son parcours scolaire et académique.

En échange avec la rédaction KivuNyota, cet Entrepreneur de Goma a indiqué qu’à travers ce système informatique, il est désormais facile de gérer les activités quotidiennes des élèves, et du personnel enseignant, enregistrer les paiements et envoyer des messages aux parents des élèves sur les activités de leurs enfants, grâce aux applications de ce système.

« Ce qui nous a poussé à mettre en place ce système informatique à la portée des écoles, c’est pour faciliter les tâches administratives dans les écoles en les aidant à numériser les données, mais aussi à suivre des près la ponctualité et la performance des élèves, ainsi que l’administration des écoles, à travers les données déjà numérisées. » a-t-il indiqué.

L’Ir Eric Chimeshula révèle que le logiciel « Chik Soft » dispose de 3 modules, dont « parent app » facilite aux parents le suivi scolaire des élèves en temps réel et la communication de l’école avec les parents, « pay app » pour assurer l’enregistrement des paiements des frais et impression des reçus de paie, mais également « attendance app » pour assurer le prélèvement des présences des élèves et du personnel.

« Ehula Technologies » confie rester disponible à adapter cet outil de gestion à la demande de toute école qui désire s’offrir cette technologie fonctionnant avec ou sans connexion internet.

Et à l’Ir Éric de préciser: « l’utilisation de ce logiciel est indispensable pour raison de sa précision, de sa productivité, sa rapidité et sa partie intégration selon les besoins« .

Il sied de noter que EHULA TECHNOLOGIES est une société qui œuvre dans le domaine de la Nouvelle technologie de l’information et de la Communication, afin de faciliter les entreprises à réaliser leurs objectifs grâce à la nouvelle technologie.
Elle fonctionne depuis 2018 en province du Nord-Kivu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, et « Chik Soft » pourrait devenir, son premier succès dans ce secteur.

La société se laisse via son site web www.ehula.tech

Richard Kubuya

Hortense Bayongwa à la finale du tournoi de l’unité à Ndosho : « Goma regorge de talents exceptionnels qu’il faut absolument encadrer… »

Ces impressions de Madame Hortense Bayongwa, candidate à la députation nationale et provinciale en ville de Goma, ont été données ce dimanche 06 août 2023, lors de la remise des prix aux lauréats de la première phase du tournoi de l’unité, qu’elle a organisée dans le quartier Ndosho en commune de Karisimbi/ville de Goma, ayant mis en lice 24 équipes masculines de football, évoluant dans ce coin de la ville.

Présente au terrain de Kabasha à Ndosho, qui a abrité la finale de ce tournoi entre l’équipe de FC SOLEIL LEVANT et celle de FC ESPOIR, soldée par une victoire (2-0) en faveur de ESPOIR ; la surnommée « mama wa Maendeleo » a saisi l’occasion pour parler aux milliers d’habitants de Ndosho, réunis à cet endroit, de ses ambitions politiques et de sa vision pour le développement de la ville de Goma.

Expliquant d’abord le bien-fondée du tournoi qu’elle organise, dont la première phase vient de se clôturer en beauté ; Hortense Bayongwa fait savoir qu’il s’agit d’une compétition qui fera participer les jeunes de tous les quartiers de la ville de Goma.
Elle a comme finalité, précise-t-elle, la sélection des meilleurs joueurs de chaque coin de Goma pour former une équipe forte et plus compétitive au sein, non seulement de la ville touristique,mais également au sein de toute la province du Nord-Kivu, voire la RDC.

Aux habitants de Ndosho, celle-ci demande un soutien indéfectible, pouvant lui permettre de matérialiser sa vision pour cette ville, axée particulièrement sur la lutte contre le chômage des jeunes.

 » Je ne vais pas ici vous promettre des emplois comme font les autres.Je vais plutôt me battre pour qu’il y ait un cadre favorable afin qu’ensemble nous puissions créer nous-même nos propres emplois. J’ai toutes les stratégies pour y parvenir. Et je vous rassure qu’en cinq ans, on parviendra à la matérialisation de mon programme dénommé « zéro chômage » à Goma » a-t-elle indiqué.

Face à l’état médiocre dans lequel elle a trouvé le terrain de Kabasha, l’un des principaux terrains de football du quartier Ndosho, qu’elle vient fraîchement de réhabiliter avec l’installation des nouveaux poteaux en fer; celle-ci rassure qu’une année va lui suffire, une fois élue, pour y installer une pelouse synthétique.

Aux équipes qui ont participé à cette première phase du tournoi de l’unité, à qui elle a remis une cagnotte chacune, Hortense demande de ne pas baisser les bras et de continuer à se perfectionner davantage pour que leurs talents puissent être un jour utiles à leur famille, voire à toute la RDC.

Après le quartier Ndosho, la même compétition pourra être organisée à Katoy, puis Kyeshero, et ailleurs jusqu’au mois de décembre 2023, a indiqué l’équipe organisatrice.
La grande finale opposera les champions de toutes ces zones et pourra se disputer au plus prestigieux stade de la ville de Goma, le stade l’Unité de la Commune de Karisimbi.

Emmanuel Barhebwa

Festival 100 voix pour la Paix au Nord-Kivu: l’organisateur lance le recrutement des choristes de Goma

Le recrutement des choristes de la ville de Goma qui devront participer à la première édition du Festival « 100 voix pour la Paix au Nord-Kivu », prévu en septembre 2023 dans cette partie du pays, a déjà démarré.

C’est ce qu’a affirmé à KivuNyota vendredi 30 juin 2023, l’équipe organisatrice de cet événement qui reçoit désormais les candidatures des artistes jusqu’au 30 juillet 2023.

Cet appel à candidature, précise-t-elle, s’adresse à tous les choristes chrétiens évoluant en ville de Goma, et en province du Nord-Kivu.

« Les 100 meilleurs candidats feront partie du Grand Chœur qui pourra animer ce festival, aux côtés d’autres grands artistes du Gospel en RDC et des pays voisins; dont la Sœur l’Or Mbongo de Kinshasa et bien d’autres » a indiqué Monsieur Marc TCHATA, responsable de la l’agence « Be Smart », qui organise cet événement.

Et de poursuivre: « Il sera question de chanter pour la Paix, promouvoir une culture de paix, prêcher l’amour du prochain, le pardon, le dialogue et la cohabitation pacifique entre les communautés dans la région; et redonner espoir aux victimes des atrocités…« 

Pour ce faire, tout choriste ou artiste musicien du Gospel désirant rejoindre ce projet et faire partie de ce Grand Chœur, devra postuler en envoyant via WhatsApp une vidéo de 40 secondes dans laquelle il interprète un cantique gospel au choix.
Le numéro sur lequel envoyer sa candidature, tout en précisant son identité, est le +243826803212.

Les conditions d’admission dans ce Chœur, souligne l’organisateur, c’est d’abord « que l’artiste soit chrétien ou encore fasse de la musique Gospel; ensuite avoir une belle voix, être âgée de 18 à 35 ans, et enfin résider dans la ville de Goma ou dans la province du Nord-Kivu« .

Le Festival 100 voix pour la Paix au Nord-Kivu, indique l’équipe organisatrice, poursuit également des objectifs humanitaires, « en ce sens que les revenus issus de la vente des billets de participation et de la collecte de fonds qui y sera organisée, pourront servir à l’assistance des déplacés de guerre cantonnés actuellement à l’intérieur et autour de la ville de Goma ».

Emmanuel Barhebwa

Goma: Les leaders communautaires sensibilisés sur la prévention des violences liées aux discours de haine et de xénophobie

Après la sensibilisation des chevaliers de la plume jeudi dernier; plusieurs acteurs de la société civile ainsi que les leaders communautaires viennent d’être sensibilisés ce samedi 1er juillet à Goma chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sur leur rôle dans la lutte contre les discours de haine et xénophobes qui ne cessent de se propager depuis un certain temps au sein de la Communauté.

Pour MICHAEL MUNYAPENTA JUSTIN Responsable et membre du programme Bonne Puissance au sein du Foyer de Créativité de la Société Civile (FCSC) Grands Lacs; l’un des organisateurs ; il est important d’associer les leaders communautaires à ce programme car c’est eux qui sont en contact permanent avec les membres de la Communauté.
« Il a été question de les outiller sur cette approche de Bonne Puissance, qui consiste à travailler sur les individus afin de réduire les violences reccurenntes dans la communauté et les inviter à vulgariser les messages de cohésion sociale et de cohabitation pacifique » a-t-il précisé.

C’était également une occasion pour Maître Faustin Kwisanga, avocat au barreau du Nord-Kivu et l’un de facilitateur du jour, de revenir sur le cadre juridique autour de cette question de la propagation des discours de haine et de la xénophobie.

« L’ordonnance loi de 1966 prévoit déjà des sanctions à l’égard de quiconque pourrait se livrer à proférer les discours de haine et de xénophobie. C’est une infraction qui est sanctionnée par une peine de six mois de servitude pénale. La même ordonnance prévoit la peine à perpétuité si le coupable est un agent de l’Etat » a-t-il fait savoir, indiquant qu’il attend des participants à cette séance »un comportement responsable et la vulgarisation des messages de paix de cohésion sociale »

Le Foyer de Créativité de Société Civile au Nord-Kivu se dit ouvert pour recevoir des alertes ou des cas des violences reccurenntes liées aux discours de haine et de xénophobie pour contribuer, selon son niveau, à la lutte contre ces genres de situations.

Richard Kubuya