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UNIGOM : le doctorant Jean Lebon Kambale Nzengera explique comment les arbres protègent la santé

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À l’heure où l’humanité fait face à de graves perturbations climatiques, à la pollution croissante de l’air et à l’augmentation des maladies liées à l’environnement, la question du rôle de l’arbre dans la survie humaine attire de plus en plus l’attention des scientifiques. Longtemps considéré comme un simple élément du décor naturel, l’arbre apparaît aujourd’hui comme un véritable allié dans la lutte contre plusieurs menaces qui pèsent sur la santé publique.

C’est dans cette perspective scientifique que le MPH(Master en Santé Publique) Jean Lebon Kambale Nzengera, a animé une conférence académique mercredi 25 mars 2026 à l’Université de Goma, devant les étudiants de l’école de santé publique et de la faculté des sciences agronomiques , à l’occasion de la Journée internationale de la forêt célébrée le 21 mars de chaque année.

Centrée sur le thème « la Relation de l’arbre et la santé publique », son intervention a mis en évidence le rôle souvent méconnu des arbres dans la prévention des maladies et la promotion du bien-être humain, insistant sur l’importance d’intégrer la protection de l’environnement dans les stratégies de santé publique.

Les arbres, premiers protecteurs de la qualité de l’air

Dans son exposé, Jean Lebon Kambale a expliqué que les arbres constituent des filtres naturels contre la pollution atmosphérique. Selon lui, ils absorbent le dioxyde de carbone (CO₂), captent les particules fines et réduisent la présence de plusieurs gaz toxiques dans l’air.
L’impact sanitaire de cette fonction, a-t-il souligné, c’est la réduction des maladies respiratoires telles que l’asthme, les bronchites et certaines allergies.

Pour illustrer ses propos, il a évoqué des études menées dans des villes comme New York, où les zones les plus arborées enregistrent moins de cas d’hospitalisation liés à l’asthme, particulièrement chez les enfants.

Remède contre le stress

Le conférencier a également insisté sur les bienfaits psychologiques des arbres et des espaces verts. Il a expliqué que la proximité avec la nature contribue à réduire le stress, améliore la santé mentale et favorise une meilleure récupération chez les patients malades.

Selon lui, plusieurs recherches ont démontré que les malades hospitalisés dans un environnement verdoyant guérissent plus rapidement que ceux vivant dans des milieux dépourvus d’espaces verts.

Il a ainsi encouragé les futurs professionnels de santé à considérer l’environnement comme un facteur incontournable de la santé mentale.

Un rôle essentiel dans la lutte contre la chaleur

Abordant les défis climatiques actuels, l’orateur a expliqué que les arbres contribuent à réduire la chaleur dans les villes grâce à l’ombre qu’ils procurent, évoquant « l’effet îlot de fraîcheur ». .

Il a cité l’exemple de certaines villes européennes où la plantation d’arbres a permis de diminuer sensiblement la température pendant les périodes de canicule, protégeant ainsi les populations les plus vulnérables, dont les personnes âgées, contre les coups de chaleur et les complications cardiovasculaires.

Le MPH Kambale Nzengera a également démontré que les espaces verts favorisent l’activité physique en offrant des environnements propices à la marche, au sport et aux loisirs.

Cette réalité, a-t-il indiqué, contribue à prévenir plusieurs maladies non transmissibles comme l’obésité, le diabète de type 2 et l’hypertension artérielle.

Il a, à ce sujet, encouragé les urbanistes et les autorités publiques à intégrer davantage d’espaces verts dans les plans d’aménagement urbain.

Les arbres, facteurs de cohésion sociale

Au cours de sa présentation, il a aussi évoqué la dimension sociale des espaces verts. Selon lui, les parcs et les zones arborées constituent des lieux favorisant les échanges sociaux, renforçant la cohésion communautaire et contribuant indirectement à la réduction de la criminalité.

Pour lui, investir dans les arbres revient aussi à investir dans la stabilité sociale et le bien-être collectif.

Des vertus médicinales à valoriser

Enfin, le spécialiste en santé publique a rappelé que certains arbres possèdent des propriétés thérapeutiques importantes. Il a notamment cité le moringa, reconnu pour ses qualités nutritionnelles et son rôle dans la lutte contre la malnutrition, ainsi que certaines plantes médicinales utilisées dans le traitement des maladies digestives, à l’instar de Vernonia qui soigne l’amibiase.

Il a, de ce fait, encouragé les étudiants à promouvoir la recherche scientifique sur les plantes médicinales locales afin de valoriser les solutions naturelles existantes.

Concluant sa présentation, Jean-Lebon Kambale Nzengera a invité les étudiants à considérer l’arbre comme un véritable outil de prévention sanitaire.

« On peut dire que chaque arbre en ville est une petite « pharmacie verte » pour la communauté » a-t-il conclu.

Emmanuel Barhebwa

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