Kivu Nyota Presse

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Fin à Goma ce dimanche 6 Février 2022, de la 8 ème édition du festival.

Comme c’est de coutume, cette édition qui a fait intervenir nombreux artistes issus de la RDC, du Congo-Brazza ou encore du Rwanda, s’est passée sous les slogans << Chantons pour la paix et dansons pour le changement…>>.

Après avoir su faire rassembler autour de 36 milles participants, en grand nombre des habitants de Goma, l’événement de la 8 ème édition de ce festival a été jugé d’une réussite selon son directeur, Monsieur Guillaume Bisimwa.

Côté gouvernement Congolais par l’entremise de son porte-parole et ministre de la communication, son excellence Patrick MUYAYA ; la tenue du festival Amani est une expression de << la célébration de la vie et une preuve de la résilience d’une population qui résiste aux vagues multiformes des violences…>>;

Et la présence des ministres de la culture et de la communication,  est une preuve du rapprochement du gouvernement vis-à-vis de sa population, ce qui << permet de partager les valeurs diffusées à travers ce festival…>>.

En ce dernier jour de cette messe culturelle, Kivunyota a en outre, focalisé son attention sur la préhension de cet événement par la LUCHA…

Pour le mouvement lutte pour le changement, << le  festival Amani n’est pas un endroit pour célébrer la paix. Plutôt où la demander, et de surcroît la sécurité…>> C’est plutôt un endroit, poursuit Espoir NGALUKIYE militant de la LUCHA, << pour chercher à convaincre la population de rejoindre les méthodes de la lutte pour le changement et d’être exigent vis-à-vis des autorités pour demander la paix…>>.

C’est pourquoi, plutôt que de se plonger dans la danse comme le commun de mortel, la Lucha a exploité les moments dédiés au festival, pour lancer une campagne dite << un mot pour Beni…>>.

<< Cette campagne, consiste en ce que les citoyens viennent écrire un mot, une phrase, une lettre, un vœu, adressés à la population de Beni…>> explique Espoir.

Tous ces messages seront partagés à travers les réseaux et différents canaux de diffusion collective,… << Pour qu’on puisse montrer à la population de Beni, que ceux qui sont à Goma, la portent toujours en cœur…>> C’est également, fonce toujours NGALUKIYE, << rappeller aux autorités que la population a besoin de la paix et la sécurité…>> faut-il entendre.

C’est par ailleurs, une manière pour le peuple, d’être exigeante vis-à-vis des autorités, car, laisse convaincre la Lucha : << Il est vrai que la paix soit une affaire de tous. Mais la sécurité, c’est d’abord une affaire des autorités politico-administratives… >>.

Ainsi, insinue ce mouvement citoyen, << On ne peut pas avoir la sécurité sans une armée bien payée, mieux équipée, et traitée…>>.

Nombreux de ceux qui sont venus prendre part au festival, ont quand même pris le courage de marier la démarche de la LUCHA, le cas de Philippa, qui a confié << Suis venue écrire quelques mots pour Beni…>>, J’ai écrit, a t-elle ajouté, << que quand les gens meurent à Beni, nous perdons une part de nous…>> il faudra ainsi, recommande Philippa, que les autorités s’activent à dénicher les coupables et les déférer devant la justice…>>.

Après Phillippa, Julienne a aussi lâché à dire : << La situation sécuritaire et tout ce qui se passe à Beni, me frustrent. C’est d’ailleurs pour cela que je suis venue écrire un mot pour Beni…>>.

Et de poursuivre : << Beni ne doit pas subir ce sort. Il est urgent que le gouvernement Congolais fasse quelque chose pour Beni. Mais sinon ce qui se passe là bas, dépasse les limites. Mais cette MONUSCO qui ne fait rien, ce n’est pas normal…>>, Croit savoir Julienne.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

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