À l’occasion de la Semaine mondiale d’action climatique, L’organisation Allen+ (Aid Life Learn Environment) a réuni, le 19 septembre 2026 à Goma, 20 jeunes issus de son programme Jeunes Activistes du Climat (JAC) autour des enjeux liés au financement climatique, aux inégalités de genre et à la justice climatique.
Organisée sous le thème « Jeunesse, climat et justice pour un avenir durable », cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la campagne mondiale « Financer notre avenir » (#FundOurFuture).
La première partie de la session, animée par Maître Victoire Mugenzi, a porté sur le lien entre les inégalités de genre, la justice climatique et la dette publique. Les échanges ont notamment montré comment les conséquences du changement climatique peuvent aggraver les vulnérabilités et les crises humanitaires.
Les participants ont également discuté de l’impact de la dette publique sur la capacité des États à mobiliser des ressources pour faire face aux défis climatiques et sociaux.
Dans la deuxième partie, Jacques Bashonga, coordonnateur d’Allen+, a animé un échange autour de la campagne « Financer notre avenir ». Il a expliqué les différents aspects du financement de l’action climatique, notamment celui consacré à l’adaptation, tout en insistant sur l’importance de soutenir les solutions proposées par les communautés elles-mêmes.
« Les fonds climatiques doivent répondre aux besoins réels des populations les plus exposées », a-t-il expliqué, appelant à davantage de transparence et d’accessibilité dans les mécanismes de financement.

Les jeunes invités à passer à l’action
La rencontre a également permis aux jeunes de partager leurs expériences et de réfléchir aux actions qu’ils peuvent mener au niveau local. Les discussions ont notamment porté sur les possibilités d’accès aux financements climatiques et sur le rôle que les jeunes peuvent jouer dans la sensibilisation et le plaidoyer.
Bonheur Kikandi, Jeune Activiste du Climat, a salué la qualité des échanges.
« Dans ma carrière de jeune activiste du climat, j’ai reçu un bagage qui va m’aider à transformer mes idées en actions concrètes sur le terrain, notamment à travers mon implication dans les actions locales, la mobilisation des fonds et ma contribution à l’adaptation aux conséquences du changement climatique », a-t-il témoigné.
Il a également souhaité voir ce type d’activité toucher un public plus large.
De son côté, Aimeracienne Mirimo, membre de la Brigade écologique de l’Université de Goma, s’est dite particulièrement intéressée par les échanges sur les inégalités face au changement climatique.
Elle compte à son tour partager les connaissances acquises avec d’autres jeunes et des femmes de sa communauté.
« Je compte partager mon expérience et les compétences acquises aujourd’hui avec certains membres de la Brigade écologique, mais également avec les mamans de mon quartier qui, pour la plupart, subissent ces inégalités liées au changement climatique », a-t-elle déclaré.

À travers cette initiative, financée par Climate Action Network International, Allen+ souhaite renforcer la participation des jeunes dans les réponses aux défis climatiques.
Les participants ont été encouragés à transformer les connaissances acquises en actions concrètes de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer en faveur d’un financement climatique plus juste, inclusif et durable.
Cette activité s’inscrit dans la campagne mondiale « Financer notre avenir » (#FundOurFuture) et vise notamment à faire entendre la voix des jeunes de Goma dans les discussions sur la justice climatique.
Allen+ (Aid Life Learn Environment) est une organisation de jeunes basée à Goma, dans l’est de la RDC. Elle œuvre principalement dans la protection de l’environnement et la promotion des pratiques durables, avec l’objectif de former des jeunes et des femmes capables de contribuer à la protection de l’environnement.
Depuis 2023, l’organisation forme des jeunes et des femmes dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sur différentes thématiques liées au développement durable.
La Rédaction


