Journée internationale de l’anesthésiste : La Société des anesthésistes et réanimateurs du Congo Bloc Est invite une meilleure prise en charge des anesthésistes.

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L’anesthésiste n’est pas un exécutant des ordres mais celui qui doit être respecté dans l’activité de chirurgie. Il doit travailler dans un bon climat et sans stress. C’est le message fort lancé par la Société des Anesthésistes et Réanimateurs du Congo Bloc Est. C’était au cours d’une conférence organisée dans la grande salle de Heal Afrika ce vendredi 16 octobre 2020 à l’occasion de la Journée Internationale  de l’Anesthésie et Réanimation sous le thème du bien-être de l’anesthésiste en milieu de travail.

Pour Poteau Kambale, représentant du Bloc Est de la Société des Anesthésistes et Réanimateurs du Congo, l’anesthésiste joue un rôle crucial dans la société et devrait être soutenu par tous les acteurs notamment par les autorités dans le processus de  chirurgie. « Que les autorités prennent conscience de notre existence et qu’elles nous associent dans tout ce qui est acte chirurgical à travers la province du Nord-Kivu pour que nous puissions aussi prester en toute quiétude dans notre profession et nous fournir des équipements qu’il faut »

Travailler sans stress, efficace pour les anesthésistes

Poteau Kambale pense en effet que les anesthésistes non seulement devraient être appuyés, considérés mais aussi devraient travailler dans un meilleur climat et sans stress. « Le stress doit être en dehors de nos prestations. L’anesthésiste devrait se retrouver dans son bain lorsqu’il est en train de prester, il devrait le faire en toute quiétude, sans stress et sans pression. Nous réclamons cette place qui nous revient de droit parce que sans nous il n’y a pas de chirurgie. » C’est le meme message de la part du coordonnateur provincial de la Société des Techniciens anesthésistes en RDC, le Professeur et Docteur John. « L’anesthésiste doit travailler dans des conditions tel qu’il donne le meilleur de lui-même au service des malades, de la communauté. C’est pour ça que nous sommes dans le thème du bien-être de l’anesthésiste et réanimateur au travail. On veut que l’anesthésiste soit au point et puisse donner des meilleurs résultats à tout moment. » Par ailleurs ce médecin invite les anesthésistes à prendre conscience de la lourdeur de leur travail afin de mieux en faire face. « Nous voulons que l’anesthésiste prenne conscience que plus il travaille, plus il est sous stress, plus il peut exploser. Qu’il prenne conscience et sache comment il peut faire face au stress de chaque jour. »

Le bien-être de l’anesthésiste est celui de toute la communauté

Quant à lui, le Dr Kigalli Jean-Pierre, médecin anesthésiste à Heal Afrika invite la communauté en général à mieux s’approprier le travail de l’anesthésiste.  Le travail de l’anesthésiste profite aussi à tout le monde, soutient-il. « Nous voulons que l’on comprenne que c’est le travail de tout le monde parce que si l’anesthésiste-réanimateur est moins stressé au travail, il a moins de fatigue au travail, il a suffisamment de temps pour préparer son patient et le mettre au point pour qu’il soit opérable, cela ne profite pas qu’à lui-même mais aussi au patient parce qu’il sera anesthésié et ça profite aussi à la population. »

La chirurgie sans anesthésie, une époque révolue

Poteau Kambale dénonce ceux qui pratiquent encore des chirurgies sans anesthésie. Selon  lui, cette époque de martyr est déjà révolue. « Actuellement ceci  est déjà prohibé. Si ça se fait encore quelque part, c’est par ignorance parce qu’il y a même les correspondance du ministre de la santé sortant qui avaient interdit à toute institution qui fait des chirurgies de cesser si elles ne seront pas assister par un anesthésiste parce qu’en province, nous sommes plus de cent cinquante anesthésistes. Alors c’est inacceptable quelque part dans un coin trouver quelqu’un en train d’opérer sans se faire assister par un anesthésiste de formation »

Journée internationale de l’anesthésiste, particulièrement célébrée à Goma

La société des anesthésistes et réanimateur veut montrer à travers la célébration de cette journée ce vendredi que la ville de Goma offre un travail louable dans ce secteur et, grâce à l’effort fourni par cette corporation,  des anesthésistes sont en train de croitre au jour le jour. La ville de Goma s’agrippe au mieux sur la deuxième place sur cette position après Kinshasa grâce aux centres et écoles disponibles au Nord-kivu notamment l’école de Butembo, l’ISETM et l’ISTM de Goma. « La particularité pour la journée était de montrer qu’à l’EST de la RDC, il ne sort pas seulement la guerre, il y a aussi des activités qui inhibent les douleurs et redonnent de l’espoir dans la vie future et dans notre volet, la réanimation. La spécificité c’est la visibilité de notre existence en province du Nord-Kivu » se réjouit Poteau Kambale.  

16 octobre, une journée historique qui a repeint le sourire aux patients.

Cette date qui célèbre l’anesthésiste vaut son pesant d’or.  L’anesthésiste a réussi à révolutionner la médecine. Après beaucoup de temps, la chirurgie causait toujours problème pour endormir les malades, le monde entier était en inquiétude.  Après, ils ont résolu de mettre fin à cette souffrance que subissait le monde dans le domaine de chirurgie. «Les gens préféraient mourir de leur pathologie que de subir le martyr ». Depuis le  16 octobre 1946, on a coupé court à cette souffrance de la population. « C’est pendant cette date qu’on a découvert le molécule, un des produits anesthésiques très puissants qui permettaient à ce que la chirurgie se fasse sans peine et sans douleur. L’organisation mondiale de la santé et d’autres organisations ont dédié la journée aux anesthésistes. Dès qu’on a trouvé cette solution, on s’est dit que la journée ne devait pas se passer sous silence mais devait être célébrée régulièrement »  

A Goma, dans la grande salle HATS de Heal, ils étaient nombreux à prendre part à cette journée de réflexion sur le bien-être de l’anesthésiste en milieu de travail.  Au cours de cette activité, les participants ont échangé sur différents modules entre autres comment améliorer la qualité de vie des anesthésistes au travail par le Prof Inipavudu, les facteurs de stress dans la pratique professionnelle de l’anesthésiste-réanimateur : cas du milieu rural de la RDC par Poteau Kambale et TAR, comment prévenir et gérer le stress en milieu  professionnel par Samuel Psycho-traumatologue, les défis de la pratique  de la réanimation dans le contexte de la pandémie de COVID-19 en RDC par Dr Muller, urgentiste, comment sauvegarder son bien-être en cas d’arrêt cardiorespiratoire chez un patient atteint de COVID-19 par Dr KIGAYI, MAR, les apports  de SMILE TRAIN au bien-être des anesthésistes réanimateurs en RDCongo par Mme Yvonne, vivre en harmonie avec son métier d’anesthésistes par Dr Juslin, MAR, les diagnostics précoces du stress au travail par Elkin Voltaire, psychoclinicien, épuisement professionnel et recommandations pour garantir le bien-être des MAR et TAR  au travail par Dr Trallagan, anesthésiologiste et perfusioniste, les avancés sur les anesthésiques et produits de réanimation au Nord-Kivu par UNIQUE Pharma, les défis et opportunités des médicaments contre la COVID-19 au Nord-Kivu.

 Patrick BASSHAM

Notre hebdomadaire imprimé