Ils ont jusqu’au 18 janvier pour lancer des offensives contre les rebelles du M23. C’est en tout cas l’ultimatum qu’ont accordé les mouvements citoyens et groupes de pressions de Goma aux militaires de la force régionale de l’EAC, déployés depuis quelques mois à l’Est de la RDC.
Dans un point de presse ce jeudi 12 janvier à Goma, ces structures citoyennes annoncent une série des manifestations pour exiger le départ de cette force si les offensives ne sont pas lancées contre les rebelles du M23.
Ces citoyens disent ne pas comprendre que les rebelle progressent dans plusieurs localités du Nord-Kivu, pendant que les militaires de cette force circulent tranquillement en ville de Goma.
« Jusqu’à preuve du contraire nous ne savons même pas à quoi nous sert cette force de l’EAC. Alors qu’elle avait été appelée pour appuyer les forces armées de la RDC dans la lutte contre l’agression rwandaise, sous couvert du M23; sur le terrain, il n’y a aucune opération militaire qui est déjà lancée, cela fait actuellement 3mois. Leurs comportements laissent à désirer. Ils roulent comme des touristes dans la ville de Goma, pendant que les terroristes du M23 continuent à progresser et conquérir des villages et les localités de la province du Nord-Kivu notamment dans le territoire de Rutshuru et menacent de déborder dans le territoire de Masisi où ils commettent des crimes de tout genre » regrettent les mouvements citoyens et groupes de pression de Goma.
À partir du mercredi 18 janvier, préviennent-ils, nous allons organiser une série des manifestations populaires pour leur demander de rentrer de là où ils sont venus en laissant les FARDC seules la responsabilité d’éradiquer les M23.
Il sied de rappeler que c’est dans le cadre du processus de Paix dans la sous-région qu’il a été convenu, par les chefs d’Etat, le déploiement d’une force régionale à l’Est de la RDC avec pour mission d’éradiquer tous les groupes armés actifs dans la région.
À sa première sortie médiatique à Goma, le général Major Jeff Nyangah du Kenya, avait révélé que les troupes de l’EAC ne venaient pas pour combattre directement mais pour accompagner le processus diplomatique, rassurant qu’ils protégeraient aéroport international de Goma.
Des propos très mal perçus par plusieurs congolais qui s’attendaient plutôt à un appui aux FARDC pour chasser les rebelles du M23 des zones qu’ils occupent.
Emmanuel Barhebwa