Kivu Nyota Presse

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Les jeunes actant au sein du projet Tufaulu pamoja (Réussir ensemble, en français) ont, ce vendredi 21 Janvier 2022, présenté à l’autorité urbaine de Goma, un arsenal des propositions devant être mises en œuvre pour endiguer l’insécurité dans la ville.

Ils l’ont fait à l’issue d’une séance d’échanges tenus entre quelques couches de la population, en majorité des jeunes, le maire de ville ainsi que les coordonnateurs du projet Tufaulu pamoja, joints à leur partenaire, CAFOD (caritas Angleterre ndlr).

Dans la grande salle du bureau de l’état civil, à la mairie de Goma-même, la séance a d’abord pris l’allure d’un débat ouvert, entre les participants et le maire, représenté d’un côté, et les participants et le coordonnateur du projet Tufaulu pamoja, de l’autre.

Ceci a vécu, peu avant que le coordinateur provincial de « Tufaulu pamoja », monsieur Nelson Mantama, n’ait présenté le projet au public et que le représentant du Maire, Monsieur Augustin Maaliko Biti, n’ait ouvert officiellement la séance…

L’aspect « débat-ouvert » de ce rassemblement, a plutôt permis à plusieurs jeunes, partie de plus d’une centaine; de poser des questions, d’une part concernant l’implication de la femme dans le processus d’accès aux instances de prise des décisions et de l’autre, touchant la sécurité de la ville volcanique, et le rajeunissement des ressources humaines actives dans les services publics de l’état (maires, bourgmestres, chefs des quartiers,…).

À sa prise de parole, Nelson Mantama a cru savoir, prenant l’exemple des modalités de la CENI (commission électorale nationale indépendante), que Tufaulu pamoja mène des plaidoyers en faveur des femmes, pour que leur soit accordée un allègement, en terme par exemple de caution, pour permettre aux femmes, d’exprimer leurs ambitions…

Par ailleurs, dans son apport de lumière à la préoccupation de tous ceux qui attendent du financement auprès de Tufaulu pamoja, Mantama a clairement fait savoir, que Tufaulu pamoja ne donne pas des subventions aux entrepreneurs, il les accompagne en les orientant en revanche, dans la mise en œuvre des réflexions, que ce soit dans leurs entreprises ou dans leurs ambitions de participer à la gestion du pays, en qualité des dirigeants.

Le représentant du Maire de la ville, monsieur Augustin Maaliko Biti, lui, a, répondant aux uns et aux autres ; précisé que jusqu’ici, l’accès aux postes de gestion des services publics, demeurait toujours politique et que les modalités électorales pour y accéder, tardaient encore à être très clairement définies…

Poursuivant son allocution, Monsieur Augustin a insisté que la sécurité est une affaire de tous. C’est d’ailleurs par la même occasion qu’il a exhorté les jeunes à dénoncer les anti-valeurs dans lesquelles se sont déjà investis certains de leurs pairs, pour contribuer eux-aussi, malheureusement, à l’insécurité dans la ville.

Image: prise de parole du représentant du maire

La question sécuritaire ayant le plus attiré l’attention de plusieurs prenant part à la séance, le coordonnateur de Tufaulu pamoja a trouvé en cet aspect, un couloir par où passer pour remettre au chef de division ayant représenté le maire, un paquet d’astuces pour endiguer l’insécurité dans la ville volcanique.

Ces astuces de lutte contre l’insécurité, sont, à en croire Nelson Mantama, le condensé des réflexions ayant été formulées par nombreuses couches de la population lors des différentes tribunes d’expressions populaires organisées en amont à travers la ville, toujours dans le cadre du projet qu’il coordonne. Il était l’occasion, précise-t-il, que l’autorité urbaine en prenne connaissance.

Parmi ces astuces, l’on retiendra en titre prototypique, l’organisation des jeunes eux-mêmes en patrouilleurs, accompagnés d’un militaire armé, l’identification des jeunes sérieux pouvant chapeauter le secteur de leur quartier en matière de sécurité, le renforcement des troupes des patrouilleurs militaires et policiers, le transfert vers des prisons Extra provinciales, des condamnés à plus de 5 ans de prison, l’identification sérieuse des visiteurs et le contrôle de leurs mouvements et surtout leur durée de séjour ainsi que leurs missions, l’organisation par des bourgmestres et chefs d’avenues et des quartiers, des tribunes d’évaluation de l’état sécuritaire de la ville,… Pour ne faire allusion qu’à ces aspects.

Pour y arriver, ont proposé ces jeunes, il va falloir organiser une rencontre importante entre le Gouverneur de province, le maire, les bourgmestres et les jeunes pour discuter à cœur ouvert des questions de sécurité, l’instauration d’une contribution hebdomadaire pour un montant d’entre 500 et 1500 Fr Congolais par ménage, en appui aux services de sécurité,… Et tant d’autres moyens à appliquer scrupuleusement pour juguler l’insécurité dans la ville de Goma.

Le représentant du Maire de la ville de Goma a salué le courage de cette jeunesse, qui lui a rassuré de l’accompagnement des autorités, si bien qu’il les a tout de même appelé à se rapprocher davantage des autorités, pour résoudre ensemble les différents problèmes du pays.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

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