Col.Job Alisa au sujet d’une éventuelle ménace terroriste sur Goma: « La police est en alerte depuis l’instauration de l’état de siège »

La police nationale congolaise/commissariat urbain de la ville de Goma prévient qu’elle va continuer à faire son travail comme de routine.

Ce service a réagi ainsi après l’alerte lancée la soirée jeudi du 12 mai 2022 par l’ambassade des États-Unis en RDC.

« Une menace terroriste pèse sur la ville de Goma », comme on pouvait lire sur la page de l’ambassade des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo.

Le colonel Job Alisa joint par nos confrères de lesvolcansnews.net, rappelle que toutes les forces de sécurité dans la ville de Goma sont en alerte maximale depuis l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri pour contrecarrer les menaces négatives.

« Nous faisons notre travail de routine. Notre alerte a débuté depuis le début de l’état de siège. Nos éléments sont déployés sur terrain avec nos forces armées, cela chaque jour pour sécuriser les paisibles habitants », a-t-il rassuré.

C’est toute la population qui reste paniquée sur la toile à Goma depuis la publication de ce message de l’ambassade des États-Unis la soirée de ce jeudi 12 mai, chacun faisant des analyses et des commentaires à sa manière.

Ce message précise que l’attaque pourrait avoir lieu sur un bateau non-encore spécifié, au départ de Goma sur le lac Kivu. Aux dernières nouvelles l’ambassade de la France se serait liée à celle des Etats Unis, au cours de la même soirée, confirmant ces alertes et appelant à la vigilance.

La rédaction

Goma: le maire présente 2 présumés criminels qui auraient tué une personne, puis la ligoté et la jeter dans le lac

Ces présumés criminels ont été arrêté, à en croire la communication du maire de Goma, lors d’une opération conduite par le colonel Job Alisa SAMBOKERA, commandant ville de Goma après avoir été alertée par la population.

Présentés à la presse ce mercredi 04 mai, ils sont accusés d’avoir participé à un meurtre d’un citoyen qu’ils ont ligoté puis jété dans les eaux du Lac-Kivu, au niveau du quartier Himbi en commune de Goma.

La réussite de cette opération, se réjouit le maire, fait suite à la collaboration civilo-militaire. D’où il encourage tout le monde à toujours accompagner les services de sécurité dans leur mission de protéger les populations.

Emmanuel BARHEBWA

Goma: Vive tension au quartier Virunga au lendement du meurtre d’un jeune

La matinée de ce jeudi 28 avril 2022 n’a pas été heureuse pour les habitants du quartier Virunga, à la partie Nord de la ville de Goma. La population locale a tenté d’organiser une manifestation de colère pour contester l’assassinat d’un jeune dans ce milieu dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 avril.

En effet, Patrick SADIKI, c’est Le nom du jeune de ce quartier, qui a trouvé la mort dans les altercations entre les jeunes du milieu et les agents de securité, au cours de cette nuit très agitée, à la suite d’un cas de vol à mains armées signalé dans ce coin. À part lui, deux autres personnes, dont une femme enceinte et un jeune garçon, ont été touchées et blessées par balles et sont à présent internées dans une structure sanitaire de la place, d’après les sources locales

Celles-ci indiquent, par ailleurs que l’élément déclencheur de ces altercations entre jeunes et service de securités cette nuit, est le retard avec lequel ces derniers sont intervenus après avoir reçu des alertes de la population sur ce cas de vol à mains armées.

D’autres sources, parmi les manifestants ce matin, pointent du doigt les agents sécurité comme responsables de ce meurtre suite aux tirs qu’ils auraient lancé pour disperser les foules des jeunes, après le depart des bandits.

Jusqu’à 10h de ce jeudi les activités sont restés paralysées dans cette partie de la ville avant que les services de l’ordre n’interviennent pour calmer la tension

La rédaction

Tufaulu Pamoja/N-K:les leaders des jeunes,les organisations de la société civile et les autorités, signent un mécanisme conjoint pour la lutte contre l’insécurité à Goma

C’est une première de l’histoire, à en croire certains anciens, qu’une telle initiative est prise par différentes structures des jeunes de Goma afin d’éradiquer le problème d’insécurité grandissante au sein de la ville touristique.

Venus des mouvements citoyens actifs dans la ville ; des conseils locaux, communaux, urbain et provincial des jeunes,  ces leaders des jeunes ont adopté ce samedi 26 février 2022, sous la facilitation de la coordination provinciale du projet TUFAULU PAMOJA/Nord-Kivu et son partenaire l’Assistance Sociale Zawadi/RDC, « le Mécanisme conjoint de mobilisation et partage d’informations entre structures de jeunes de la société civile et autorités locales sur les questions et enjeux sécuritaires en ville de Goma, province du Nord-Kivu »

Il s’agit, d’après la présentation de MUGISHO BAHATI Ceraphyn de Zawadi/RDC, d’un cadre synergétique de communication, susceptible de faciliter et favoriser le partage d’informations sur l’actualité sécuritaire, grâce à des mécanismes basés sur la redevabilité, l’éveil de la conscience et engagement citoyen, à travers une série d’activités.

Ceci, a-t-il expliqué,  est la réponse face aux recommandations ressorties d’une vaste consultation de mouvements de jeunes, groupes de pression et coordination de la société civile sur l’actualité sécuritaire en province du Nord-Kivu et ville de Goma, où il a été décrié un gap de communication entre les autorités locales et mouvements de la société civile,notamment sur les questions et décisions qui engagent directement la sécurité.

Pour y arriver, le programme prévoit parmi les stratégies,  l’installation des 27 boîtes à suggestions dans la ville de Goma dont 18 quartiers de la ville, 5 dans les universités et 4 dans les grands marchés. S’en suivra l’organisation des émissions-radio autour des actualités sécuritaires, des échanges permanentes entre les autorités et la population, etc.

Pour Nelson MANTAMA, coordinateur provinciale du projet TUFAULU PAMOJA, la mise en place de ce mécanisme conjoint est l’un des grands atouts de ce projet, lancé il y a deux ans en RDC, dans l’objectif d’amener les jeunes et les femmes à participer dans les instances de prise des décisions pour porter plus haut les doléances de leurs pairs qui demeurent démographiquement majoritaires mais socialement plus vulnérables.

Photo: Nelson Mantama

Celui-ci se montre plus confiant et plus optimiste quant à la réussite des objectifs de ce mécanisme conjoint, partant du degré d’engagement de toutes les parties prenantes.

_« Nous sommes sûrs que cette démarche pourra cette fois-ci apporter des bons résultats dans notre ville sur le plan sécuritaire, surtout dans notre contexte actuel de l’Etat de Siège. Ces échanges et cette collaboration permanentes avec les autorités militaires est un atout majeur pour la lutte contre l’insécurité »_ a souligné Nelson.

À l’instar de tous les intervenants dans cette activité, Monsieur Guy Kibira, président du conseil provincial de la jeunesse du Nord-Kivu a félicité les initiateurs de ce projet tout en louant le fait « qu’il est entrain de  rassembler toutes les structures des jeunes de la place, qui ont souvent agi en ordre dispersé pourtant poursuivant les mêmes objectifs ».  J’appelle toutes les parties prenantes, insiste-il, à s’approprier ce mécanisme et à comprendre que « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ».

Les participants à cette cérémonie de lancement de ce mécanisme conjoint de partage d’informations sur les enjeux sécuritaires à Goma ne sont pas du reste.
Tout en louant les organisateurs de lui avoir associer à cette lutte, Jules NGELEZA, du conseil communal de la jeunesse de la commune de Goma,promet de s’engager à fond pour que cette initiative connaisse une réussite.

_« Pour nous c’est une satisfaction que l’initiative vient des jeunes eux-mêmes, des jeunes qui ont compris que la sécurité est une affaire de tous et qui décident d’apporter leur contribution au lieu de continuer à jeter toujours la responsabilité aux autorités. Nous allons maintenant travailler sur le terrain pour que ce mécanisme aie des indicateurs sérieux et qu’il atteigne ses objectifs »_ a indiqué Jules.

Dans sa brève intervention le bourgmestre adjoint (policier) de la commune de Goma a rappelé aux signataires de ce mécanisme le principe de l’ancien président MOBUTU, selon lequel chaque citoyen devrait surveiller et protéger son concitoyen ; façon pour lui de démontrer qu’en aucun jour l’Etat pourrait placer le policier devant chaque ménage pour la sécurité. Le premier acteur dans la lutte contre l’insécurité, a-t-il souligné, c’est la population.

L’activité a connu également la participation du chef de division de la jeunesse, des acteurs de la société civile, et des autres délégués des autorités locales.

Emmanuel BARHEBWA

Goma: Condamnation à 10 ans de prison du policier ayant tiré à bout portant sur un motard

Aux arrêts depuis samedi dernier, le policier du nom de MUSAFIRI, ayant tiré à bout portant sur un motard vers le marché de Virunga à Goma, a été jugé et reconnu coupable lors de l’audience publique de ce mardi 18 janvier 2022 par le Tribunal Militaire de Goma.

Après avoir réuni sa défense avec un interprète et un avocat, la décision finale du Tribunal, tombée après les auditions, est la condamnation du prévenu à 10 ans de prison ferme avec paiement d’une amande de 10 000$.

Une décision qui a réjoui plusieurs motards présents à cette audience, jugeant cela d’une mesure disciplinaire et exemplaire pour que pareils derapages de la part des policiers ne se répètent plus.

Ce procès qui pouvait se terminer depuis le jour où le fait s’est produit, avait été reporté suite à la demande du prévenu ayant sollicité avoir un avocat et un interprète, du fait de son incapacité à s’exprimer en d’autres langues que le Kinyarwanda.

Emmanuel Barhebwa

Nouvel assassinat d’un jeune à Goma: les gomatraciens se déchaînent sur les médias sociaux

C’est plus d’un habitant de Goma qui a exprimé, via les médias sociaux, son mécontentement, sa colère, ou encore sa rage (pour mieux interpréter ce sentiment) ; après avoir appris la nouvelle de ce énième cas d’assassinat d’un jeune par des hommes armés, le soir de ce lundi 17 janvier 2022.

En effet, la nouvelle victime de cette série d’assassinats en répétition en ville de Goma, c’est le jeune Yves Kitoga, 25ans. Celui-ci, selon plusieurs sources, venait de défendre à la veille(le 16janvier) son mémoire de fin d’etudes de licence à l’université lumière de Bujumbura/Section de Goma.
Le fait s’est passé au Quartier Himbi, en commune de Goma.
Yves aurait été fusillé, selon nos sources, avec sa maman, qui serait entrain de poursuivre jusqu’en ce moment, les soins dans une structure sanitaire de la place.

La rage exprimée par les habitants de Goma serait consécutive, à en croire plusieurs de leurs messages, au temps très court entre cet assassinat et celui de l’artiste Black-S Balume survenu dernièrement après près de trois jours de son kidnapping.

« Que vaut encore la vie d’un jeune à Goma ? », « les autorités ayant les attributions de la sécurisation des populations, sont-elles au courant de ces assassinats ou pas? », « Que n’avons-nous pas fait ? », nombreuses interrogations sont formulées en ce sens par les internautes de Goma, certains allant jusqu’à proposer que « la population se prenne enfin en charge sur le plan sécuritaire, vu l’échec constaté des services habiletés à la sécuriser ».

Pendant ce temps nombreuses personnes voient en cette recrudescence des cas d’assassinats en ville de Goma, une preuve de l’échec de l’Etat de siège, ce régime spécial instauré par le chef de l’État et prorogé régulièrement par les deux chambres du parlements de la RDC dans le but du retour de la paix à l’Est de la RDC.

Pour sa part le chef de l’État congolais avait signifié dans son discours à la Tribune des Nations Unies que ce régime spécial de l’Etat de Siège ne sera levé « que quand les circonstances qui l’ont motivé disparaîtront ».

De leurs côtés, les autorités tant urbaines ne cessent d’appeler la population à une collaboration étroite avec les services de sécurité pour apporter une réponse adéquate à ce problème d’insécurité.

Emmanuel BARHEBWA, à Goma