Tuerie d’un changeur de monnaie à Goma ce soir: son corps achéminé à la morgue, sa famille et quelques gomatraciens sur place,inconsolables

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Un autre changeur de monnaie a été abattu par balle le soir de ce lundi 23 novembre 2020 à Goma dans le quartier Katindo vers RVA. Son corps vient d’être achéminé ce soir même à la morgue de l’hopital provincial de Goma, sous un regard curieux et une émotion de tristesse et d’angoisse manifestés par quelques habitants de Goma visibles devant cette morgue, aux côtés des membres de famille de l’illustre disparu.

Il est 20h00 à Goma, nous sommes au niveau de l’hopital provincial de Goma. un attroupement des motards et des passants est visible devant la porte de la morgue de l’hopital provincial de Goma. À en croire la foule, c’est le cadavre du changeur de monnaie,dont la tuerie par balle venait d’être signalé sur les réseaux sociaux quelques minutes plus tôt, qui est amené à la morgue.

Se rapprochant du lieu, nous trouvons la jeep de la police et les agents de securité qui essaient de mettre de l’ordre en ce lieu, autorisant l’entrée uniquement aux membres de famille de l’illustre disparu.

Ceux qui sortent de cette salle de la morgue y reviennent avec une allure tout autre. Très émotionés, larmes aux yeux, ils ont du mal même à parler à un journaliste. Un papa, apparemment proche du changeur tué, qui accepte de se livrer à nous donne quelques renseignements sur l’illustre disparu sans être plus explicite.
“Son nom c’est Nestor Mahano.Il est changeur de monnaie et exerce son metier vers la pharmacie de l’Espoir.” dit-il.
“Il est marié et père de deux jumeaux. Il reside vers RVA et c’est de ce côté que ceux qui l’ont tué l’ont trouvé” poursuit-il, sans ajouter un seul mot au vu de l’émotion.

À Goma, les meurtres par balles perpétrés par des personnes sur moto deviennent de plus en plus monnaie courante ces dernieres semaines. La plupart des victimes sont souvent des changeur de monnaie. Une situation inquiétante pour non seulement les personnes exerçant ce service mais aussi pour les membres de leurs familles.

Emmanuel BARHEBWA